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i j». Rosier ue Damas , rosa damascena (Hort.-lvew ).
i4°. Rosier-Cannelle , Rosier de mai , rosacinnom.om.ca (Lia.).
i 5 “. Rosier blanc , rosa alba (Lin.); en alle-mand , -weisse-rose.
i6°. Rosier jaune double , rosa hcmispherica,rosa sulphnrea (Hort.-Kew).
17 0 . Rosier musqué , rosa muscata.
Il y a uu bien plus grand nombre de rosiers : 011porte à plus de cent les espèces cultivées aujour-d’hui.
Voici une briève description de celles que nousvenons de dénommer :
Le Rosier sauvage ou Eglantier sauvage ,rose des haies ou de chien, est l’espèce la plus com-mune en Europe, depuis la Suède jusqu’en Espa-gne . On le trouve dans les bois et dans les haies. Lenom de rosier de chien lui a été donné, parce quel’on croyait que sa racine était un spécifique contrela rage. Cette vertu miraculeuse fut, au rapport dePline, révélée en songea une mère dont le fils avaitété mordu par un chien, et le remède réussit. Onvoit que, d’après une telle indication, on ne peutavoir une grande confiance à ce spécifique. Les tigesde ce rosier sont droites , s’élèvent communément à6 pieds , et ou en voit dans les bois qui ont jusqu’ài 5 pieds de hauteur. Ses rameaux sont longs, revê-tus d’une écorce verte, et armés d’épines recourbées.Ses feuilles sont ordinairement composées de folio-les ovales, aiguës, profondément et grossièrementdentées en scie , d’un vert luisant en dessus et maten dessous. Les pétioles sont longs, garnis de quel-ques aiguillons en forme d’hameçon. Ses fleurs sontodorantes, blanches , ou roses, ou incarnates , avecles pétales échancrés , et deux bractées opposées etciliées; elles paraissent dans le mois de juin. Soufruit, qu’on appelle cynorrhodon ou gratte-cul,mûrit en octobre ; il est lisse , ovale et d’un beaurouge ; sa saveur est acidulé ; il se inange frais, et onen compose des conserves, des sirops, etc. On l’em-ploie aussi en médecine; mais on a beaucoup de peine,à se garantir des effets des poils qui entourent lesgraines lorsqu’on mange ce fruit; ils picotent et ir-ritent d'abord le gosier, et ensuite le fondement ,■-.tr ils ne se digèrent pas : c’est de cette dernièrecirconstance que ce fruit a pris son nom vulgaire.O11 ne cultive le rosier des haies que pour y grefferles autres rosiers.
Le Rosier jaune, que Linné avait nommé rosaeglanteria , s’élève à 8 ou 9 pieds. Il croit naturel-lement sur les montagnes, en France, en Allema-gne et en Italie . 11 a l’ovaire et le pédoncule gla-bres , le calice et le pétiole épineux , les aiguillonsdes rameaux droits à leur base et nombreux ; lesfeuilles à.sept folioles ovales, profondément den-tees , glabres des deux cAtés, rarement de plus de 8ou 10 lignes de long.
On le cultive fréquemment dans les jardins paysa-gers et dans les. parterres, où il produit un bel ef-fet par ses fleurs , qui s’épanouissent au mois demai, et qui sont ordiuairement d’un rouge ponceau,Je plus de 2 pouces de diamètre, mais dont l’odeur
n’est pas agréable. H s'accommode des terrains le.plus arides.
Il fournit une variété à fleurs* jaunes. Le nbm la-tin que lui a donné Linné fait cju’il a été confondupar quelques auteurs avec le rosier des hàies, qu’onappelle vulgairement églantier , et avec le rosierodorant, auquel Miller et autres ont donné le mêmenom.
Le Rosier odorant ou Rosier rouillé, l’E-glantier proprement dit des Français , s’élève à 8ou 10 pieds. Ses tiges sont armées d’un grand nom-bre d’épines fortes, aplaties et recourbées.Ses feuil-les sont composées de sept folioles ovales , presqueobtuses, doublement dentées, d’un vert sombre endessus, cendré en dessous, et couvertes, ainsi queles pétioles, de petites glandes couleur de rouille ,et remplies d’un suc résineux, dont F odc-ur est ana-logue à celle des pommes de reinette. Ses fleursparaissent au mois de juin ; elles sont rougeâtres ,.largesde 2 pouceset légèrement odorantes. Ses fruitssont ovales, lisses et d’un rouge brun. 11 croît abon-damment sur les montagnes nues, dans les fentesdes rochers, dans les haies, dans les bois. Sa hau-teur dans les sols arides 11 e dépasse pas un pied, etses feuilles n’y ont souvent que 3 ou 4 lignes delong. On le cultive dans quelques jardins d’agri-inent , et il y produit des fleurs nuancées de rougi.-,quelquefois toutes blanches, des semi-doubles et desdoubles. 11 est moins propre que le rosier des haiespour la greffe des autres espèces.
Le Rosier des Alpes ne s’élève, dans les jardinsoù on le cultive, qu’à 5 ou 6 pieds. 11 est remar-quable par ses tiges sans épines et rougeâtres. 11 ales ovaires ovales, glabres; les pédoncules et lespétioles pourvus de quelques.glandes pédicellées;les feuilles ordinairement à neuf folioles ovales ,oblongues, d’un vert clair , glabres , longues de 6à 8 lignes; les fleurs presque toujours solitaires ,rougeâtres, légèrement odorantes et déplus d’unpouce de diamètre. Il croit naturellement dans lesAlpes .
Le Rosier très-épineux 11 e s’élève qu’à 2 ou‘3pieds ; il est extrêmement touffu, et sa tige, de cou-leur rougeâtre, est hérissée d’un grand nombre d’ai-guillons inégaux, longs et assez droits. Ses feuillessont petites, à sept folioles rondes ou ovales, gla-bres, doublement dentées, et portées sur des pé-tioles garnis de quelques aiguillons; les fleurs pe-tites, rougeâtres ou blanches, ordinairement soli-taires. Le fruit mûrit en octobre ; il est brun ettrès-gros. On trouve ce rosier en abondance sur lesmontagnes arides de l’Europe . Il fournit plusieursvariétés, dont l’une a été appelée rosier à feuillesde pimprenelle par Linnaeus et autres botanistes.M. Bosc dit qu’il couvre des espaces considérablesdans les montagnes de la Bourgogne , et qu’on l’em-ploie à chauffer le four. Il fait peu d’effet dans lesjardins d’agrément.
Le Rosier glauque est un arbrisseau qui croitdans les Alpes , dont les ovaires sont ovales , les pé-doncules glabres, les pétioles pourvus d’aiguillons,•la tige armée d’épines éparses et recourbées, les fo-lioles oblongues , aiguës , glabres, et les fleurs unpeu en corvmbe.