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Tome second.
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ne doit pas être de plus de 8 centim. (3 pouces). Sioa ne sème qu’après l’hiver , il faut faire germer leschâtaignes , et Les préserver de l’humidité et de lagelée.

Les terres légères, graniteuses, argileuses et sa-blonneuses en même temps conviennent au châtai-gnier : iL ne paraît pas réussir dans les terres cal-caires. V. Châtaignier.

Sentis du platane. — Cet arbre ne se sème guèrequ’en pépinière. Les graines ne doivent pas être en-terrées, on les recouvre seulement de paille ou demousse, après les avoir fortement arrosées et dehaut, pour les fixer en terre. C’est un excellent ar-bre à multiplier dans les forêts; mais il veut uneterre fraîche , d’un bon fond et située sur le borddes eaux. V. Platane.

Semis du sapin ordinaire ou sapin blanc. — Lessemis de sapin se font en automne, ou depuis lecommencement du printemps jusqu’à la fin de mai.Il faut, par hectare, pour les semis en plein, de 70à 90 kilogr., ou de 36 à 48 décal. de semences avecleurs ailes , ou de 5 o à 66 kilogr., formant de 20 àa 5 décal. de semences épluchées; mais si on sèmeen rayons, il ne faut que les deux tiers de ces quan-tités, c’est-à-dire que 5 o ou 60 kilogr. de semencesnon épluchées, ou de 34 à 44 kilogr. de semencesépluchées. On recouvre les semences en faisant pas-ser une herse sur le terrain.

Le sapin préfère un terrain mêlé de bonne terreet d’un peu d’argile et de pierrailles. Il vient aussidans les terrains médiocres , mais non dans lesterres argileuses, fangeuses et aquatiques ; il réussittrès-bien sur le penchant des montagnes exposéesau nord , et dans les endroits où il se trouve quel-ques arbres ou buissons qui lui fournissent de l’om-bre. On le sème avec une demi-semence d’avoinedans les lieux découverts, pour lui procurer de l’om-bre. Y. Sapin.

Semis d’épicéa. — Les semis d’épicéa se font auprintemps, aussitôt la disparition des neiges : ceuxqu’on fait de bonne heure ont presque toujours plusde succès que ceux qu’on fait un peu tard ; cepen-dant on peut les continuer jusqu’à la fin du mois demai, et l’on peut même en faire en automne.

Il faut, par hectare, pour les semis en plein, de20 à 24 kilogr., ou de i 3 à 14 décal. de semencesavec leurs ailes, et si la graine est épluchée, il n’enfaut que 14 à 18 kilogr., ce qui revient à 4 °u S dé-cal. Les semis en rayons n’exigent que les deux tiersde ces quantités, c’est-à-dire que de 14 à 16 kilogr.de semences avec leurs ailes, ou 9 à 12 kilogr. desemences épluchées. On procède à l’ensemencementde l’épicéa comme à celui du sapin.

L’épicéa préfère un terrain composé d’argile, deterre végétale et de gravier, quoique de peu de pro-fondeur ; il vient aussi dans les terres de médiocrequalité , pourvu que ce ne soient pas des endroitsaquatiques , ni des terres très - fortes ou des en-droits composés de trop de sable. V. , à l’articleSapin, ce qui concerne l’épicéa.

Semis du pin sauvage. — On peut semer le pinsauvage dès que les neiges ont disparu , et jusqu’àla fin du mois de mai; mais les premiers semis ontpresque toujours plus de succès que les derniers.

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Les semis d’automne réussissent aussi parfaitementbien.

Il faut, par hectare, pour les semis en plein ; sa-voir , en semences garnies de leurs ailes, de i 5 à18 kilogr., ou de 12 à 14 décal.; et si les se-mences sont désailées, de 12 à 14 kilogr., revenantà 3 ou 4 décal. Dans les semis en rayons , on em-ploie 10ou 12 kilogr. de graines non épluchées, ou8 à 9 kilogr. de semences épluchées.

Le pin sauvage se sème de la même manière quele sapin ; mais les jeunes pins n’ont besoin d’ombreet ne doivent même en avoir que pendant quelquesannées: ainsi, quand on fait des semis de pin sau-vage sous des arbres, il fautenlever ces arbres quel-ques années après, pour mettre les jeunes pins tout-à-fait à découvert.

Les terrains que préfère le pin sauvage sont ceuxqui se trouvent mêlés de sable et de bonne terre,et qui ont un peu de fond; mais il vient aussi dansles plus mauvais fonds sableux ; il n’y a que les ter-rains argileux, aquatiques ou marécageux qui ne luiconviennent pas. V. l’article Pin , où nous avonsdétaillé tous les modes de culture propres à cetarbre.

Semis du pin maritime. —Le pin maritime, qu’onappelle aussi pin de Bordeaux, pin du Maine , sesème au printemps jusque dans le mois de mai. Ilfaut, par hectare , pour les semis en plein, de 24 à3 o kilogr. , ou de i 5 à 17 décal. de semences avecleurs ailes; et si elles sont épluchées, de 17 à 20kilogr. formant de 5 à 6 décal. Les semis en rayonsn’en exigent que les deux tiers.

Les mêmes terrains qui conviennent au pin sau-vage conviennent aussi au pin maritime ; mais ce der-nier veut une température plus chaude. V., à l’ar-ticle Pin , ce qui concerne le pin maritime.

Semis du mélèze. — On sème le mélèze depuis lemoment où la terre est dépouillée de neige jusquevers la fin du mois de mai. On le sème aussi en au-tomne; mais les semis faits dans le commencementdu printemps sont préférables.

Il faut, par hectare , pour les semis en plein, de

17 à 20 kilogr. ou de 12 à 14 décal. de semencesnon épluchées; et si elles sont épluchées , de t4 à

18 kilogr., formant 3 ou 4 décal. Les semis enrayons n’exigent que 10 ou 12 kilogr. de semencesnon épluchées.

Le semis du mélèze se fait comme celui du sapin;mais comme la semence du mélèze est beaucoupplus chère , on doit mêler deux tiers de graines depin avec un tiers de graines de mélèze; ce qui n’em-pêchera pas d’avoir un bois pur de mélèzes à l’âge de60 ou 80 ans au plus, si on a soin de favoriser lacroissance des mélèzes, qui ordinairement dominentdans la jeunesse, en enlevant successivement lestiges de pin.

Le mélèze préfère un terrain un peu profond ,mêlé d’argile, de terre végétale , de sable , de gra-vier ou de petites pierres; il réussit aussi dans touteautre espèce de fond de bonne ou de médiocrequalité, mais non dans les terrains composés d’ar-gile trop dure, dans les terres aquatiques ou fan-geuses, les mauvais sables, ni sur les bancs de pier-res ; il vient très-bien sur les hautes montagnes et