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dans les plaines ; il se sème tomme le pîn. V., pourles différens modes de culture de cet arbre, l’arti-cle Mélèze.
A l’égard des semis des autres espèces d’arbres,nous nous bornons à renvoyer aux articles particu-liers qui traitent de ces arbres.
B. Des semis d’essences mélangées.
Nous avons fait connaître précédemment que lemélange des espèces de bois était souvent avanta-geux.
Ce mélange a lieu ,
i °. Soit pour le maintenir constamment dans P ex-ploitation d’une forêt;
2 °. Soit pour obtenir des jouissances plus promptes;
3°. Soit pour obtenir, au moyen de semences àbas prix, une consistance suffisamment serrée parmiles espèces de bois dont les semences sont chères ourares ;
4°. Soit pour procurer un abri protecteur à uneespèce de bois qui, dans sa jeunesse , est sensible àla chaleur ou à la gelée, jusqu’à ce qu’elle puisse sepasser de cet abri.
Dans le premier cas, celui où il s’agit de formerAm mélange d’espèces de bois que l’on veut main-tenir dans le système d’exploitation, il faut choisirdes espèces dont les unes, par leurs racines pivo-tantes , aillent puiser dans le sein de la terre lanourriture qui leur est nécessaire, et les autres, dontles racines traçantes puisent cette nourriture à lasurface du sol, et qui , toutes, aient une croissancede même durée, et puissent être soumises au mêmemode d’exploitation : par exemple , on peut , pourformer une futaie , mêler ensemble le chêne , lehêtre, l’érable, l’orme; ou pour les taillis, lechêne , l’érable, le frêne , l’orme , le bouleau et lecharme; ou bien l’aune avec le bouleau, le sauleet le peuplier; ou s’il s’agit de forêts d’arbres rési-neux, le sapin et l’épicéa , ou le pin et le mélèze ;ou pour les forêts d’arbres feuillus et d’arbres rési-neux mêlés , le hêtre et l’épicéa , ou le sapin.
Dans le second cas, celui où il s’agit d’obtenirdes produits très-promptement par des éclaircies, lebouleau se recommande particulièrement par le basprix de sa semence, par la rapidité de sa croissancedans le jeune âge, et par la propriété qu’il a d’êtremoins qu’aucune espèce de bois étouffé par les a li-tres arbres; cependant on ne doit pas le mêler dansles semis d’épicéa ou de sapin, parce qu’il fouetteet endommage les cimes de ces espèces par ses longsrameaux flexibles, et en général il ne faut pasabuser des avantages que promet le bouleau commearbre d’une exploitation intermédiaire , ni le lais-ser devenir trop épais, trop grand ou trop vieux,parce qu’alors il est bien plus nuisible aux bonnesespèces qu’il ne leur est utile, bien que cet arbre,lorsqu’il forme seul l’essence d’un bois et qu’onl’exploite comme taillis, remplisse parfaitementson objet, et qu’il procure de grands avantages, no-tamment dans les pays où l’on a besoin de beaucoupde cercles pour les tonneaux.
Dans le troisième cas , celui où il s’agit de garnir,avec des semences à bas prix , des semis d’espècesdont les semences sont chères ou rares, il est avan-
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tageux de semer le charme et le'bouleau dans'lessemis de chêne, ou de hêtre, ou d'étable, on defrêne, ou d’orme , et d’en retratje^wr petit k pèrtkpar la suite les brins de charme ou de bouleau.Quant aux semis de mélèze , orr peut ^ffiéleï dessemences de pin sauvage en telle quantité qrte l’onpuisse , en enlevant successivement les pins, avoirun bois pur de mélèze à 6o ou 8o ans.
Dans le quatrième cas, celui où il ne s’agît ^uede procurer de l’abri aux bonnes essences , i In’y apas d’espèce de bois plus convenable que le pin sau-vage dans les pays où la semence en est abondante,et que le bouleau dans les autres. Le premier sepropage plus facilement et plus promptement qn’au-cune autre espèce de bois, et convient dans tous lescas où il est utile de procurer des abris à des espècesdélicates; mais, ainsi que le bouleau, il ne faut, dansce cas, le considérer que comme abri, et avoir soinde l’enlever aussitôt qu’il a rempli l’objet auquel onl’avait destiné. Si on le laisse plus long-temps surpied , etsi on veut l’exploiter lui-même après qu’ila servi d’abri , dans la vue d’en tirer un produit, ildeviendra, par la promptitude de sa croissance et par-son ombrage, aussi nuisible aux autres arbres qu’illeur avait été utile.
Le pin sauvage, considéré comme abri, est sur-tout utile par son mélange avec l’épicéa ou le sapin,ou avec le chêne ou le hêtre ; mais il le faut enle-ver dès qu’il a de 4 à 6 pieds de haut. Quelqueskilogrammes de semences de pin par hectare suffi-sent pour fournir une quantité de pins assez grandepour fournir l’ombre et l’abri nécessaires à cesespèces.
Ces observations sont importantes pour les par-ties de la France où le pin sauvage est abondant;mais elles ne peuvent avoir d’application dans l’in-térieur du royaume, où les graines de cet arbre sontencore rares : c’est donc le bouleau ou le pin mari-time qui, dans ces contrées, doit le remplacercomme abri.
Lorsqu’on veut exécuter un semis mélangé, n’im-porte dans quelle vue , il faut procéder d’après lesrègles propres à chaque semence, et mettre en terred’abord celle qui a besoin d’une plus forte couver-ture, et ensuite celle qui en exige une moindre:par exemple, s’il s’agit de faire un semis mélangéde chêne, de hêtre et de bouleau , et que le terrainsoit en nature de terre labourable, on sèmera d’a-bord les glands , qu’on recouvrira par un léger La-bour à la charrue; ensuite on sèmera les faines, eton les enterrera par un hersage en croix.Cela fait,on sèmera le bouleau , et on se contentera, pour enrecouvrir la semence, de faire (rainer des bourréesd’épines sur le terrain : de cette manière, chaquesemence sera recouverte au drgré qui lui convient.
Quant à la proportion dans laquelle on doit fairele mélange des différentes espèces de semences, sui-vant les circonstances, nous l’avons suffisammentexpliqué dans l’un des chapitres précédens.
Chapitre V1JI. — De la conservation et de l’en-tretien des semis.
Il est de la dernière importance de garantir lessemis des accidens auxquels ils sont exposés de la