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SEM
SEM
lieu un peu humide; en les plaçant dans un Heuchaud pour parer à cet inconvénient, l’huile qu’ellescontiennent sé rancit: de sorte qu’elles ne se con-servent nulle part aussi bien que dans un lieufrais et sec. V. Noyer, Hêtre .
Les semences farineuses , telles que le gland , lesmarrons, les châtaignes, germent et se moisissentdans les lieux humides; elles se dessèchent dansles lieux chauds : ce sont donc encore les lieux fraiset secs qui sont les plus propres pour leur conser-vation. V. Chêne , Châtaignier, Marronnier.
Les semences résineuses se conservent bien dansleurs cônes, pourvu que la résine qui les environ-ne ne se dessèche pas : en les tenant dans un lieufrais, les cônes ne s’ouvrent point, et la semences’y conserve. V. Sécherie.
La plus grande partie des semences fines se con-servent mieux dans leurs enveloppes naturellesque quand on les en a retirées.
Mais la méthode qui, en général, parait préférableà toute autre est celle de mettre les semences dansdu sable bien sec : ce sable, se chargeant de l’humi-dité qui s’échappe des semences, ainsi que de cellede l’air, empêche qu’elles ne se moisissent; et satraîcheur prévient que cette humidité ne se dissipeau point de trop dessécher les semences.
Une autre observation importante, c’est qu’ilfaut que toutes les espèces de semences que l’on ré-colte fraîches, soient étendues bien clair et sansdélai sur un plancher aéré , et remuées souvent, etque, lorsqu’elles sont sèches et qu’on n’en a qu’unepetite quantité, elles soient déposées dans des sacsde grosse toile, qu’on suspend en l’air. Mais si onen a une certaine quantité , on les dépose sur unplancher qui ne soit pas trop exposé à la chaleurpendant l’été, et on les remue de temps en tempspour en renouveler l’air. Il ne faut pas laisser lessemences sous le toit pendant l’été : on doit lesplacer dans une chambre sèche et un peu fraîchedans les parties inférieures d’un bâtiment.
M. Hartig a fait à cet égard des expériences quilui ont prouvé que les semences traitées de cettemanière se conservent bien mieux que celles qu’onlaisse exposées , pendant l’été , sur un grenier placésous le toit. Cette observation est très-importantepour les grands magasins de semences.
Nous parlerons plus spécialement , à l’articleSemis , de la récolte particulière des principales se-mences forestières , de la manière de les conserver,des procédés par lesquels on en éprouve la qualité,et des quantités qu’il convient d’en employer parhectare, pour les semis en plein ou en rayons.
Motifs qui obligent de conserver les semences.— La vraie saison pour mettre les semences desarbres en terre, est lorsqu’elles sont parvenues àleur parfaite maturité, et qu’elles se répandentd’elles-mêmes, sur-tout pour celles qui ne crai-gnent pas nos hivers. Ainsi les semences d’orme,de pin, de sapin, se sèment au printemps, époquede leur maturité ; tandis que les glands, les faînes ,les châtaignes, etc., se sèment en automne, parcequ’elles n’acquièrent leur parfaite maturité qu’encette saison ; mais plusieurs circonstances obligentde s’écarter de cette règle, dictée par la nature. Elle
n’est point praticable pour les graines qui viennentde loin ou qu’on veut expédier.
Quant aux raisons qui détournent de mettre enterre les semences communes, telles que les glands,les faînes , etc. , aussitôt qu’elles sont récoltées ,ce sont, i°. pour empêcher que celles qui sont unpeu délicates, et qui se montrent avant la fin del’hiver, ne soient endommagées par les gelées : onpourrait y remédier en couvrant de litière les se-mis qui ne seraient pas d’une grande étendue ; maisalors les insectes et autres petits animaux y feraientbeaucoup de dégât. 2 °. Comme ces semences doi-vent rester ordinairement une partie de l’hiver enterre avant d’en sortir , elles sont exposées à larapine de quantité d’animaux qui en sont friands ,sur-tout dans une saison où la pâture leur man-que , et communément les semis faits en automnelèvent moins épais que ceux qu’on fait au prin-temps. 3°. Dans les terres qui déchaussent, onperd sa semence lorsqu’il fait un fort hiver : cesterres se gonflent dans les temps de gelées, et ense gonflant élèvent la semence, qui reste à décou-vert lorsque le dégel arrive , et que ces terress’affaissent. 4°- Dans les terres fortes, quand l’hi-ver est humide, et que le printemps est sec, laterre battue par les pluies, puis desséchée par lesoleil, forme une croûte dure, qui empêche les tigesde se montrer : en ce cas, quand les semis ont étéfaits à la charrue , il est bon de les faire herser pourrompre cette croûte dure , avant que les arbres semontrent au dehors.
Ces raisons n’ont pas lieu pour les semences quimûrissent au printemps, qui lèvent de bonne heure:ainsi, comme nous l’avons dit, la graine d’orme,qui est dans ce cas , doit être mise en terre aussi-tôt qu’elle est tombée; car elle lève presque sur-le - champ , et les jeunes arbres qu’elle produitprennent une vigueur suffisante pour supporter lesfortes gelées, et pour ne plus craindre la plupart desautres accidens.
Les semences de l’épine blanche ne lèvent que laseconde année; mais comme elles sont assez fineset fort communes, en en répandant abondammentdans des endroits où il aura été semé d’autres bois,malgré la rapine des animaux et des insectes, ellesréussiront si bien , qu’au bout de quatre ou cinq.ans on sera en état d’en faire lever beaucoup deplants pour en former des haies. Le genevrier réussitde même.
Lorsqu’on conserve les semences du frêne pourne les semer qu’au printemps , il arrive souventqu’elles ne sortent de terre que la seconde année ;mais toutes les fois qu’on les cueille dans le moisd’octobre, et que sur-le-champ on les stratifie dansdes pots avec de la terre, elles lèvent presque tou-jours dès la première année.
On peut regarder comme une règle généralequ’il faut conserver dans du sable bien sec les se-mences qui ont une grande disposition à germer , ouqui lèvent promptement, et que l’on doit au con-traire conserver dans de la terre un peu humidecelles qui sont long-temps à sortir de terre.
Quand il y a nécessité de faire germer les se-mences. — Quand on sème des bois , on a en vue