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que les arbres prennent leur entier accroissementdans l’endroit même où on dépose la semence ;mais pour planter des avenues, des quinconces, etc.,il faut nécessairement élever les arbres en pépi-nière, afin que lorsqu’ils sont parvenus à une cer-taine grandeur , on puisse les arracher et les replan-ter dans le lieu de leur destination. Dans le premiercas , il y a de l’avantage à répandre la semence telleque l’arbre la fournit ; mais dans le second , il estquelquefois convenable de ne la mettre en terrequ’après qu’on l’aura fait germer , pour en retran-cher le pivot.
Retranchement du pivot. — Cette racine est utileaux arbres, et les affermit contre les efforts duvent; cependant elle est très-préjudiciable, à ceuxqu’on doit transplanter. Quand une racine a étécoupée, elle ne s’allonge plus ; elle produit des ra-cines latérales, qui s’étendent horizontalement dansla terre. Or, pour se procurer des arbres qui aientun bel empâtement de racines, il faut, après avoirfait germer les semences, rompre la radicule avantde les mettre en terre : que l’on supprime cette ra-dicule totalement ou en partie, cela est indifférent.
Précautions pour faire germer les semences. —Comme les noix , les amandes et autres fruits ànoyaux se conservent assez long-temps sans ger-mer , on les mettra dans du sable un peu humide :il sera même bon de les visiter vers la fin de fé-vrier ; car si lesgermes ne se montraient pas alors, onferait bien d’humecter un peu le sable, et même demettre les vases qui contiendront ces semences, oudans une couche, ou dans un lieu chaud, pourtaire en sorte que les germes se trouvent suffisam-ment allongés vers la fin d’avril, et qu’on puisse enrompre la radicule en les mettant en terre. Quel-ques-uns arrangent ces semences tout près les unesdes autres, sur la terre d’une planche de potager,puis les recouvrent avec des ais qu’ils chargent depierres, et le printemps venu , ils trouvent ordinai-rement ces semences suffisamment germées.
Il n’en est pas de même des glands , des châtai-gnes, de la faine, etc.; car si on mettait ces se-mences sur une terre qui ne fût pas sèche, ou dansdu sable humide , non-seulement elles germeraient,mais souvent elles pousseraient de longues racines,et tout alors serait perdu. V. Chêne, Stratificationet Semis .
SEMESTRE ( COMETES DE. ) Y. VInstructiondu ; 7 mai 1 8a3, au Recueil , t. III.
SEMINAIRES. V. Bois des communes, Hospiceset autres étahlissemens publics.
Les anciens nommaient assez convenablementséminaire ce que nous appelons aujourd’hui Semis .V. ce mot.
SEMINAL , seminalis. ( T. de bot. ) Q ui a rap-port ou appartient à la graine.
SÉMJNATION, seminatio. ( T. de bot.) C’est,à proprement parler, la dispersion des semences oudes graines des plantes. La nature, pour opérer ceteffet de la manière la plus convenable à la propa-gation des espèces, a muni les semences d’ailesmembraneuses, de crochets ou d’aigrettes, a en-duit les autres d’une humeur visqueuse propre à lesattacher aux corps environnans; on les a renfermées
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dans des loges dont les panneaux élastiques les lan-cent au loin à l’époque de la maturité. Il en estmême dont les animaux sont le véhicule, et qui,par un assez long séjour dans leur* intestins , neperdent point la'faculté de germer. Ainsi, le vent,les courans d'eau , les animaux , la force d’élasti-cité des loges qui renferment les graines , et plu-sieurs autres causes, concourent sans cesse à ladispersion des semences. Y. Physiologie l'égét.,re, section , où il est parlé de la sémination ou dis-sémination. Y. aussi Semis natuiel.
SEMIS, du latin semen, semence. Ce mot se ditde la mise en terre des graines dont on veut obtenirdes productions, et de l’endroit même où l’on a seméces graines. Il s’applique aux semences d’arbresd’une manière plus particulière qu’aux semences desautres végétaux.
La voie des semis est celle qui fournit des sujetsen plus grand nombre , de la plus belle venue, dela plus longue durée : c’est celle qu’on doit em-ployer de préférence toutes les fois que cela est pos-sible.
Cette observation s’applique sur-tout aux culturesforestières, où ce mode de propagation produit desarbres qui parviennent à tout l’accroissement dontils sont susceptibles, qui résistent aux efforts desvents par leur pivot, qu’ils enfoncent dans le seinde la terre, et qui fournissent, en général, une qua-lité de bois supérieure à celle des arbres plantés ;enfin la multiplication des arbres parla voie des se-mis est la plus naturelle et ordinairement la pluséconomique. Y. ce que nous avons dit à cet égardà l’article Plantation .
Comme nous avons traité , sous les mots Clai-rières, Graines forestières, et sur-tout à l’article Tra-vaux, des dispositions réglementaires à observer parles agens forestiers pour l’exécution des divers tra-vaux dans les forêts, pour le paiement des dépenseset les contestations auxquelles l’exécution des mar-chés peut donner lieu, nous n’aurons à nous occu-per ici que de l’objet matériel des semis.
Cet article sera en quelque sorte le résumé desdivers articles de culture par voie de semis qui setrouvent dans ce Dictionnaire, à la suite de cha-cune des espèces d’arbres dont nous avons parlé.
On distingue dans les forêts deux sortes de se-mis : le semis artificiel, celui qui s’exécute par lamain des hommes , et dont il sera principalementquestion ici ; et le semis naturel , celui que la na-ture exécute d’elle-même , et qu’on appelle aussisémination.
PREMIÈRE SECTION. — Semis artificiels.
Observations préliminaires.
Le semis artificiel a pour objet de suppléer au se-mis naturel dans les cas où ce dernier ne peut avoirlieu. Ces cas se réduiraient à un bien petit nombre,ainsi que nous l’expliquerons dans la 2 e . section ,si les forêts , et notamment les futaies, étaient con-duites d’après la méthode des coupes par éclaircie,méthode d’après laquelle la nature est appelée àfaire tous les frais du réensemencement.
Lorsqu’il s’agit d’exécuter un semis, on doit por-