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en dessus, soyeuses en dessous; les bourgeons lan-céolés, velus.
55 °. Saule auriculé , salix aurita; en allemand ,salbeyblattrige weide; en anglais , sage leaved wil-low ; arbrisseau qui croît en France , et dont lesteuilles sont ovales, arrondies, terminées en pointerecourbée, ondulées et dentées vers le sommet,vertes en dessus, pubescentes, blanches, velues etveinées en dessous; les stipules un peu en cœur àleur base, dentées; les capsules lancéolées, pédi-culées, les stigmates sessiles.
36 °. Saule-Marceau, sali:x cuprea; en allemand ,saal -weide; en anglais , common sallow. C’est uneespèce qui compte plusieurs variétés de diversesgrandeurs, et qui est très-répandue en France ; ellea les feuilles ovales, acuminées, dentées, ondées,tomenleuses en dessous ; les stipules presque enforme de croissant, les capsules larges.
Espèces a feuilles d’orme, ulmifolia,
37°. Saule flexible, salix viminalis (l.in.) ;en allemand , korb weide ; en anglais , lioop willow;arbrede moyenne grandeur, très-répanduenFrance,et dont les feuilles sont presque entières, linéaires-lancéolées , très-allongées , blanchâtres et soyeusesen-dessous, les poils des écailles du chaton pluslongs que le bourgeon.
38 °. Saule blanc , salix alba (Lin.); en alle-mand, weisse weide ; en anglais , common whitewillow-tru; grand arbre très-important et très-ré-pandu en France , dont les feuilles sont lancéolées,acuminées, dentées, soyeuses des deux côtés; lesdentelures inférieures glanduleuses, les stigmatesdivisés en deux parties.
39°. Saule a feuilles étroites , salix angusti-folia ; arbrisseau des Pyrénées, dont les feuilles sonttrès-étroites, pétiolées, roulées sur les bords, to-menteuses et blanches en dessous; les capsules gla-bres , fila mens bifurques.
Observations générales.
O11 voit, par cette liste, qui pourrait être augmen-tée encore de plusieurs espèces , combien le genresaule est nombreux, et combien ses espèces varienten hauteur et en grosseur. Depuis le saule blanc et lesaule-marceau, qui forment des arbres d’une gran-deur assez considérable, jusqu’au saule rampant, ily a des degrés intermédiaires, qui conduisent de l’unà l’autre insensiblement. C’est une des singularitésde ce genre , si remarquable d’ailleurs par les usagesvariés, par les formes et par les jouissances qu’ilnous procure. Les saules embellissent et ombra-gent les bords des ruisseaux et des rivières, s’op-posent aux éboulemens et servent de digue au ra-vage des eaux; ils servent à fixer et à fertiliser lessables, repeuplent les terrains marécageux, et vien-nent mêler leur ombrage et la couleur variée deleurs feuilles à ceux des autres arbres dans les jar-dins et parcs d’agrément. Quelques espèces, tellesque le saule-marceau, le saule blanc et le saule-osier,prennent place dans les forêts , remplissent les vi-des des taillis et procurent toujours des produitsabondans; d’autres s’élèvent jusque sur le sommetdes montagnes , où ils semblent annoncer le dernier
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effort de la végétation. La facilité avec, laquelle lesarbres de cette famille se propagent dans les ter-rains et les climats les plus opposés , et l’influencede ces diverses situations sur les espèces qui passentde l’une à l’autre, ont donné lieu à cette infinitéd’aspects sous lesquels ils se présentent aux re-gards de l’observateur, et à l’embarras, pour nepoint dire à l’impossibilité, de les reconnaître et deles déterminer d’une manière fixe et invariable.
Il n’est point d’arbres qui exigent moins de soinspour leur culture, et qui se propagent avec plus defacilité. Ils sont doués d’une telle force de végéta-tion , qu’une simple baguette ou un piquet plantéen terre , quel que soit le sens dans lequel on l’aitenfoncé , reprend et produit un arbre. Cette facilitéde multiplication a donné lieu à une expériencetrès-curieuse, qui fait connaître le mouvement dela sève dans les arbres, et qui réussit mieux sur lessaulesque sur toute autre plante ; elle consiste à con-vertir les branches en racines, et celles-ci en branchesen retournant un jeune arbre et plaçant sa cime enterre. La semence légère des saules que le vent em-porte au loin, est un autre moyen de multiplication,à l’aide duquel ils sont propagés ù tant de distanceet de hauteur.
Les vieux saules, ainsi que tout le monde le sait,produisent une grande quantité de branches, quoi-que leur centre soit complètement creux, et quesouvent il n’y ait qu’une petite lanière d’écorce pourporter la sève à leur tête.
Les saules sont d’une grande utilité et d’un grandproduit. Ils servent à peupler des terrains considé-rables sujets aux inondations pendant l’hiver; ilsfavorisent l’élévation du sol, et consolident par leursnombreuses racines les bords des fleuves et des rivièrescontre les efforts des eaux, garnissent utilement,et affermissent les îles et les îlots qui se trouventau milieu des eaux, fixent les bords maritimes etles dunes. C’est sur-tout avec les osiers que l’onparvient, en Hollande et sur les bords du Rhin , àpréserver ces pays des inondations. Tls fournis-sent , par leur exploitation , des produits considéra-bles , et des objets de première nécessité pour les tra-vaux de la navigation et pour une infinité d’usages.
Les grands saules ne sont pas moins précieux parleurs produits : voici à cet égard une note qui m’aété communiquée, en 1808, par M. Schultz, agentforestier, et que j’ai déjà insérée dans ma traductionde Burgsdorf. cc Dans mon arrondissement, j’ai eul’occasion de faire des remarques sur les produitsconsidérables de certains cantons plantés en saulesqu’on exploite en têtards. M. Baudrillart ne serapeut-être pas fâché d’en voir un petit aperçu, quej’extrais d’une Description forestière dudit arron-dissement. Mes remarques ont été faites dans undistrict de la forêt de Kuhkopf, située sur le borddu Rhin , qui l’inonde plusieurs fois dans l’annéesans pourtant que les eaux y séjournent long-temps.
33 J’ai trouvé, en terme moyen , qu’un hectare deces têtards, bien planté, contient 625 pieds desaules, qui produisent, tous les 8 ans, 325 o perchesou branches de 10, 12 et 1 5 mètres de hauteur,dont :