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Tous les ans, les épicéas fourattfcehk de bupoix'pendant les deux sèvei, c’est-à-dire deplris lexiloisjd’ûj'iü qusaatéàn septembre ; mais les récoltes sont"plrun - abondantes -quand les arbres sonc en pleinesève, et l’on en ramasse plus ou moins souvent",!vnivant quer le terrain est plus ou moins substantiel :-en-fond-que dans les terrains gras on eri farit- la va»rolte tbns los 1 5 jours, en détacbant la poix -arecuil instrument qui est taillé, d’un côté, comme lefeTd’unediathejet dé l’autre comme une gouge. Ce fersert enbore à rafraîchir la plaie toutes les'fois qu’onramasse la résine.
La poix des jeunes épicéas est plus molle Iquecelle des vieux 5 mais elle n’est jamais coulante.
Cette poix est toujours assez sèche pour être misedans des sacs. C’est dans cet état que les paysans latransportent dans leurs maisons pour lui donnerla préparation dont nous allons parler.
-On met la poix avec de l’eau dans de grandes■chaudières , un feu modéré la fond ; ensuite on laverse dans des sacs de toile forte et claire, qu’onporte sous des presses, qui, appuyant dessus peu-à-peu, fone-couler la poix pure et exempte de toutesimmondices 3 alors on la verse dans des barils, etc’est en cet état qu’on la vend sous le nom de poixgrasse ou poix de Bourgogne $ on la renferme en-core dans des cabas d?écorce de tilleul. La poixnoire »e fait en faisant fondre à petit feu et douce-ment la poix jaune dpnt on vient de parler, eten y mêlant.une certaine portion de noir de fumée.
On fait encore avec la poix v par la distillation ,une huilé essentielle, mais qui est bien inférieure àl’esprit de.térébenthine, qui se fait, en distillantavec beaucoup d’eau l’essence qu’on retire des ves-sies du sapin.
Dans les forêts épaisses où le soleil ne peut pé-nétrer, on fait toutes les entailles du côté du midi;mais dans celles pù soleil pénètre, ce qui est rare,on la fait indifféremment de tous côtés, pourvunéanmoins que, ce nu soit point du côté du vent depluie- On fait quelquefois trois ou quatre entaillesà.ùn gmsiépkéa. Quand on n’en faitqu’une, les arbresfournissent de la poix pendant a 5 à 3 o ans : il y adés arbres pourris au dedans qui donnent encore dela poix,, parce qu’à mesure qu’une couche inté-rieure se pourrît, il s’eu forme de nouvelles à l’ex-térieur,
Lorsque l’onfpit plusieurs entailles, l’humidité,sur-tout dans les; tamps de neige, pénètre la subs 1taucelignèuse^ietoccasionne une maladie, qui an-noncé que le bois tombera bientôt en pourriture; lecœur tje l’arbre, de blanc qu’il doit être, devientrouge; plus le bois rouge s’étend en hauteur, plusil approche de la circonférence du tronc, et plusPfa-hrei est près do sa fin.
Let.épicéas qui ont fourni beaucoup de résine,pourvu toutefois que leur bois ne soit point rouge,sont bons: pour faire de la charpente , de la menui-serie, d«bardçait>:desse#ux, des tonneaux à mettreitt’-wn .'fiu jiesjsnaqchaadises. Il paraît néanmojntqmiioettegespècaldié befis*.souffert quelque altéra-!liorfipof^Iajohferixw» quloixiton faites! pin» léger,etde<>jmHniire,lqiialiééquei Qtla* dea arbres qui Vexâtpoint été çntaillés. Les sapins rouges ne sont bons
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crits par Duhamel 1 i' ÏéïMW .ïWÀWfto^ la’Æsine de l’épicéa dés 1 irlt : éuj J dlës'(Ài , ^fc/‘ébiiïiéWàfrfêsla récolte, et laTiird fëhèFrêVa'n' fcmtfemmr»chaudières de,cuvv'rèYÆWé'^iwIcmre tfàn^ïfflb Ma-çonnerie dé telle mattitré que'ièT<ÿn à sédîendêhè 'dechaque chaudière’ s'ôiV tduché' jïarie Teuy.èt iju^ laflamme qui s’échappe par fa èhébiin'ée du fourneaune puisse frapper sur la résine. On jette dàus là chau-dière , afin a’empèchér la cqmbusüpii‘ 3 e là résine,une quantité d’eau suffisante pBùr qtï*il p’eft'^roüvede 3 à 4 pouces de haut, à pariiV’flu fond dé là chau-dière , et alors on y jette petit â petit dé’l'a résiïie,jusqu’à ce qu’elle soit' remplie aux quatre’ Cin-quièmes. On entretient d’abprd un' feu doux, qiiel’on augmente graduellement, pour J faîre Foddre i.irésine et la faire bouillir. Lotsq'u’eljb ébt arrivée àcet état, pendant qu’on la refiiue bièfi doùcènjéfit.on retire le feu de la chaudière^ et la résiné'eàtklbf»prête à être nettoyée. ." ”
Si ou veut procéder à cetté ddrnîére opêràtibè, onpuise une partie de cette résiné liquide, que : l’onverse dans un sac de grosse toile qu’on a mbuilléau-paravant : on ne le remplit qu’aux deux tiers;'on lelie fortement à sa partie supérieure ; on le porte’soüsune presse simple, et on foi imprime uné légèrepression pour en faire sortir la résine liquide. "Cetterésine coule pure dans de petites tonnes faites debois léger de sapin, et c’est dans cet état qu’elle estlivrée au co'mmèrce. La résine claire qui* Sort de lapresse par la prémière pression, s'appelle dans quel-ques pays , résine jaune , et dans d’autres poixjaune $ quant à celle que l’on obtient par une plusForte pression, et qui-n'est pas très-claire y onianomme résine ou poix notre * Les immondices.quirestent dans le sac après chaque-opératioa; Rappel-lent , en allemand , peck ou harz-pries’ en. (résidtis dtpoix ou de résine}; on les emploie pour faite dunoirde fumée. no
Cette manière de fondre etde purifier la lésiaeidel’épicéa est la plus générale; mais-à Ellwangen .dans le Wurtemberg , -on procède de là manièresuivante : - tr
On jette petit à petit dans une chaudière d« cui-vre murée la poix brute, et On la fiait fondre en re-muant toujours par un feu doux , qu’on augmenteun peu vers la fin de l’opération; ensuite, on puisela résine Claire qui se trouve à la partie supérieure,pour la mettre dans des tonnes de bois. Quant à larésine qui reste «fans le fond de la chaudière, et qu i