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Si on le pratique avec soin , il épargne les souchesdes essences autres que celle du chêne, comme cettedernière même. Il n’exi' e pas aussi impérieusementune bonne exploitation que lé sartage à feu courant.Il épargne plus que celui-ci les semences qui peu-vent setronver sur la surface du sol ; il permet dereserver des baliveaux en tel nombre qu’on peut lejuger à propos ; il n’apporte point d’obstacle à la re-production des premiers jets , et il est moins sujet àoccasionner des incendies.
Mais dans ce mode d’essartage , il y a à premdregarde
t». Que l’essarteur 11’enlève le gazon à une tropgrande profondeur , abus fréquent, et dont il résulteque les racines sont ou coupées, ou écorchées, oulu moins mises à découvert, pendant les 2 ou 3 moisdes plus grandes chaleurs;
2 0 . Qu’il n’endommage pas les petites souchesintermédiaires;
3 °. Qu’il ne creuse pas trop près des souches etne les déchausse;
4 °- Qu’il ne place pas ses fourneaux auprès dessouches, dont quelques-unes des principales racinespourraient être par là plus ou moins desséchées ;qu’il 11e les établisse pas , par exemple, à moins de7 à 8 décimètres, ce qui exclut à la vérité ce moded’essartage des parties de bois où les souches sont àmoins de 16 à 20 décim. (6 à 7 pieds, ies unes des• uitres , et ne le permet que dans tes parties plusclaires;
5 *. Que l’essarleur n’enlève pas le gazon des en-droits où il se propose d’asseoir scs fours, parce qu’aumoyen de ce gazon restant sous les fours, la cha-leur pénètre moins avant en terre , et atteint parconséquent moins facilement les racines ;
6°. Que lorsque les fours sont éteints, on ne sepresse pas d’en répandre les cendres encore brû-lantes, et sur-tout qu’on 11e les jette pas sur lessouches ;
7°. Que ce mode d’essartage ne soit jamais prati-qué dans les pentes escarpées , où souvent le roc estresté à nu par l’effet des pluies , qui ont lavé cespentes et en ont entraîné les terres. Là, il faudrait11e point essarter du tout; mais si on se décide àpermettre l’essartage , du moins faut-il que ce nesoit qu’a feu courant, attendu que, par ce derniermode, la terre est rendue moins meuble.et moins fa-cile à être emportée que pir l’essartage à feu couvert,qui réduit les gazons en cendre.
M. l’inspecteur général examinait si, au moyendes précautions ci-dessus indiquées, on pouvait to-lérer l’usage de l’essartage à feu couvert, beaucoupplus dangereux par l’abus qu’on peut en faire que l’es-sarmge à feu courant, et il pensait qu’on ne devraitpas hésiter à le supprimer, si les bois communauxde l’inspection de Charlevitle , les seuls dont il.s’a-gisse ici, étaient moins bien surveillés. Il aurait,sans cette circonstance , considéré l’essartage à feucouvert comme un défrichement insensible, devant,avec le pâturage illimité, tel qu’il s’exercait avantl’organisation forestière , opérer un jour la destruc-tion des forêts et la ruine du pays; mais la surveil-lance soutenue et éclairée des agens lui a paru au-toriser assez de confiance pour qu’on pût permettre
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l’essartage à feu couvert dans les parties vides et de-garnies J’ où le sol s’est gazotiué, et il l’a considéré Tdans Oè cas, comme pins avantageux aux habitant,et n’entraînant pas plus ■d’rncQflvgniens que celui àfeu courant, et même moins onyprpcède avec tou-tes les précautions qui viennent d’être indiquées.
C’est par suite de ces renseignetnens et des obser-vations de M. le préfet des Ardennes , que l’Admi-nistration des forêts a demandé que le sartage à feucourant fût permis dans les ooupes à blanc -ét<x ,avec la faculté de faire une seule récolte en seigle,et que le sartage à feu couvert ne pût avoir lieu quedans les endroits vides,, dégarnis de bois ou clair-semés, aussi avec une seule récolte , et à la chargepar les habitans de repeupler en bois cas endroitsvains et vagues^ aussitôt après la récolte et sous lasurveillance des agens forestiers.
Il intervint un décret , le 8 octobre i 8 i 3 (V. auRecueil) , qui a fixé le dernier état des choses , et quiporte que les communes du département des Arden-nes sont autorisées à employer l’essartage, soit à feucouvert, soit à Feu courant, dans les coupes annuel-lement assises dans leurs bois , suivant la nature etla situation des coupes, et que le préfet déterminera,chaque année , d’après les renseigiremens des agensforestiers, les parties où les feux courons et les feuxcouverts pourront avoir lieu-
Quant à la peine à infliger en cas de contraien-tion , nous devons observer que le décret du 3 o fri-maire an i 3 , ayant déclaré comme non avenu l’ar-rêt du conseil du mois de juin 1760, en ce qu’ilavait modéré les amendes dans la ci-devant princi-pauté de Château - Regnauld, c’est sur l’ordon-nance de 1669 que doivent être basées les peines àprononcer pour les différens délits qui peuvent êtrecommis dans les bois de cette localité , etqu’ainsiceux qui y allument des feux sans autorisation setrouvent passibles des peines prononcées par l’arti-cle 32 du tit. XXVII de l’ordonnance de 1669. V,un Arr. de la C. de cass., du 26 décembre 1806.
Quelques réclamations s’étant élevées de nouveaude la part de plusieurs communes pour obtenir ex-clusivement le sartage à feu couvert, elles furent re-jetées par une décision ministérielle du 9 avril 1823,qui ordonna que les dispositions du décret du 8 oc-tobre i 8 i 3 seraient maintenues et exécutées. 3 '., aumot Succession de culture, ce que nous disons dusartage sous le rapport de la reproduction.
SAUCISSONS. Dans le génie militaire, on ap-pelle saucissons des fagots de bois vert garni defeuilles , d’un pied de diamètre , d’environ 20 piedsde longueur, et reliés de 9 en 9 pouces par de bonnesharts. Ils servent à revêtir les batteries d’artillerieet tout ouvrage de terre auquel on veut donner unesolidité suffisante pour durer pendant plus d’unecampagne. On en fait aussi de 8 ponces de diamètrepour le revêtement des ouvrages.
Ces bois sont ordinairement pris par réquisitiondans les forêts, ainsi que les Fascines. V. ce mot.
SAULE , salix. Genre d’arbres de la dioéciedian-drie et de la famille des amentacées, qui comprendun très-grand nombre d’espèces.
Dénomination. — 11 se nomme en hébreu , ha-rah ; en grec . itea ; en latin, salix; en italien , sa-