Band 
Tome second.
Seite
691
JPEG-Download
 

RAM

RAJ

RADICAL, radicalis. Qui naît de la racine oului appartient.

RADICANT , rpdicans. ( T. de bot.) Qui jettedes racines distinctes de la racine principale , ouqui fait fonction de racine.

RADICATION, mdicalio. Action par Laquelleles plantes poussent des racines.

radication est aussi la disposition des racines,considérée par rapport au lieu d’où elles partent, àleurs divisions , leurs directions , etc. On dit fairedes observations sur la radication des plantes.

RADICULE, radicula , diminutif de radia :, ra-cine. C’est le rudiment de la racine dans la graine ;elle est visible ou invisible avant la germination.Les botanistes la considèrent sous les rapports desa forme, de sa situation relativement aux partiesde la graine et de sa situation relativement au fruit,et ils lui donnent différentes épithètes pour expri-mer ces caractères.

Quand la situation de la graine est telle que cetteradicule regarde le ciel, elle se renverse pour pren-dre sa direction naturelle.

RADIÉ, radia tus. ( T. de bot.) Qui a des partiesrayonnantes ou divergentes d’un centre communsur le même plan.

Fleur radiée. V. Botanique.

RADIER , du latin radius , rayon , constructionfaite en forme de rayon. Grille qui sert à porter lesplanchers sur lesquels on commence dans l’eau lesfondations des écluses , bâtardeaux et autres ou-vrages.

Radier est aussi le nom d’une plate-forme , soiten charpente , soit en maçonnerie , sur laquelle sefait le mouvement des portes , à l’entrée d’un bas-sin , pour la construction et le radoub des vaisseaux.

Radier est encore l’ouverture et l’espace entre lespiles et les culées d’un pont, qu’on appelle autre-ment raies ou bas-radier.

RAFAUX. Y. Rabougri.

RAFRAICHIR LES RACINES. C’est l’opérationpar laquelle on coupe l’extrémité des racines qui aété desséchée par le hàle , et celles qui ont été mu-tilées en les arrachant.

Cette opération est bonne en elle-même ; mais ilne faut pas l’outrer. V. Habiller le plant , Planta-tion .

RAGRËER. Terme de jardinage, qui signifie pa-rer et unir avec la serpette la plaie faite aune bran-che ou à un tronc , lorsqu’on les a coupés avec unescie ou une hache. Cette opération est utile en cequ’elle favorise l’écoulement des eaux des pluies,qui, séjournant sur la plaie, auraient donné lieu àla Carie. V. ce mot et P laie.

RAIN. V. Rein.

RAISIN DES BOIS. C’est le fruit de l’ airelle.

RAISIN D’OURS. V. Arbousier.

RAJEUNIR LES ARBRES. C’est l’opérationqui^consiste à couper les tiges des arbustes, lesbranches des arbres qui commencent à dépérir, pourleur en faire pousser de nouvelles.

Le recépage et même la coupe desboissont un vé-ritable rajeunissement.

La tonte des arbres est encore un rajeunissement.V. Têtard.

691

RAMAGE, du latin ramagium , fait de ramus ,rameau, branchage. Il n’est guère d’usage que poursignifier une représentation de rameaux, branchages,feuillages, fleurs, etc., sur. une étoffe.

RAMAIRE , ramcus. ( T. de bot. ) Attaché ouappartenant aux rameaux.

RAMAS DE GLANDS, DE FAINES, DEFEUILLES MORTES. V. Glandée , Feuillesmortes.

RAMASSÉS, congesti. ( T. de bot. ) On donnece nom aux feuilles, aux fleurs, aux rameaux , auxpoils , etc. Quand ils sont très-rapprochés les unsdes autres, on les dit ramassés en faisceau , en tête ,par paquet, etc.

RAME, du latin ramus , rameau. Les rames sontdes branches sèches qu’on pique en terre pour sou-tenir des plants flexibles.

Rame. Aviron , longue pièce de bois dont ou sesert pour faire voguer un bateau, une galère, et dontla partie qui entre dans l’eau est plate, et celle quel’on tient à la main est arrondie.

Pour faire de bonnes rames , il faut, dit Duha-mel , des bois qui ne soient pas pesans , qui soientbien de fil, qui n’aient pas de nœuds considérables,et qui soient plians et élastiques.

Le bois de chêne, sur-tout quand il est de bonnequalité, est trop pesant pour les grandes rames :celui du pin a l’avantage d’être léger et pliant, sur-tout quand c’est du pin du Nord , fort résineux ;mais il devient cassant en fort peu de temps.

Le frêne est ferme et pliant, puisqu’on en faitdes arcs : par cette raison on en fait de bonnes ra-mes pour les petits bâtimens ; mais il est trop pesantpour les grandes rames, telles que celles des ga-lères.

Le hêtre est ferme , pliant et élastique, tant qu’ilconserve un peu de.sa sève; car quand il est extrê-mement sec, il devient très-cassant. C’est le seulbois qu’on emploie en France pour les rames dfcsgalères , et il est de bon service ; mais il faut lechoisir. Les hêtres qui viennent dans des valléeshumides, et dont le bois est roux, perdent en très-peu de temps leur élasticité, et deviennent fortcassans. Ceux qui ont cru dans des terrains maigres,pierreux et secs , ont leur bois de bonne qualité ,mais peu propre pour être employé à faire des ra-mes, parce qu’il est rebours et tranché : on en peutdire autant des arbres isolés qui ont été battus parles vents, et qui ont presque toujours de gros nœuds.On doit encore rejeter les arbres qui ont le fil très-tors, et qui, pour cette raison, sont peu proprespour la fente. Les meilleurs liètres pour les ramessont ceux qui se trouvent dans un très-bon sol, plussec qu’humide , et dont le bois est blanchâtre. Ondoit donner la préférence aux hêtres qui se trouventdans des massifs, en bon sol, qui ont cru avec force,qui ont bien filé sans produire beaucoup de grossesbranches, et qui n’ont pas été exposés à être fati-gués par les vents. Le bois des vieux hêtres n’estpas aussi liant que celui de ceux qui sont plus jeu-nes , et il faut éviter d’employer ceux qui sont enretour , et dont la cime est morte ou malade.

On nomme estelles ou attelles les bois refendusdestinés à faire des rames.