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Tome second.
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ticles qui traitent des différentes essences fores-tières-

Chapitre Vil. — De l'exécution du semis en lui-même .

Après avoir donné les indications nécessaires surles différons objets qui doivent être pris en consi-dération avant l’exécution du semis , il convient deprésenter les règles à suivre dans l’opération mêmedes semis. Commençons par exposer les règles gé-nérales.

Première règle générale.

Quand il s’agit de semer une surface considérable,il faut commencer par diviser cette surface en plu-sieurs parties , et partager ensuite la semence desti-née à l’ensemencement total en autant de portionsqu’on aura fait de divisions sur le terrain. Au moyende cette attention, les hommes qu’on aura choisispour faire l’ensemencement auront plus de facilitépour répandre dans toutes les parties du terrain unequantité égale de graines ; si, au contraire, on né-glige cette précaution, il arrivera que, dans le com-mencement de l’opération , on sèmera trop dru outrop clair, et qu’on ne s’apercevra de sa faute que versla fin de l’ensemencement, c’est-à-dire quand onn’aura plus qu’une certaine surface à semer et qu’unepetite provision de graines à sa disposition. Le semeur,qui verra alors qu’il s’est trompé, sèmera plus clairs’il ne lui reste pas assez de semences, et plus épaiss’il lui en reste trop, et dans les deux cas il en ré-sultera un ensemencement inégal.

La division du terrain et de la graine en plusieursportions est principalement nécessaire quand il s’a-git de semeren rayons ou par places. A l’égard d’unesurface qui doit être semée en plein, si on ne veutpas la diviser en plusieurs petites portions, commenous l’avons dit, il faut au moins partager la se-mence en deux parties, employer la première moi-tié à semer le terrain suivant sa longueur, et la se-conde moitié à le semer en travers. S’il arrive quel’on n’a pas assez de graines pour terminer le pre-mier ensemencement, on peut y suppléer en pre-nant sur la seconde moitié, et faire alors un peuplus clair l’ensemencement en travers. Si, au con-traire , il reste de la semence après le premier ense-mencement, on fera le second ensemencement unpeu plus épais. Ce moyen est le plus sûr pour pré-venir l’inégalité de l’ensemencement, et en le pra-tiquant pour les menues semences qu’on n’aperçoitpas facilement sur la terre, on ne risquera pas delaisser sans semence des bandes étroites, commecela arrive quelquefois lorsqu’on fait tout l’ensemen-cement dans le même sens. En effet, si, après l’en-semencement en longueur il se trouve de ces lignesnon couvertes de semences, l’ensemencement entravers, qui se fait ensuite, leur fournira une demi-semence , qui sera suffisante pour rendre inutile unensemencement ultérieur.

Deuxième règle générale.

Dans toutes les opérations de culture forestière,il est indispensable que le forestier soit présent

depuis le commencement jusqu’à la fin , et qu’ilveille à ce qu’il ne soit rien détourné de la semence,à ce que le semis soit régulièrement fait, à ce quela semence soit convenablement recouverte; enfinà ce que toutes les opérations soient exactement etponctuellement exécutées. Le forestier doit tou-jours être la dernière personne qui quitte la placedu semis , parce que c’est à lui qu’il importe leplus que le semis réussisse. S’il néglige de sur-veiller attentivement l’ensemencement , il doitcraindre qu’on ne détourne de la semence par cu-pidité , ou que peut-être on en dérobe par méchan-ceté , et qu’enlin ses ordres ne soient fort mal oupoint du tout exécutés, soit par ignorance , soit parmauvaise volonté ou malignité.

Ces faits, dont M. Hartig et tant d’autres aveclui ont eu des exemples, sont, en effet, de puissansmotifs pour surveiller exactement l’exécution descultures forestières, et l’on sait d’ailleurs que laplupart des ouvriers qu’on emploie à ces sortes detravaux y mettent fort peu d’intérêt, si même ilsne désirent quelquefois de les voir manquer.

A cet égard, ne pourrait-on pas imposer auxagenset aux gardes une plus grande responsabilité quecelle qu’ils ont aujourd’hui relativement aux tra-vaux qui s’exécutent sous leurs ordres ? Il en pour-rait résulter plus de vigilance de leur part, et plusde succès dans les améliorations.

A. Comment on doit procéder aux semis d’uneseule essence.

Comme nous avons exposé avec assez de dévelop-pement, aux articles qui traitent des arbres, lesméthodes à employer pour l’exécution des semis dechaque espèce d’arbres en particulier, nous nousborneron^-à rappeler ici les principales règles qu’ondoit observer , et nous renverrons, pour les détails,aux articles des différens arbres.

Semis du chêne. — Les glands se sèment en au-tomne ou au printemps. Il en faut par hectare, pourles semis en plein; savoir, dans les terrains et lessituations favorables, y 3 o kilogr. ou 180 décal. ,et dans les terrains et situations non favorables 980kilogr. ou 240 décal. On recouvre les glands de 18lignes à 2 ou 3 pouces. 11 faut éviter de faire dessemis purs de glands dans les endroits où il y avaitdéjà du chêne. Les terrains qui conviennent auchêne sont les terrains graveleux mêlés de terre vé-gétale et profonds.

Le mélange d’une demi-semence ou des troisquarts d’une semence en céréales avec les glands, lors-que le terrain est bon , est une opération qui ne nuitpoint aux jeunes chênes, et qui même leur est sou-vent utile en leur procurant de l’ombre. C’est unmoyen de repeupler sans frais des terrains vides, enabandonnant la récolte aux cultivateurs ; on trouvesur-tout des amateurs quand le terrain n’exige qu’unsimple écobuage. M. Hartig dit avoir fait repeu-pler ainsi des centaines d’arpens de terrains 'videsdans les pays pauvres en engrais : c’est principale-ment aux familles indigentes qu’il s’adressait, etdont il obtenait le meilleur travail.

Relativement à la manière de préparer les ter-