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donné te noih à oe genre , parce que les arbrisseauxqui le composent ont les fleurs disposées en grappes.
Gqt arbre'dBb mefitionné par Pline sous le nom destaphylodendron , liv. XVf chap. XVI .
Oh connaît plusieurs espèces de staphyliers, dontune croit en Europe et une autre dans l’Amériqueseptentrionale.
Le Stafhylier. a feuilles finnées, -vulgaire-ment le faux pistachier, le nez coupé, staphyleapinnata (Lin.); en allemand , faufblattrige pini-per/tuss ; en anglais, five leaved bladder-nnt, estun arbrisseau qui parvient quelquefois à i 5 ou 20ieds, mais qui reste souvent sous la forme d’unuisson. Il croit en Allemagne, en Italie et enFrancei Son écorce est verte et noire sur les jeunespousses, d’un gris foncé, et rayée sur les vieilles ti-ges; ses rameaux sont nombreux et opposés; sesfeuilles, également opposées, sont longuement pé-tiolées, ailées par cinq ou sept folioles ovales, lan-céolées, très-pointues, finement dentées, d’un vertfoncé en dessus et clair en dessous, longues de 2 à3 pouces sur un jiouce à un pouce et demi de large.Ses fleurs sont blanches, disposées en grappes pen-dantes, et se développent en avril et au commen-cement de mai. Le fruit consiste en deux capsulesvésiculaires, ovales, réunies vers la base, acuini-nées par le style persistant, ouvertes par leur partiesupérieure , contenant chacune une ou deux grainesosseuses , de couleur jaunâtre et grosses commede petites noisettes. Biles mûrissent au mois d’oc-tobre.
Culture. — On ne cultive cet arbrisseau que dansles jardins ; il n’y produit pas beaucoup d’effet, maisil vient dans toute espèce de terrain , pourvu qu’il nesoit pas marécageux et pas trop mauvais, et il s’ac-commode de toutes les expositions. Il se multiplieaisément de graines, de marcottes, de boutures etde rejetons. Il faut semer les graines dès qu’ellessont mûres, parce qu’elles rancissent facilement, àcause de l’huile qu’elles contiennent, et on ne lesrecouvre cjue d’environ un demi-pouce de terre. Lesjeunes plants lèvent au mois de juin , accompagnésde deux grandes feuilles séminales en forme de lance;quelquefois ils ne lèvent que le second printemps.Il est plus prompt et plus sûr de cultiver le staphy-lier de rejetons, qu’on lève en automne, soit pourles mettre en place de suite , soit pour les disposeren pépinière , où ils restent un ou deux ans pour sefortifier.
Qualités et usages. —Le bois du staphylier pinnéest brun, ferme et d’un grain fin; mais comme l’ar-bre ne parvient jamais à une grosseur considérable,on ne peut l’employer à aucun ouvrage d’impor-tance.
Les fleurs fournissent beaucoup de miel auxabeilles; mais il est de très-mauvaise qualité etnauséabonde comme toutes les parties de la plante.On fait, avec les noix ou graines, des colliers, deschapelets. L’amande est oléagineuse , et elle a d’a-bord un peu le goût de la pistache, mais elle laissedans la bouche une saveur âcre, et on assure qu’elleexcite des nausées quand on en mange une certainequantité. L’huile qu’on en Tetire paT expressionest dotice et résolutive.
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Le StàPHVLIER A FEUILLES TERNiIes, OU A TROIS
feuilles , staphylea trifolia (Lin.} ; en allemand ,dreyblaltrige pinipernuss ; en anglais , three-leaved-bladder-nut, est originaire de l’Amérique septen-trionale, où il s’élève autant que le précédent; maisdans nos jardins, où on le cultive, il reste pluspetit. Il diffère du staphylier pinné par ses feuilles,qui n’ont que trois folioles, d’un vert un peu pluspâle et légèrement pubescentes en dessous; par sesfleurs, d’une forme plus allongée, et par quelques au-tres caractères des parties de la fleur. On le cultivepeu , parce qu’il pousse moins de rejetons que le pré-cédent, et que ses fleurs avortent plus souvent. Dureste il ne produit pas plus d’effet dans les jardins.
Ces deux arbrisseaux ne méritent point d’êtrecultivés dans les forêts.
STATISTIQUE. Mot emprunté de l’allemand statistich , qui pourrait avoir été fait du grec stasis ,dont les Latins ont fait status , dans lé sens d’état,constitution, gouvernement, et de techné , art,science; ce qui voudrait dire l’art, la science dugouvernement. Peut-être aussi que l’allemand sta-tistich est tout simplement un emprunt fait à lalangue italienne, où l’on trouve les mots slatista etstatistico : le premier , pour homme d’état, et le se-cond pour ce qui appartient à un homme d’état.
En économie politique, la statistique est la partiede l’économie politique qui a pour objet de faireconnaître les richesses et les forces d’un état, enirésentant le tableau de son étendue territoriale, desa population , de ses productions, de ses fabriqueset de son commerce
Statistique forestière. Elle a pour objet dedéterminer la situation et la consistance des forêts,leurs ressources actuelles et futures. Quelques mé-moires particuliers ont été publiés sur la situation,l’étendue, les essences et qualités de bois de plu-sieurs forêts. On les trouve dans l'è Mémorial fo-restier de l’an 11 ; mais ces mémoires sont loin d’êtrecomplets, ils ne présentent que des aperçus extrê-mement vagues.
D’autres mémoires rédigés par des forestiers sontmieux faits. Nous citerons la Topographie du Gers et la Description des Pyrénées , par M. Dralet;la Description de la forêt de Fontainebleau , parM. Noël; celle du Mont- Tonnerre , par M. Lintz.
L’Administration forestière a pensé qu’un travailgénéral, établi d’après des bases fixes et détermi-nées, pouvait seul remplir ses vues, en fournissanttous les détails qui intéressent le gouvernement. Ellea en conséquence prescrit des mesures pour obtenircet important travail. Ce fut l’objet de sa circulairedu i 5 octobre 1807, n°. 365 . Cette circulaire estaccompagnée de trois modèles de tableau, qui ren-ferment toutes les indications propres à faire'Con-naître ce qui constitue la statistique forestière, et leproduit du bois, calculé d’après le terme moyen duprix des cinq derniers ordinaires.
Une autre circulaire du 22 juillet 1808 , n°. 3^6 ,manifeste le désir de l’Administration de connaîtrel’état d’exécution des instructions données sur cetravail.
La statistique forestière se compose de deux cho-ses principales ; savoir, i°. des plans , qui donnent