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Tome second.
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RÛS

comme 'pour fair^ entendre que les plaisirs de l’a-mbùr perdqnt leurs charmes s’ils ne sont ombragés desvoilés du mystère. Seloy la mythologie, la premièrerb^é avait paru sur ta terre au même instant où, dansles deux, Jupiter avait donné naissance à Pallas.Les' poètes j 1 voyant' dés rosés blanches et des rosesdu purs bel'incarnat, voulurent que la couleur ini-mitable de ces dqrnières eût une origine céleste.(^ué|qùés gouttes,du sang devenus avaient arrosé lepiéd trun rosier blanc, et ses fleurs, devenues pour-pres , l l rappelaient à la postérité la blessure de laJéesséi tés autres religions , quoique plus sévères,oni tait des roses l’attribut des objets les plus chérisilé leur'culte.

» Lorsque le luxé eut fait des progrès, on se cou-ronna de roses dans les festins, dans les fêtes , dansles triomphes. Les jeunes amans étaient conduits àl’autel de l’hymen, le front couronné de roses ; onen répandait même sur les tombeaux, pour mêler àl’idée tristé de la mort celle du souvenir tendre quelaissait un objet chéri, et l’image consolante de labonne réputation.

» En Grèce et dans tout l’Orient, les roses étaientcultivées pour les parfums. L’ile de Rhodes , quiavait eu successivement plusieurs noms , dut à cetteculture celui qu’elle a porté depuis : c’était l’ile desRoses. Les Romains voulaient en avoir dans toutesles saisons, et ils faisaient, pour y parvenir, desdépenses considérables. Dans les temps de che-valerie , les preux prirent souvent des roses pouremblème : placées sur leurs armes, elles annonçaientque la douceur doit accompagner le courage , et quela beauté est le seul prix de la valeur.

53 La forme élégante de la rose, sa couleur ai-mable , son parfum délicieux, furent de tout tempsle sujet d’une infinité de métaphores qu’on retrouvedans toutes les langues, et qui, répétées depuis desmilliers d’années , n’ont point perdu leur agrément.

» O9 ferait des volumes des vers charmans com-posés pour célébrer la rose. Ce n’est pas ici le lieude les citer ; nous nous bornerons à rappeler ceuxd’Anacréon , parce que cette chanson a été imitéepai* lès poëtes de tous les pays, et qu’elle prouve laprédilection qu’on a toujours eue pour cette fleur.La voici traduite en vers latins par Henri Etienne :

ii Hosa honns decusquc Jlorum ,

Jiasa cura amorque veris ,

Rosa cœlitum est voluptas,

Roscis puer Cytheres ,

Caput itnplicat coronis,

Charitum chorosfréquentons.

ss On voit dans Pline que les Romains cultivaientlusieurs espèces de roses. Celle de Préneste , cellee Campanie , celle de Milet, celle de Cyrène ,étaient les plus célèbres. Il parait que la rose deMilet était notre rose de Provins : Cujas sitarden-tissimns cotor, duodena folia. (Plin.) Celle de Cy-rène, dont on tirait un parfum délicieux, était larose musquée. Pline parle de plusieurs autres : illes' distingue par le nombre de leurs pétales, parleur bdeur, par la saison où elles fleurissent; maislés caractères' cfu’if dorrne sont trôp vagues pourqu’où piiisse dire 'Vquelles espèces il faut les rap-iiortpf uml*» 9 ]i i jomci * 4 ,

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33 LiÙlùBÜfc'â.'iit avéc faiSoVqîi^ lt^i.'èsjlèée : i"dè' ro-sîets sè-nuaii^alënt tëfiemëùt,, Mï’itf-cile de les distinguer, et qtfeflà u

peine avoir mii* dès limités eÙh*è ëUfeüî? A w/et^ ml’on n’en excepté Un certain nbrobfè, biçi 1 sdnt'biencaractérisées par le port, par le fbmFti'gé',.par laforme des aiguillons et par la fleur, 1 rs à vitres pa-raissent tellement intermédiaires', qu’ôn' i^e 'sait sion doit les regarder comme variétés où écùn^iè'es-pèces ; elles changent par la culture. Lëi eraiiuprises sur le même pied donnent dès in'dîViajls dif-férons, plus ou moins épineux , 'et dèVft' lêÿ‘fruit-n’ont plus la même forme ; enfin plusieurs espècesanciennement cultivées, comme Trt'rôsé à éèùt feuil-les, celle de Francfort , la rose jauné'diâiiblé, n’ayantpoint été trouvées sauvages, diTne peut déterminerprécisément ni le caractère primitif 7 b; le 1 lieu d<leur origine : aussi les autèors qui ont 'écrit sur.eegenre diffèrent tellement d’opïrfîoùy tju’il est impos-sible de les concilier. Les uns tegardeiit commé desvariétés ce que les autres reg;frnênt çotfiniç .‘des es-pèces , et tous rapportent les variétés a des é’spèce.sdifférentes : il esr mêlée iuip'osriblc dè't3ontim"tinisynonymie'exaiteet toihplètej parce qilè Içs'fctrkr-tères employés dans lès déicriptioùs'ne sttnt pastoujours constans.

33 Au reste, si cette*rritheVchèexcite la fcuriositédu botaniste, il suffit aux cultivateurs de distinguerles espèces qéi sa conservent lèsmêmes dans lès jar-dins lorsqu’on les a multipliées de drageons^ deboutures ou de greffes. 33

Nons renvoyons à l’ouvrâge dont nous' venonsd’extraire ces notes historiques 1 et ajU bel ouvrage deM. Redouté ceux de nos’ lecteurs 1 qui voudraientconnaître les différentes espèces de rosek indigèneset exotiques qui sont cultivées en France : nous nousbornerons à indiquer somrnaitêrrtè'nt leé principalesespèces, en commençant par celles qui croîsSetlt na-turellement dans nos forêts et dans les h'aie^'.

. TiOS',■ ; ■

espèces principales.

i°. Rosier sauvage ou Eglantier S'a'uvaGe .rose des haies ou de thiëù', rbiq canin à (lùh.) ; enallemand , hiinds-ro$e ou bîasiCfcltfrdse.

2 . 0 . Rosier jaune , rasa tltteà ('VV i Ad ) ; rôtit fa: -tida (Ho!f .), rosa eglanteria (Lîni) ; en alletftartd ,gelbc fcldrose. ' , 1

3°. Rosier odorant,Rosier ROtîixtÉ,'où:E4|.AN-tier proprement dit , rosa rubiginosd pLin.J jfosaeglanteria ; en allemand •svein-rasc. ' 1 ' 11

4°. RosiEn des Alpes , rosa atpina (Lin'./r5°. Rosier très-épineux , rosa sfiiriàsàsima(Lin.); en allemand , erd-rose.

6°. Rosier glauque, rosa glauca (Willd.).'

7 °. Rosier velu , ou liispide, ou pomifèré, "rosavil/osa, ou pomifera (Lin.)'; en allemand , grossehagebu tien-rose.

8 °. Rosier gallique ou de Provins , Rosierrouge, rosa gallica (Lin.).

9 0 . Rosier de Caroline, rosacaroliniana(Làp.).io°. Rosier éuisant, iosa iucidài ' ,x;

- t V*'. 1 RosiÈit ‘A cENT'.ÉEJtntÈEé yhfsa centftblitt. '

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