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Tome second.
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sable I’«rt..i8 dii tit. JLU..de l’ordonnance deÇ/irr. de.la C. de pass. r d,u aQjfâ/rig$,iiLa.i r . rf >

]1 y 4 .Lieu.à.lfappliçation de l’art- îa du tit.X£VI 1 de l’ordonnance contre ceu*-qui aufaienlfouillé du sable dans les forêtsquand même l'enlè-vement n’aurait pas étéeffectué. (JLb., du 22 prairialan 7.) V. JD élit.

SABLON, diminutif de sable, sabulum ou arenatenuior. C’est une espèce de sable très-menu. Il estcomposé de globules quarlzeux, ayant au plus unedemi-ligne de diamètre. Il couvre souvent de grandesétendues à la surface de la terre ; on le confond assezgénéralement avec le spble, quoique ce dernier soitcomposé de fragmens anguleux et irréguliers. C’estle sablon qu’on emploie ordinairement pour polirles ouvrages de métal, de verre; ,pour récurer lesmarmites, les chaudrons et autres ustensiles de cui-sine , pour composer le verre, pour diminuer le re-trait des poteries. V. Sable .

SABLONNEUX (TERRAINS). Les terrains sa-blonneux sont ceux où le sable est fin comme lesablon, tandis que le terrain sableux est celui oùle sable ordinaire domine. Cependant on appliquecette dénomination à des terrains graveleux et à’ desterrains sableux. V. Gravier , Sable , Sablon etTerres .

SABOT, chaussure de bois, ligneus calceus.

Les meilleurs sabots sont faits avec le noyer,viennent ensuite ceux de hêtre. Les premiers sonttrè^-çhers, et les seconds très-cassans; mais ils rem-plissent bien leur objet, qui est de tenir le pied secet par conséquent de ne pas prendre l’eau.

On en fait aussi avec l’aune, le bouleau et letremble ; ces sabots sont légers, peu cassans , maisils absorbent l’eau et la conservent long-temps. Ce-pendant le bouleau est recherché pour ce genre defabrication , et il y a des forêts, celle d’Orléans , parexemple, où il se vend aussi cher que le chêne, parcequ’on l’emploie à cet usage.

Dufiamel observe que, depuis l’hiver de j 709, lebois de noyer étant devenu moins commun , on nes’en sert plus pour faire des sabots , si ce 11’est dansquelques provinces éloignées de Paris . Ce bois estléger, liant et se fend peu : les sabots qui en pro-venaient .étaient d’un excellent usage ; mais lesméilleurs, dit-il, que l’on fasse aujourd’hui sontde branches de*hètre.

..Le? arbres propres à faire des sabots se vendentsur.pied aux boisseliers ou aux sabotiers, qui lesabattent eux-mêmes avec la cognée,.comme on faitdes autres bois, depuis le temps de la chute desfailles jusqu’au mois de mai.

On fait des sabots avec des rondines, ou du boisFçndu par quartiers : L’un et l’autre doivent avoir 18à 20 pouces de circonférence-pour faire un gros desabots; de sorte que pour qu’un arbre puisse fournirquatre sabots de quartier, il faut qu’il ait au moins3 piedsde circonférence, et s’il esc de moindre,gros-seur ^ on ne peut en faire que des sabots-,pour lesfemmes et les jeunes gens; les plus^petjts, propresaqx en fans en jaquette, se nomment cotillon$. oucamions.

On sçiç les'qorps d’arbres par tronces de 9 à, 12

Tome II.

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i pauocf-derfrautsug^et de plus en plus courts, à me-sure que les*sabots doivent être plut petits-. Jlm {Ufbte. qni. r a : ura_4id- à 5 a pieds de> tige j ,«ùr’ 3 piedâ.d^ çirCimférence , mesurée à 1 p_dp 12 piedsdu gro* pput, pourra fournir 5 à 6 douzaines dé sa-bots, dont, les plus grands auront un pied de lon-gueur, etr les plus petits 3 ou 4 pouces ; conséquem-ment, deux de ces arbres pourront fournir une grosse,ou îa douzaines de sabots. Deux ouvriers en fontordinairement 2 douzaines par jour. Les marchandsles vendent en gros aux détailleurs par assortimens,composés de grands sabots pour les hommes, demoins grands pour les femmes, de plus petits pqurles enfansde douze à quinze ans, qui se nommentsabots de pâtres, ou il écoliers , ou d 'enfans, et enfinde cotillons ou camions , qui sont pour les enfans enjaquette.

l’our Paris , la grosse de sabots d’hommes n’estque de 8 douzaines; celle de sabots de femmes estde 12 douzaines; et celle de sabQls d’écoliers, de18 douzaines : ces différentes grosses se vendenttoutes un même prix.

Pour la province, les grosses de toutes les espècescontiennent i 56 paires de sabots , mais de difTérensprix, établis sur celui des femmes; de façon que siie prix courant de ceux-ci est de 3 o ou 3 i fr. lagrosse, celle des sabots pour hommes est de 3 fr.plus chère; ceux d’écoliers coûtent 3 fr. de moinsque ceux des femmes ; les bâtards 3 fr. de moins queceux d’écolier?; et les camions ou cotillons, 3 fr.de moins que les bâtards.

Les sabotiers commencent par abattre les arbresà rase terre avec la grande cognée, comme les bû-cherons abattent les arbres dans les forêts , obser-vant les mêmes saisons pour ne point endommagerles souches, et mettant, quand la saison presse, lescorps d’arbres ébranchés en gros tas , pour qu’ils nese dessèchent point trop. Quand ils ont abattu uncertain nombre d’arbres, ils les coupent par tron-çons avec la scie , qui est quelquefois un passe-par-tout, souvent montée et dentée comme celle descharpentiers, depuis un pied de longueur jusqu’à4 pouces. Si les billes sont trop grosses, on les fendavec le contre, à l’aide de la masse, ou avec le ci-seau , qui n’est proprement que la lame d’un coutresans manche.

Une tronce de 2 pieds et demi de circonférencepeut être fendue en deux pour faire une paire desabots ; mais si elle n’a qu’un pied et demi, on n’enpourrait faire qu’un seul pour homme.

On ébranche le sabot sur le billot, avec la hacheet l’erminette , celui du pied droit dans un sensdifférent de celui du pied gauche. Pendant que l’unfait cette ébauche, l’autre creuse les sabots, en com-mençant à les percer avec la vrille ou amorçoir, en-suite avec de larges tarières, puis les évide avecdes cuillers ; le perceur ébarbe ensuite les bordstranchans du sabot et efface les filons de la cuilleravec un crochet tranchant, qui s’appelle rouette. .Untroisième.ouvrier finit l’extérieur du sabot avec leparpir,. qui est un couteau tranchant, attaché parune boucle à un banc solide. A mesure que les sa-baffvS<Mçt /aits , on les.arrange par lits dans la loge,eton.Jes couvre de copeaux pour empêcher qu’ils

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