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terreau soit rendu soluble pour qu’il puisse servir!à la nutrition des plantes, y aurait-il de la téméritéà dire que ce n’est que sous forme de vapeur queL’aliment des plantes entre dans les racines ?
» Quoi qu’il en soit, il y a une action réciproqueentre les feuilles et les racines; car ce sont les ra-cines qui font pousser les feuilles au printemps, etce sont les feuilles qui font pousser les racines enautomne. Cette influence de la sève descendanteest prouvée par un grand nombre d’observations ,et en dernier lieu par celle-ci, que j’ai répétéeplusieurs fois ces dernières années : lorsqu’on greffeen fente , au printemps, l’extrémité recourbée d’uneracine tenant au tronc , la greffe reste sans pousserjusqu’au mois d’août, et à cette époque elle fournitun jet très-vigoureux.
» D’autres preuves de l’action réciproque desfeuilles et des racines se tirent de la considérationque, dans les boutures , celles qui ont un boutonterminal poussent plus promptement que celles quin’en ont que de latéraux , à plus forte raison, quecelles qui n’en ont point du tout.
n O11 se sert fréquemment de racines pour multi-plier les arbres, les arbrisseaux, les arbustes et lesplantes vivaces qui ne donnent point de grainedans notre climat, et qui ne peuvent être multipliéspar marcottes ou par boutures. Pour cela, on procèdede plusieurs manières. i°. On en arrache une racineet on la plante autre part, soit entière, soit coupéeen tronçons, en laissant à l’air son extrémité supé-rieure. Dans ce cas, on accélère singulièrement leurvégétation , par la raison énoncée plus haut, en lesgreffant en fente avec une branche garnie de bou-tons. 2». On sépare une racine du tronc, et on larelève de manière à ce que le gros bout soit à l’air.L’année suivante, ou deux ans après , on enlève lepied qu’elle a produit. 3 °. On arrache le tronc , eton laisse dans la terre tous les rameaux des racines.Il pousse un grand nombre de jeunes tiges, qu’onarrache au bout d’un an, de deux ans, et chaqueannée, il en pousse de nouvelles, jusqu’à ce que tou-tes les racines soient épuisées.
xi Les multiplications par rejetons, soit naturel-les , soit aidées des blessures faites aux racines, doi-vent être rangées dans la même catégorie.
5> Le bois des racines de quelques arbres , commele buis, est préféré à celui du tronc, à raison de sacouleur et des veines dont il est orné.
» Plusieurs racines qui sont pourvues de sucspropres particuliers sont employées en médecinelorsque leurs tiges ne le sont pas. C’est après queces tiges sont fanées qu’il faut les recueillir pourcet usage quand il s’agit de plantes herbacées, et pen-dant la suspension de la sève quand il s’agit d’ar-bres. » V. Physiologie végétale , 4 e . section , Plan-tation^ Semis.
RACLE. On nomme racle l’endroit de la rivièrequi se trouve le plus profond, et où l’eau estmoins rapide. C’est là le dépôt où l’on arrête le bois.
RACLER 1 E. On nomme ainsi quantité de petitsouvrages qui se font dans les forêts avec du hêtre.Ils s’exécutent la plupart de la même manière quela fente des cerches, par des ouvriers à qui on vendle bois en grume, et qui le travaillent dans les forêts.
Parmi ces ouvrages sont les clayettes, chaserets,clisses ou éciisses , dénominations synonymes, quisignifient des cerches étroites et fort minces, danslesquelles on dresse les fromages. On fait quelque-fois ces sortes de petites cerches minces avec du boisde chêne ; mais le plus ordinairement on y emploiele hêtre, parce que ce bois peut être réduit à unemoindre épaisseur ,et qu’il convient mieux pour lesfromages; c’est aussi par cette raison qu’on y des-tine les pièces de bois qui sont de la plus belle fente,outre que l’exploitation la plus avantageuse pour lesmarchands est toujours celle qui peut fournir lespièces les plus délicates.
Les cerches pour clayettes doivent avoir 3 piedsà 3 pieds et demi de longueur, il suffit que cellespour les caserettes aient 2 pieds; la largeur desunes et des autres est de 3 pouces 3 pouces et demiou 4 pouces. Aiusi on peut les prendre dans des ar-bres plus menus que les cerches pour les seaux, dontla largeur doit être d’un pied ou de 6 pouces pourl 'apprêt-marchand.
Si ces sortes d’ouvrages se font avec du bois dechêne, il faut en retrancher au moins une partie del’aubier; dans le hêtre, la portion.de l’arbre qui estla plus précieuse est le bois qui se trouve immédia-tement sous l’écorce ; c’est cette partie qui se fendle mieux , et que les fendeurs conservent avec leplus de soin. Ils fendent de même leurs billes endeux , par quartiers, demi-quartiers ; ils emportent8 pouces du bois du cœur, dont on fait du bois àbrûler : la tranche se refend en deux , puis encoreen deux, comme pov.rles cerches à seaux,à l’épais-seur d’une ligne ou une ligne et demie; on les açhève «.avec la plane sur le chevalet ; on les chauffe commeles cerches à seaux ; on les roule sur le moulinet etnon point avec le rouleau, parce qu’elles sont min-ces et plient aisément : ainsi échauffées, on en ar-rête une par les deux bouts avec un lien ; on prendles autres, trois à trois , et on les fait entrer à forcedans celle qui sert de lien. Quand on en-.a mis ainsisuccessivement 12 les unes dans les autres , la bottese trouve composée de i 3 éciisses; le marchandpaie la façon tant du 100, et les vend à la grosse ,qui est composée de 160 hottes. On vend aussi ceséciisses à des vanniers, quilesgarnissentd’osier pourfaire des chaserets , ou ils les vendent tout garnisd’osier aux boisseliers. Dans les endroits où l’ondresse les fromages sur des clayons, on ne garnitpoint les cerches d’osier. V. Attelles , Cerches ,Layettes , Marchands de bois.
RACCOURCI, abbreviatus.(T. de bot. ) Pluslarge que long.
RADEAU. Assemblage de plusieurs pièces debois liées ensemble, et qui formeut une softe deplancher, dont on se sert quelquefois pour porter,deshommes, des chevaux et autres choses sur des riviè-res. V. Flottage.
Un arrêt du conseil du 9 novembre 1694 décideque la navigation par radeaux suffit pour faire con-sidérer une rivière comme navigable ; mais voyezau Recueil\me ordonnancedu roi du 10 juillet 1822,qui détermine les conditions qui doivent faire con-sidérer une rivière comme navigable. V. aussi Ri-vière .