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tisn a été faite sur tin terrain défoncé ou labouréet plein , et si les rangée/dé plants soiit à une cer-taine distancé 1 , ' on labotireru les intervalles à laclarrue. et on se servira de la houe ou du boyaupour cultiver le pied des plants et les espaces quiles Séparent sut la même rangée.
Lorsque la plantation est faite en rayons ou enpotets, on se"-sert de la boue^pour biner toute la par-tie du terrain qui p. été çultivée en premier lieu.
Ces binages ont lieu deux fois par an , pendant 3,4 ou 5 ,aqs, selon que les terrains sont plus ouitoins disposéi à se qouvrir d’herbes et arbustes nui-s.bles. Le premier binage se fait vers lafin du prin-temps, .av^nt que les herbes soient montées en grai-nes, et le second en automne. V. l’article Pépinière ,ciop. Illf. Ç 3.
Dans les plantations faites sur des terrains entré-remeqtt,labourés, on peut semer des grains la pre-ruère année, tels que du froment ou du seigle. Cetteculture indemnise d’une partie des frais de la plan-tation. A la seconde ou à la troisième année , sur-tout si les plants sont très-espacés, on sème une ligneêe graines d’arbres , comme nous l’avons dit, entreles rangées de plants. Cette pratique est très-avan-f;euse , et dans ce cas l’on peut se contenter de plan-ter des arbres de prompte croissance, comme letremble, le bouleau, le marceau, puisque les semisseront faits en chêne, hêtre, châtaignier et autresessences précieuses.
Lorsqu’on ne fait pas concourir le semis avec laplantation pour garnir un terrain, il faut avoir soinde remplacer , chaque année , les jeunes plants quiviennent à périr, pendanttout le temps fixé pourl’en-tretien de la plantation.
( il. — Du recépage des petits plants en massif etdes élagagcs des arbres isolés.
l'fôusavonsdéjà dit, à l’article Pépinière , chap. III,§ 6 , que lés recepages sont inutiles et même nuisi-bles dans les bons terrains, où les plants poussentavec S’igueur ; mais si la plantation languit, si ellea été endommagée par la gelée , par la grêle ou l’a-brouflssement, le recépage est indispensable. Onne doit donc, à l’égard des plantations en massif,les séules qui'soient dans le cas d’être recépées,se ddterminer à faire cette opération que dans le casoù la nécessité s’en fait sentir. La vraie règle pourconnaître s’il faut recéper, est d’examiner si le plantpérit par la cinre et repousse du collet : cette marquede dépérissement indique un dérangement dans l’or-ganisation de la tige. Le retranchement de la partieviciée donne lieu au développement d’ime nouvellepcstisse mieux constituée^ et fait produire à la sou-che; plusieurs branches, qui forment des radiées;mais , aùîaht qUe possible ; on ne doit recéper queles bois qu’on destine à former des taillis , et rare-ment cèûx qui doivent venir en futaie, parce qu’ilest j5lbfiiT‘antageux,'dansce dernier cas, de n’avoirqu’a* jét. .11 vaut mieux élaguer ces derniers ou seeontedter de couperles jets les plus faibles.
Le rùdêjiâgé a lieu ordinairement, dans les mau-vais îCrtÿrntSxïù'lo'bois languit, à la cinquième an-née , et souvent encore 4 ans après ; ensuite dè ce
second reeépagé, leâ ll rachédfcSônt bien formées , eton «e les reCèpet jdiis:' 1 ‘° ( î JS11 ' ùim r •
Lorst^’on retêpe de ]éUrtéS (i feèïSp; iLfaùt blehprendre garde d’éBranléf’leAéacihe/i'fetpdur'y jiro^céder avec sûreté , 1 l’oiittier apmiîë'lë saboticdùftéle pied de l’arbre 1 ;' il 'tire à lui là ÜiVùe de là m^ingauche, et au moyen d’une serpette bïAit'tràrtfchahtequ’il tient de la' main droite, il toùpfc la : tîgé 1 dujeune arbre le plus près de terre qu’il est pBssfbhreten pied de biche. On a Soin, comme noirs l’dvfmsdit à l’article Pépinière , de faire les amputàfions ducôté du nùrd, afin que la plaie ne se dessèche plistrop promptement.
L'élagage des arbres n’a point lieu potir eeuxqu’on plante en massif, lôrs même qu’Oft emploieraitdes plants de haute tige. Ces arbres s’élagtiertt dVnX-mêrnes; les branches les plus vigoureuses prennentle dessus ; elles étouffent les plùs faibles, qui péris-sent peu-à-peu, et pât-eétfëlagàge naturel^ 1 les’bihn-ches vigoureuses prennent 1 tirie direetiùfi drùîtfe'etrégulière. V. cependant ce que nous èohéè tlitdu $ 6pour les Pins.
11 n’en est.pas de même des arbres isolés? Commeils jouissent de l’air de tous côtés, toutes leurs bran-ches s’allongent, et leurs têtes prendraient une formesi désagréable, que dans plusieurs circonstances tesarbres deviendraient de peu de valeur, si on n’avaitpas l’attention de les élaguer et de conduire leursbranches suivant l’objet qu’on s’est proposé’en lesplantant: voici, sur cet important objet, les prin-cipes généraux établis par Duhamel.
Il est bien reconnu que le retranchement des gros-ses branches nuit aux arbres et diminue leur va-leur; car, bien que les amputations se recouvrentde bois et d’écorce, il reste toujotirs à l’arbre unvice intérieur; le nouveau bois qui recouvre la plaiene s’unit point à l’ancien, il ne fait que s’appliquerdessus, et il existe dans l’intérieur de l’arbré uneplaie ou une soLutiOn de continuité qui , pour li’è-tre pas apparente, n’en est point pernicieuse.Plaie.
On convient que le retranchement des grossesbranches fait moins de tort aux ormes qu’aux chê-nes , aux noyers et aux pins; cependant le tort qu’ilfait aux ormes est assez considérable pour qu’ondoive l’éviter.
Quant au retranchement des petites branches, ilpeut bien nuire un peu à' la végétation des arbresen les privant d’une partie de leurs feuilles; maisil ne fait aucun tort à leur bois. U faut donc se hâ-ter de j-etrancher celles qui sont mal placées, avantqu’elles aient pris de la grosseur : c’est le seul mdyen(l’entretenir de belles avenues, de former de beauxarbres de serviee sur les routes, et d’éviter les plaiesintérieures , les gelivures, les solutions de conti-nuité ; *ti un mot, les défauts qu’-On remarque lors-que l’on abat des arbres auxquels on a imprudem-ment retranché de grosses branches. 11
Le retranchement des petites branches doit sefaire successivement et non en une seule fois,encommençant par les plus basses, parce que si on lesconpaft à mesure qu’elles paraissent, pour no lais-ser ctOürè qde le - jet principal, les arbre* s-'élève-raiérrt feètùféoùp, maïs' sans prendre asset^deiorps,