no.N
que ce mot vient de rouler, parce que ce» feuilles,ainsi ajoutées les unes nuX autres , se roulaient surelles-mêmes.
Aujourd’hui , én terme dé [rratlqne, rèle signifieun feuillet ou deux paj>es d’écriture.
Rôle signifie ausiî liste, catalogue.
Ce mot se prend encore pour l’état, la liste descauses qui doivent se plaider.
RÔLE UES BESTIAUX A METTRE EN PATURAGE
dans les forêts. V. Pacage , Pâturuge.
Rôtit ïj’êt-RiTURE. C’est un feuillet écrit des deux
côtés.
Suivant l'art. 10 du tit. VIII de l’ordonnance de1669 , lés greffiers des maîtrises ne pouvaient pren-dre plus dé trois sous par rôle de papier , et quinzesous par rôle de parchemin , lesquels rôles étaientremplis du nombre de lignes, mots et syllabes,porté par l’ordonnance.
Nous avons parlé de la taxe actuellement allouéeà l’article des Frais de justice. V. ces mots.
RôtE des amendes. On appelait ainsi, sous lerégime des maîtrise^, l’état contenant les noms etdomiciles des personnes condamnées pour délitsforestiers, le montant des condamnations, et lesdates des jugemens et des significations. Tout cequi concernait les rôles des amendes et leur recou-vrement avait été réglé par l’édit de mai 1716.
Aujourd’hui l’inspecteur des forêts adresse, à lafin de chaque trimestre, au conservateur un étatsommaire conforme au modèle n°. 26 (V. à VAtlas]de la situation des poursuites. ( Instr . du 20 mars1821, art. 112.)
11 fournit au receveur des domaines les documensnécessaires pour faciliter le recouvrement des amen-des. ( 1 b., art. 1 13 . )
Il vérifie les mémoires des actes faits en matièreforestière pour s’assurer si les taxes sont conformesau décret du 18 juin 181 t. ( Ib. , art. 1 14- )
Les directeurs des domaines adressent, charpietrimestre, à la Direction générale des forêts unétat du recouvrement des amendes. ( Ord. du roidu 11 octobre 1820. — Circul. du 28 mai 1821.')
ROMPIS. On donne le nom de rompis , volts on1 ’olins aux arbres qui ont été rompus par la moitiédu corps, ou dont les branches principales ont étédétachées. V. Chablis et Menus marchés.
RONCE, rubus. Genre de plantes de l’icosan-dvie polygynie et de la famille des rosacées, quioffre pour caractère un calice à cinq divisions , unecorolle à cinq pétales, des étamines en nombre in-déterminé , plus courtes que la corolle, de nom-breux styles et des fruits globuleux , c’est-à-direcomposés de plusieurs petites baies arrondies, ras-semblées en tête et renfermant chacune une se-mence.
Dénomination. — La ronce vulgaire à fruit rougese nomme en grec batos ; en italien, rovo; en es-pagnol , carça ; en flamand, branben ; en allemand ,hrombeer-strauch ; en anglais , blamble. Ces troisdernières dénominations , suivant Poinsinet de (Ji-vry, sont la source de notre mot framboisier, ar-brisseau du genre des ronces. Le mot latin rubus esldérivé de l’adjedtif ruber, rouge ; il a été donné auxplantes de ce genre, à cause de la couleur rouge des
fruits de quelques espèces. Pline, cita plusieurs es-pèces de ronces qui étaient connues des an citons, atentre autres la ronce du mont Ida } rubus idarus^qui est notre framboisier. Il Hii attribue plueieuiapropriétés médicinales,
ESPÈCES.
Il y a une trentaine d’espèces de ronces 1 quel-ques auteurs les distinguent en deux divisions, les■véritables ronces et les framboisiers; nous les réu-nirons dans ce même article. Les trois espèces lesplus communes et les plus importantes à connaîtresont celles ci-après :
i°. Ronce-Framboise ou framboisier-ronce dumont Ida , rubus idtvus (Lin.); en allemand , kim~beer-strauch ; en anglais , rasp-berry.
2°. Ronce noire , ronce commune , roncefrutes-cente , il . fruticosus (Lin.) ; en allemand , gemeineb rom beer-strauch ; en anglais , common black-berry.
3°. Ronce bleuâtre, ou bleue, ou des champs,R. cœsius (Lin.); en allemand , acker-brombecre ;en anglais , dwarf-bramble.
La culture de ces ronces a donné lieu à un grandnombre de variétés dont nous ferons connaître lesprincipales en traitant des espèces.
La Ronce-Framboise ou le Fbamboisier est unarbrisseau qui croît naturellement en Europe dansles pays de montagnes, et qu’on cultive générale-ment dans les jardins pour son fruit. 11 a les racinestraçantes; les tiges nombreuses, droites, simplesla première année, rameuses les suivantes, tou-jours garnies de nombreuses épines droites: lesfeuilles alternes , pétiolées , les inférieures ailées ,les supérieures ternées , toutes composées de fo-lioles ovales, pointues, dentées, assez grandes,vertes en dessus, blanchâtres en dessous; les fleursblanches, disposées en bouquets ou plutôt eu co-rymbes à l’extrémité des tiges et des rameaux; lesfruits succulens, d’un rouge clair, un peu pubes-cens , d’une odeur et d’une saveur fort agréables,et composés de grains nombreux. Les tiges s’élè-vent à cinq ou six pieds, et parviennent rarement àplus de cinq à six lignes de diamètre; elles meurentaprès avoir porté du fruit pendant trois ou quatreans. Il fleurit en mai et juin, et ses fruits mûrissenten juillet et août.
Chacun des grains qui composent la baie ren-ferme une semence qui sert à mffltiplier la plante,et comme les oiseaux sont très-friands de ces fruits,et qu’ils en répandent les semences au loin , il' djirésulte cjue la ronce se propage avec rapidité. D’unautre côté, cet arbrisseau se multiplie extraordinai-rement de ses racines, et en peu d’années il par-vient souvent à recouvrir les jeunes coupes dans lesforêts de telle manière qu’aucun semis ne peut plusy réussir, et que les bonnes espèces de bois sontétouffées par cette plante vorace.
Pour se préserver des dommages qu'elle causedans beaucoup d’endroits , il faut s’astreindre à vi-siter les jeunes coupes tous les ans pendant l’été ,faire extirper soigneusement avec leurs racines lesplants de ronce qui paraissent çà et là , et lorsqu’il*sont encore petits. De cette manière on opère , nvee