SÆM
Quant àlaiçnéparatlon das terrain»,: il'faut en <ra-rien le*s»éth©des sginit les circonstancesiptaletatl’état dana feqoei.ae ttooee l’emplaeemeatt «ur le-:quel on. rewt topérari Voici les îoi)jets?kjui doiventprincipalement fixer l’attention. 11 faut examiner!
r°. Si ce terrain est «h nature de terre labou-rable f • ’ 1 ’
a 0 . S’il a été cultivé.peu. d’années auparavant ;
3 ". S’ii est depuis'plusieurs années en friche, maiscependant en telle nature , que le sol puisse être en-core divisé par la charme et par des hersages : dansces sortes de terrains* il n’y a aucune culture à faireavant le semis ; car toute .espèce de semence qu’ony répandra pourra être facilement recouverte par lacharrue ou la herse.
4°. 11 est également inutile de faire des labourspréparatoires sur un terrain dont la surface seraitrecouverte de gazon , de mousse et de mauvaises her-bes , mais assez légèrement cependant pour que laherse de fer ou. le râteau pût entamer et déchirer lasurface dut sol : dans ce cas, on peut y semer desuite toutes les semences forestières autres que lesgrosses, comme les châtaignes, les glands et les ! faî-nes , et les recouvrir ensuite au moyen de la herse;
5 °. Mais quand le sol est tellement engazonné etrecouvert de mauvaises herbes , que la herse n’enpuisse entamer la surface, c’est le cas de faire un la-bour préparatoire au semis.
On suit, à cet égard, différentes méthodes :
Première méthode. —Lorsqu’on peut employer lacharrue , on fait labourer le terrain au printemps ,et on lui donne un second labour en automne, quicroise le premier; puis on divise convenablement laterre atec la herse de fer, pour recevoir les se-mences.
Deuxième méthode. Ort livre le terrain à la cul-ture des grains pendant un , 2 ou 3 ans au plus, cequi le rend propre à être ensemencé en bois ; maisil ne faut pas oublier que le terrain sera d’autantplus épuisé, qu’il aura été plus long-temps cultivéen céréales.
Cette observation est extrêmement importante ,et c’est pour s’être écarté des principes sur lesquelselle repose , que les concessions de terrains faitespour des termes trop prolongés n’ont eu, dans lesforêts , aucun résultat avantageux. Les terres épui-sées par des récoltes ne donnent jamais de satisfac-tion quand on les met en bois.
Troisième méthode. — Au printemps, on pèle legazon , soit sur toute la surface du terrain , soit parbandes alternatives , et quand ce gazon est bien sec,on en forme de petits fourneaux, auxquels on met lefeu. Quand les fourneaux sont brûlés, on répand surla surlace pelée du terrain les cendres qui résultentde la combustion, et par cette méthode, connuesous le nom d 'écobuage, on rend le sol propre à re-cevoir les semences forestières. V., aux articlesChêne et Pin , ce que nous avons dit de cette mé-thode.
Quatrième méthode. —On fait enlever, par unpelage pratiqué sur toute la surface du terrain , legazon avec la bruyère, la myrtille et autres plantesqui s’y trouvent ; quand le gazon est sec , on en sé-pare , en le secouant, les plantes et les racines qui
y «ont adtah’Otrtèèy eVërt têV dfoühébniiè 1 ■Pén-
gvajs^dts* 1 és^éDefns?béWéftbijp’flS'-jfélys-'l 9 ifQ \ ? eê ern-!grais son* c feét lé 'VbêVbtfde 'de z 'èmfift'èPbsjf'la’
plils^eOnaftliquè , )! pé?eè y <tuè°ltey'éulrtvfrfëtffV’jPenchangent' volontiers trt’oyëéliaUt l’ktlbfadcJôi qu’on:leur fait du ; gazon. ,uo: * ■ 'J 3 '
Cinquième méthode. — On drfàche à la main îgbruyère, la mousse et autres’pdantes , et par cetteextraction on procure au terrain unè sortede labour,et on le découvre autant que possible. Dansde^ payspauvres en grains , elle augmente la quantité de li-tière et d’engrais , et il y a beaucoup de terrains oùcette culture suffit pour les rendre propres à rece-voir les menues semences d® bois , qui n’ont besoinque d’être mêlées avec la terre.
Sixième méthode. — Sur les terrains engazonneson fait faire un léger pelage par bandes de 2 piedsde largeur, et distantes les unes des autres de3 pieds, ou par carrés de 2 pieds, à la distance éga-lement de 2 pieds les uns des autres, et disposéscomme les cases noires d’un damier. Après ce pe-lage , on fait remuer un peu la terre avec le hoyau.S’il s’agit de semer sur ces places dei glands ou desfaînes, il faut faire houer la terre de 18 lignes à3 pouces de profondeur , et rejeter les déblais surl’un des côtés de la place défrichée. V., à l’articleChêne , les observations que nous avons faites surcette méthode.
Quand on veut faire des semis par bandes, il faut,dans les terrains en plaine, les diriger de l’est àl’ouest, afin de procurer un peu d’ombre aux jeu-nes plants par le moyen de la bruyère et des autresplantes qui restent sur la bande non défrichée , ou ,lorsqu’il n’y a point de bruyère , par le gazon quirègne du côté du midi sur la longueur des plates-bandes , ou sur le côté des carrés défrichés. Maiss’il s’agit de faire un semis par bandes sur une mon-tagne, il faut que toutes les bandes soient dans ladirection horizontale, afin que les fortes pluies n’en-trainent pas la terre avec les jeunes plants du se-mis. V. encore à cet égard l’article Chêne et l’arti-cle Montagne .
Septième méthode. — Quand il s’agit de semer enbois un terrain fortement recouvert de bruyère , ony fait mettre le feu pendant l’été et par un tempssec, et ensuite on y fait un léger labour; mais ilfaut procéder à cette opération avec les précautionsconvenables. On doit sur-tout circonscrire l’espacedans lequel le feu doit être maintenu, en faisant pe-ler la bruyère sur un rayon de 4 pieds de large danstous les endroits où il pourrait s’étendre et causerdu dommage, et ne jamais négliger de rassemblerun nombre d’hommes suffisant, qui puissent au be-soin éteindre le feu, en frappant dessus avec desbranches garnies de leurs feuilles ; mais quand onjugera que cet incendie peut présenter des dangers ,ou qu’il peut causer l’alarme dans le pays où l’onne serait pas dans l’usage de faire cette opération, ondevra y renoncer , et employer l’une des méthodesque nous avons décrites.
Tels sont les procédés que l’on peut employer engrand pour les semis forestiers, en les appliquant,chacun, au cas particulier auquel ils conviennent lemieux , ainsi que nous l’avons expliqué dans les ar-