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Tome second.
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dç mauvais nli^ QHj.dfcs essence? contraires à lanature du sjj£, un ■ terrai* mal préparé pu

«lans.unç sa^sor^dé^y: érable, elle exigera «les bina-ge? ÿlps £/équ,èns çt plus prolongés, des remplace-mon? plu? ^nombreux , .et malgré çes travaux , ellen,^ donnera jamais autant de satisfaction qu’uneplantation to.iénx faite-

Les foips qu’exigenl la conservation et l’entretiendns .plantation? varient aussi suivant qu’il s’agitd’arbres isolés ou de plantations en massif.

Le? arbres isolés , que l’on plante ayant de 2 à 3mètjres do haut., prit souvent besoin d’être soutenuspar des piquets, ou tuteurs, pour que le vent ne lesébranle pas.

Ces piquets doivent être d’une longueur et d’unegrosseur proportionnées .4 celles du plant, d’un boisde .longue durée , et charbonnés par le pied à unehauteur suffisante poqr cm’élan.t; enfoncés, la partiebrûlée dépasse la superficie de la terre d’environ3 déciu 1 !;^ 1 * pied). Cela est utile, parce que toutpr^s de terre 1*alternative,de l’humidité et de la sé-cheresse est Fréquente, et que le bois s’y pourritbien plus vite que dans la terre même- Il est égale-ment important d’enfoncer les piquets dans le trouavant de planter l’arbre , parce qu’autrement onblesserait les racines, et que te piquet 11’aurait pointla solidité suffisante. On enfonce donc le piquet dansle milieu «lu trou, et l’on a soin de placer le plantdu côté du nord, afin qu’il reçoive un peu d’ombre*de la part du piquet aux heures les plus chaudes dujour. Lorsque l’arbre est planté, on l’attache avec letuteur par plusieurs liens d’osier, qu’on ne doit passerrer trop fort, et on place entre le plant et le pi-quet un bouchon de paille ou de mousse pour em-pêcher le frottement 5 de plus, il faut, dans les lieuxfréquentés par les bestiaux et le gros gibier, garnirles arbres d’épines à la hauteur d’un mètre 3 décim.(4 pieds). Quand cette défense est encpre insuffisante,on entoure l’nrbr.Ç de plusieurs piquets ayant un mè-tre 6 décim. (5 pieds) hors de terre, qu’on lie en-semble par de fortes harts, pour défendre tout accès.

Dans les temps de gelée et de neige, les lièvreset les lapins mangent l’écorce des arbres ; il faut,pour la garantir, entourer le pied de ces arbres avecde la paille longue, jusqu’à la hauteur de âo à 65centim. (un pied et demi à a pieds) ; mais le mieuxest de détruire ce gibier.

Lorsqu’on plante un terrain en quinconce, il estextrêmement utile de le faire labourer pendant lesiremières années .de la plantation, et d’y semer de’orge ou de l’avoine; niais jamais , observe Duha-mel , du sainfoin ni de la luzerne, parce que leursracines nuiraient aux arbres. On continuera ces cul-tures jusqu’à ce que l’ombre des arbres étoufFel’herbe : elles dédommageront des frais de labours.

On en usera de même à l’égard des pâturages qu’onaura plantés de grands arbres, et on ne les rétabliradans leur état primitif de pâture , que lorsque cesarbres se seront bien enracinés. A cette époque , lefrottement des bestiaux sera bien moins nuisiblequ’immédiatement après la plantation, où il occa-sionne la rupture des germes délicats qui se dé-veloppent sûr les racines 5 çe jqui dpnne lieu à laperte d’ün grand nombre d’arbres.

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Quant aux arbres plantés dans des prés dont onveut ménager l’herbe, ou dans d’autres endroits qu’onne peut cultiver, on ne laboare avec la bêche ou'lahoue qu’un espacede 5 ou 6 pieds autour de chaquearbre.

La première année «le la plantation de ces arbres,on donne trois façons à ceux qui n’ont pas été hut-tes , une au printemps, la seconde en été et la troi-sième en automne.

La seconde année, on les conduit de la mêmeraanière.

La troisième année, on ne leur donne'plus quedeux façons, et la quatrième on ne -cultive que lesarbres les plus faibles.

Dans les plantations faites sur des terrains légers,il faut avoir l’attention d’attirer les eaux au pieddes arbres ; sur les terrains humides, il faut prépa-rer le terrain de manière à les en éloigner. . ,

On peut, à l’égard de? files d’arbres qui doiventêtre bordées d’un fossé, se dispenser d’en cultiverles pieds ; pn se borne à rejeter la terre du fossédu côté des arbres. Cette opération une fois faite, on11e leur donne aucun labour ; on se contente detemps en temps de curer le fossé, pourréparerla berge,tiui 11e manque pas de s'affaisser. Cette répaj-ation sefait, en premier Lieu, au bout de 3 ans ; pour la se-conde fois, au bout de 6 ans, et pour la troisième,au bout de 10 ans : alors les arbres sont assez grospour se passer de toute espèce de labour, et pourn’avoir plus besoin d’être protégés par le fossé. Ainsi,quand on entretient un pareil fossé, passé ce temps ,ce ne doit être que dans la vue de donner un égoutaux eaux , ou pour interdire aux vpitures le passagedans les terres emblavées.

Ce fossé tient donc lieu de toute espèce de labour;il fait plus , car il lassemble auprès des arbres uneprovision d’eau de pluie qui leur est très-avanta-euse, et il protège les arbres contre les attaqueses animaux. Duhamel, qui conseille■ cette prati-que, s’en est toujours bien trouvé pour les arbresqu’il a plantés en avenue.

Quelque attention qu’on ait eue à n e planter quede bons arbres , quelque soin qu’on ait apporté à lesbien planter et à leur donner ensuite las laboursconvenables, il 11’est pas possible qu’il n’en périssequelques-uns par accidens. Si on négligeait deilesremplacer, les plantations seraient en peu de tempsdégarnies ; il est donc important de réserver , lorsde la plantation, quelques beaux plants, que l’oncultive dans la pépinière en bâtardière.

Il arrive quelquefois que ces arbres nouvellementplantés périssent à la même place de ceux qu’ils ontremplacés ; ce qui peut être attribué à quelque causeparticulièrement nuisible à l’espèce d’arbre. Duha-mel conseille , dans ce cas , de planter une autreespèce, et sur-tout le peuplier blanc, qui vient très-vite et gagne bientôt les autres en grosseur.

Les plantations en massif ou de plein bois doi-vent être protégées contre l’accès des bestiaux, dugros gibier , des lapins et des lièvres par des haiesou des fossés de largeur suffisante, ou tout autremoyen de clôture. -V, Fossés, Haies, Palissades .

Quant à la manière de les biner, elle dépend decelle qu’on a suivie pour les exécuter. Si la planta-

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