SAU
SAU
lice, salzo , sdlciof en allemand, tsfide,- wiçdç^fçl-ber> t werfl; en flamand ? wilgé , wcde^_ en'esj'iagnq),sauze, ialgaeiro-; en ariglalS, y/îïïoyv, -wtlhfç, w/-tàyf eu swédcfis, M*idéf en angloesaxon, ysitltig.«La plupart de' ces dénominations, dit PoinsynetdeLirry ,sans en excepter l'hébraïque, signifient l’ar-bre hespérien, l’arbre de la nier occidentale > carivid, dans les difFérensidiomes gothiques, désignel’Occident,et quelquefois l’Océan, considéré commele lit du soleil couchant. » Le mot saule, est-ildit dans là nouvellè édition dés Arbres et arbustesde Diihàmel, parait avoir, été emprunté du motlatin salirçy sauter, s’élancer, à cause de l’accrois-sement rapide de ces arbres, qui semblent s’élancer<lu sein de la terre ayec une célérité peu commune,sur-tout aux végétaux ligneux. C’est’, en effet,, cequi résulte des explications que donne Calepin dansson dictionnaire : Salicc , arbor nota à saliendi,bac est j crescendi celeritate dicta y nam sive sala,sive casn terne impacts , statim surgit.
Histoire. — Cet arbre a été souvent célébré parles peëtes latins ; Virgile, Horace , Ovide et Juvé-nal en parlent dans plusieurs occasions, et c’estpresque toujours pour faire connaître quelques-unesde ses propriétés ou quelques-uns de ses attributs.
Virgile le désigne, dans sa première églogue,comme fournissant du miel aux abeilles et une pâ-ture aux clièvîes.
• •••■•* . Sepes
Hybtceis apibus florem depasta salicti.
. Non , me pascente, capellœ;
Floreutem. cylisum , etsalicds carpetis amaras.
lout le monde se rappelle ces deux vers de satroisième églogue, où il exprime si bien l’agacerieîle la jeune Galatée , qui fuit derrière les saules aprèsavoir jeté une grenade à son berger :
-lia lo me Gala te a petit, ladciva pue lia :
Et fugit ad sa lices, et se cupit antè videri.
Il assigne aux saules les terrains aquatiques, quileur conviennent, dans ce vers que nous avons déjàcité en parlant de l’aune :
Fluminibus salices crassisque paludibus alni
Nascuntur. .
Georg. , lib. IX.
Dans celui-ci , il exprime combien le saule doit lecéder à l’olivier :
Lenta salie quantum pallenti cedil elivce.
Enfin ce poëte en parle dans plusieurs autres en-droits, et il nous apprend que Priape était repré-senté avec une faux de bois de saule :
Et cuslos furum atque atiuni , cum falce salignS ,
Hellespomiaci seroet tu te la Priapi.
Ovide le compte au nombre des arbres qui vin-rent se ranger sur l’Hémus au son de la lyre d’Or-phée , et il lui donne l’épithète qui exprime que cetarbre est l’ami des fleuves :
Amnicoltcquc simul salices , et nquatica lotos.
Metam., lit). X.
79 *
lusieurs espèces de saules ; le premier eu désignéûit ’j^et f, iï îait un _crand, ças de. eçs ^rbres, qu’il re-garde comme les plus utiles parmi les,ambres aqua-tiques , sans eu excepter lç peuplièr ui memel’aune; it "indique leurs, usagqs. Les uns, dit-il,fournissent de très-longues perches pour soutenirles vignes, et des liens avec leur écorce; d’autres,des baguettes employées à divers usages ; quelques-uns, des menus brins pour la fabrication des cor-beilles, etc., etc. Plus on coupe le saule, ajoute-t-il,lus il produit de bois , et plus on le tond , plus itevient épais : Ccedua salici fertilitas , densior tan-surd. De toutes ces considérations, il conclut quec’est un arbre à ne point négliger, et qu’il n’en estpoint qui soit d’un profit plus sûr, qui cause moinsde dépense et qui craigne moins les injures des sai-sons : Nullius quippè tutior est reditus , minorisvtimpendii, aut tempeslatum securior. Aussi Catondonne aux saules le troisième rang parmi les biensde la campagne, et il les place même avant les oli-viers , les blés et les prés : Tertium locum ei in œsti-matione ruris Cato attribuit, prioremque quàm olive-tis, quàmque frumento , autpratis, {Plin., lib. XVI,cap. XXXŸlIl) Les espèces de saules citées parcet auteur et par les anciens naturalistes ne sontpoint assez bien décrites pour être facilement déter-minées aujourd’hui; cependant le traducteur de-Pline en a fixé quelques-unes d’après les indica-tions du texte latin, telles que le saule-osier, lesaule blanc , le saule à feuilles d’amandier, le petitsaule-osier, le saule-hélice.
Description du genre. — Les caractères de cegenre sont d’avoir des fleurs dioïques, rarementhermaphrodites; les fleurs mâles en chatons; unefleur sous chaque écaille qui tient lieu de calice;point de corolle; une glande cylindrique, tronquée,au centre de la fleur ; une à cinq étamines ; lesfleurs femelles disposées en chatons comme les mâ-les; un style court; deux stigmates ; une capsulebivalve, polysperme, à une loge; les graines très-petites, garnies d’une aigrette.
Ce genre est composé de quelques arbres, et debeaucoup d’arbrisseaux et de très-pètits arbustes.Les feuilles sont simples, entières, ou légèrementdentées, accompagnées très-ordinairement de deuxstipules axillaires, foliacées, très-caduques, quel-quefois persistantes plus ou moins long-temps :les feuilles prennent alors le nom d "’auriculéesou à'appendiculées. Les chatons sont ou termi-naux ou latéraux; les bourgeons ne sont pointvisqueux comme ceux de peupliers; ceux des fleurssont composés d’une grande écaille coriace, brune,concave.
« Le genre saule, dit M. Desfontaines, est très-naturel et très-distinct ; mais il n’en existe aucundont les espèces soient aussi difficiles à bien con-naître, parce qu’elles sont très-multipliées, etqu’elles offrent des variétés sans nombre, suivantla nature des terrains où elles croissent. La plupartd’uilleurs étant dioïques, et le mâle ayant souventun aspect différent de celui de la femelle, on estexposé à les prendre pour des espèces; erreurs d’au-tant moins faciles à éviter, que les fleurs sont passéesà l’époque où les feuilles ont pris tout leur déve-