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Tome second.
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*> 625 perches de première classe, du produit, cha-cune , de 7 fagots ayant 1 mèt. 20 centimct. de longsur j 5 centimèt. de large; ce qui fait» 1,000 idem de deuxième classe, pro-

duisant, chacune, 3 fagots. 3 ,000

>3 1, 6^5 idem de troisième classe, ci. . i, 6 î 5

Total.9,000

» Le produit d’un bon hectare de saules têtards,dans la force de leur âge , est donc, tous les 8 ans,de 9,000 fagots, équivalant, d’après les expériencesque j’ai répétées, à 200 stères et 2,725 fagots; ce quidonne pour le produit d’un hectare , en 100 ans, laquantité de ii2,5co fagots, ou 2,5oo stères et34,000 fagots. Ce produit étonnant est bien au-dessus de tout ce que peut rapporter, dans le mêmelaps de temps, uft.hectare de haute futaie. Le boisde pin , qui , de toutes les essences , produit le plusde bois en futaie, ne saurait donner , dans les meil-leurs fonds , et parfaitement traité, que 1,700 stèreset 5,000 fagots en 120 ans par hectare. Il s’agit, àla vérité, dans ce calcul pour les saules, d’un hec-tare de la meilleure qualité ; mais j’observerai aussiqu’il est encore au-dessous du produit réel, parceque, dans tous les calculs de ce genre, j’aime mieuxrester au-dessous de la vérité que de la dépasser. Ondoit être surpris, vu les avantages de semblablessaussaies , de trouver des propriétaires et des com-munes assez indifférens pour 11e pas chercher à uti-liser de cette manière beaucoup de terrains aquati-ques, dont la plantation 11e leur coûterait que quel-ques milliers de plançons. »

M. de Perthuis a comparé le produit d’un arpentde saussaie bien placée, bien plantée et bien con-duite , avec celui d’un arpent de taillis placé sur unbon fond; il a trouvé qu’à 14 ans le produit dupremier était à celui du second dans le rapport de8 à 1 , et qu’à 4 aiis le produit d’un arpent d’osierétait à celui d’un arpent du même taillis dans lerapport de 4 à 1. Mais cet auteur veut qu’on étêtele saule pour le rendre susceptible du plus grandproduit, et son calcul a été fait sur des saules ainsiconduits. Au surplus, il observe , avec raison , quetoutes les localités 11e sont pas favorables à l’établis-sement des saussaies; que par-tout où le bois dechauffage est à vil prix, il n’y a point d’avantage àen établir; qu’aussitôt que la corde vaut 12 à i5 fr.sur place, il est utile d’en élever pour son usage;que lorsqu’elle est plus chère, on peut en faire unobjet de spéculation, sur-tout dans les pays vi-gnobles.

Comme arbres d’agrément, les saules figurentavec avantage dans les jardins anglais. 11 y a peud’arbres, dit Duhamel, d’un plus beau port qu’unsaule vigoureux à qui l’on a ménagé une belle tige.Ils peuvent servir à décorer les parties marécageusesdes parcs ; car si le lieu est trop humide pour qu’onpuisse s’y promener, on a du moins l’agrémentd’avoir de beaux points de vue. Le feuillage argentédu saule blanc est très-agrcable à l’œil. Le saule-pleureur ou de Babylone , dont les rameaux nom-breux et flexibles pendent jusqu’à terre, a un as-

pect très pittoresque et très-propre à l’embellisse-ment des parcs. On le plante au bord de 6 eaux etdans les lieux solitaires. C’est aussi l’arbre consacréaux tombeaux.

Culture.

Les saules se multiplient par leurs semences etsur-tout de boutures et de drageons. On en trouvequelquefois des milliers de plants dans les terres,les prés, et sur les bords des ruisseaux, qui pro-viennent de graines répandues naturellement. Maison ne fait point de semis de saules, parce qu’ilsreprennent très-facilement de boutures.

Terrains , climats et situations. — Les saules seplaisent dans les lieux les plus humides, sur lesbords des ruisseaux, des mares et des ravins, etdans la terre des marais; cependant ils ne profitentpas très-bien quand ils sont submergés ou plantésdans un fond de tourbe. On voit des saules danstoutes les situations et dans tous les climats.

Des boutures. — V. Bouture , et ce que nous enavons dit en parlant de la culture des peupliers. Du-hamel recommande les précautions suivantes quandon plante des saules dans des prés, a Lorsqu’on amis en terre les plantards, c’est-à-dire des bouturesde 10 à 12 pieds de haut sur au moins 6 pouces decirconférence vers le milieu , il faut faire à 2 ou 3pieds de distance des plantards un fossé dont on re-jette la terre du côté des plantards ; si ces fossés re-tiennent en partie l’eau , on peut être assuré que lessaules y viendront à merveille.

33 Pour faire une plantation de saules, on coupedes perches pendant l’hiver, on met le pied de cesperches dans l’eau. Au printemps, avant que lessaules aient poussé, on réduit ces perches à 10 ou11 pieds de longueur ; on en appointit le gros boutavec une serpe, et pour les planter, on fait destrous en terre avec une pièce ou grosse cheville defer qu’on enfonce à coups de masse; on place en-suite dans ces trous le gros bout des plantards jus-qu’à tin pied et demi ou deux de profondeur, afinque le vent ne les renverse pas; au reste, il faut'bienprendre garde de ne point meurtrir l’écorce desplantards, car il se formerait des chancres aux en-droits offensés.

33 Quoique les saules soient des arbres aquatiques,quelques espèces qu’on nomme osiers, ne laissentpas de venir assez bien dans les vignes; mais alorson les étête à un demi-pied de terre, et on les plantede houssines grosses comme le doigt.

33 On plante les osiers que les vanniers emploientde la même manière que l’on plante la vigne ; ilfaut que le terrain soit élevé de 2 à 3 pieds au-des-sus de l’eau et entouré de bons fossés ; on leur donneun labour aussitôt que l’on a cueilli l’osier, etdans le courant de l’année, on a soin de détruirel’herbe qui croît dessous. Ces osiers n’ont point detige; on les étête comme ceux des vignes.

33 Les saules qu’on plante dans les vallées sur laberge des fossés peuvent être élevés à haute tige ouétêtés à 8 ou 10 pieds de haut : alors on les appelletêtards.

>3 Les saules à feuilles larges, qu’on nomme mar-

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