SAP
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petites pierres, et un peu frai»}.mais ou peut le CùJ*, la Jûuge ;il est tendre, élastique , et d’une durée
tiver aussi avec succès sur un soi de médiocre qua-lité. il n’exige pas beaucoup de profondeur, parceque ses racines s’enfoncent peu ; cependant il vientbien mieux dans les terrains qui ont du fond,.et quipar conséquent conservent, mieux l’bumidité quedans les sols superficiels, fais terrains fangeux .et li-moneux ne lui conviennent pas, et il vient mai dansles sables secs, où d’ailleurs il est exposé à être ren-versé par les vents. Il prospère et parvient à ungjipd accroissement dans les climats froids et tem-pérés., «1; on en voit de belles forêts sur les mon-tagnes très-froides, où ses branches, assez flexibles,11e S5 laissent pas rompre facilement par la chargedes neiges et des frimas. Cependant,l’épicéa n’ac-quiert point, dans les climats glacés, la hauteur nile diamètre auxquels il parvient dans les climatstempérés
Abris. — Dans sa jeunesse, il aime, tomme tousles arbres résineux, les abris qui répandent uneombre momentanée, et il supporte très-difficilementles chaleurs constantes dans les pentes nues desmontagnes exposées au midi. 11 souffre aussi, à cet.âge , des hautes herbes, lorsqu’elles sont trop mul-tipliées.
11 est donc avantageux de ne lui donner pourabri que des plantes qui fournissent une ombre lé-gère , ou de les placer de manière qu’elles ne puis-sent étouffer les semis. On sème de l’avoine avec lesgraines de picéa ou des graines de genêt commun,qui fournit un meilleur abri; ou bien, si les loca-lités le permettent, on plante des rangées de topi-nambours de l’est à l’ouest.
Exploitation. — V. , à cet égard, au mot Ex-ploitation des forêts d’arbres résineux, ce qui con-cerne le picéa.
Cet arbre, lorsqu’il est placé dans des circons-tances favorables, acquiert en 100 et 120 ans toutesles qualités qui en rendent la coupe avantageuse,soit qu’on le destine aux coustructious, à faire desplanches ou à brûler; mais il vit et continue decroître pendant bien plus long-temps. On a coupédes picéas de 200 ans qui étaient encore parfaite-ment sains; cependant on a fait la remarque que lesjiscéas se pourrissaient plus tôtque les sapins. M. Ilar-tig en a fait abattre qui avaient i 5 o ans, sur desterrains- de bonne nature, mais un peu frais., et Uen. a trouvé un grand nombre qui étaient gâtés. Ilsavaient 160 pieds de long et 5 pieds de diamètre àla base 5 mais ou ne pouvait en tirer des pièces deJO.pieds dans la partie inférieure, à cause ,de la ver-moulure. On n’a pas à craindre cet effet dans lesterrains'de bonne qualité, qui sont plus secs qu’hu-mides, et le bois y est en général plus ferme.
Il n’y a pas, comme on le voit, une grande dif-férence entre l’accroissement de l’épicéa et celui dusapin; et on peut les exploiter à-peu-près aux mêmesâges.
Qualités.et usages. -1— Le bois du picéa diffèrepeu de celui du sapin commun, et il est employéaux mêmtes usages, c’est-à-dire à des constructionsà Pair et dans l’eau, à la mâture et à faire des plan-ches, des solives, des chevrons, de la volige, etc.Sa couleur est d’un blanc tirant sur le jaune ou sur
Tome IL
qui varie suivant le terrain. Si le sol est humide,le picéa croit très-promptement; mais le bois estmou, spongieux et facile à se corrompre.
Sa pesanteur.est plus faible que celle du sapin,ainsi qu’il résulte des expériences des auteurs ci-après :
NOMS DES AUTEURS.
Mussenbroeck.
Hartig {tronede 100 ans).Werneck {idem).. . .Hartig {tronede 60 ans).Idem {idem de 40 ans).Werneck {boisdela cimd)
Termes moyens. ,
POIDS
PAR
PIED
CUBE.
vert.
demi-sec
sec.
1W.
ODC-
11t. onc.
1ÎT.
0 oc.
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33
33
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i3
64
1 1
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2
12
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33
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33
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9
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>3
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5 7
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Le retrait de ce bois par le dessèchement est à-peu-près le même que celui du sapin.
Comme bois de chauffage, il paraît préférable àcelui du sapin; car, d’après les expériences deM. Hartig, sa valeur sous ce rapport serait à celledu sapin comme 1211 à 1079. Elle est à celle duhêtre comme 1079 à i 54 o.
Le cliarbon du picéa serait aussi de meilleure qua-ité que celui du sapin, sa valeur étant à celle clece dernier comme 1 176 à 1 127 , et à celle du char-bon de hêtre comme 1176 à 1 6 qo.
Ses cendres fournissent à-peu-près autant de po-tasse que celles du sapin. V. Potasse.
Il donne une grande quantité de résine, dont onfait U poix blanche, ou pour mieux dire la poixjaune, appelée à Paris la poix de Bourgogne . Elles’obtient par des incisions faites à l’écorce et auxpremières couches ligueuses. La récolte s’en fait enété. V. Résine.
L’écorçe du picéa. est assez estimée pour tannerles cuirs. En Allemagne , on l’emploie à défaut d’é-corce de chêne , ou bien 011 la mêle avec cette étorcedans une certaine proportion. On l’enlève des arbresde moyenne et de petite dimension, que l’on des-ine à des constructions à sec, et que l’on abat dansle temps de la sève pour la lever plus facilement.Celle des gros arbres a moins de prix ; mais danstous les cas l’écorce du picéa est bien inférieure àcelle du chêne. V. Ecorce .
M. Desfontaines rapporte, d’après Linnæus , lesusages auxquels les Lapons emploient le picéa.
« Ils fabriquent des cordes avec les racines. Pourcela, ils choisissent celles qui sont longues et grê-les; ils les dépouillent de leur écorcé, les fendenten plusieurs lanières, les courbent en cérceiux etles font bouillir pendant uneAu 2 heures dans un mé-lange d’eau et de cendre ; ils les raclent chaudes avec
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