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i)U« des bois soart vendits ou destinés,à être ^eqdusséparément «lu spl, pi», os doit plu» le*;xegander qpecb retardes-objets mobilfoFiSi, encore qu’iLs ( ne ^pieuftpoint actuellement détaohés de la terre, {Arr. , déjàcité, du ?h juin i 8ao. >
Le propriétaire d’un bois, quoique gxevéd'hypo-thèque, peut en vendre la coupe Lorsqq’elle est.ar-irivée à sa maturité, ou à lYpoque fixée pour l’ex-ploitation. C’est ce qu’a décidé la cour de cassation,par un arrêt du 26 janvier 1809, rapporté dans leRépertoire de jurisprudence, au mot Taillis .
Des taillis considérés sous le rapport de l'éco-nomie forestière .— Sur environ 6 , 3 oo,ooo hectaresde bois qui existent en France , et qui se réduisentà 5,670,000 hectares, si on en distrait les clairièreset les chemins, il y a tout au plus 576,000 hectaresde futaies; il reste donc à-peu-près 5,094,000 hec-tares de taillis. Mais dans le fait, la proportion destaillis avec les futaies est encore plus considérable,car nous considérons comme futaies les quarts deréserve établis dans les bois communaux , et toutle monde sait que ces réserves qui, d’après les ré-glemens , devraient en effet former des futaies, sontaujourd’hui, pour la plupart, réduites à l’état detaillis : de sorte que l’on peut dire que la France nepossède presque plus de futaies, suite déplorabledes mauvais systèmes d’exploitation, et de l’inexo-rable cupidité, qui a fait tomber nos antiques futaiespour les remplacer par des taillis dont les coupesdonnent des jouissances plus rapprochées.
Nous avons démontré, dans l’article Aménage-ment, que si l’exploitation des bois en taillis pou-vait convenir aux propriétaires particuliers, il n’enétait pas de même à l’égard de l’état, qui devait en-visager non les plus hauts produits en argent quedonnent les taillis, mais les produits en matières,qui sont beaucoup plus considérables et de meilleurequalité dans les futaies que dans les taillis.
Cas où l'on aménage les bois en taillis. — Les casoù l’on aménage les bois en taillis sont les suivans:i°. quand les essences ou espèces de bois qui lescomposent, ne sont point susceptibles de former degrands arbres, ou qu’elles parviennent prompte-ment à tout leur accroissement, telles que le mar-ceau , le tremble, lebouleati, le coudrier; 2 0 . quandle terrain est maigre, ou n’a que peu de profondeuret d’épaisseur de bonne terre ; 3 °. quand on manquede bois dans une contrée, et qu’on 11’a d’autremoyen, en attendant qu’il soit fait des plantations,que de réduire les futaies en taillis , changementqui soulage pour le moment, mais qui, s’il n’estpris de mesures pour la suite, tend à amener une ;plus grande disette; 4°- quand le propriétaire viseplus atix produits en argent qu’aux produits en ma-tières, ce qui est le cas le plus ordinaire pour les.particuliers; 5 °. quand on a besoin, dans le pays,de jeunes bois pour faire des cercles, des échalas,des perches, du charbon. V., à l’article Aménage-ment, les explications que nous avons données surBes différentes circonstances, ainsi que sur les pro-duits comparatifs des taillis et des futaies.
De ^exploitation des taillis. —- Les taillis pos-sédés par l’état, les communes et les établissemenspt»bl»fos> s’exploitent depuis l’àge de 18 jusqu’à 3 p*. .
ans, mai» la plupart à 45.90*,. Ceux.que jxtssèdentlp» particuliers s@ ; coupent depuis 9 .jusqu’ù >8 oumêmfeiao ajn*,;:l’àg*ide plus favorable-est ordinai-_çenientri8!ap*i LestpsfrtiQtlierdine ptluv*ie,nt autre-fois les'couper àvatrt to.dnsij niais la loi du 29 sep-tembre 1791 leur» rendo la.libre jouissance de leursbois ; il leur est seulement défendu de les défricher-V . Rois dé partictt&erei
Pour savoir.{tique!àgje il convient d’exploiter .untaillis et quel ost le mode d’exploitation le plusavantageux d’après l’état du. biois , il faut examinerles circonstance^ que nous venons d’exposer, et sur-tout la qualité du Berfain .et les essences domi-nantes. Nous avons donné,àtcet égard de grands dé-veloppernens sous le mot Exploitation, auquel nousrenvoyons.
lie l’estimation des coupes dans les bois taillis.—Nous nous bornerons à exposer ici les principalesconsidérations qui doivent déterminer la valeur es-timative d’une coupe. La première chose dont ons’assure est l’étendue de la coupe; on examine en-suite les essences dont elle est peuplée, la grosseurdes brins, la consistance plus ou moins aerréeldesbois, les usages auxquels ils sont propres, clestèà-dire si 011 peut en faire de belle»perches, des cer-ceaux , des ridelles , etc., et si le bois peut doànerdu tan pour la préparation des cuir6.
Toutes ces choses évaluées en quantité et en .ar-gent, d’après le prix du pays, on a une estimationassez juste des bois qu’on veut vendre, en déduisantnéanmoins les frais de l’exploitation , qui forme uriobjet considérable.
Four ce dernier objet , on examine i°. ai leschemins sont difficiles; 2 0 . s’il y a loin de la dôitpeau lien où il faut livrer le bois; 3 °. combien il encoûte de voiture, soit pour le bois de corde, soitpour les autres bois; 4°- les frais pour l’abatage, lafaçon de la corde, l’équarrissage ou tous autres ou-vrages; 5 °. ce qu’on donne au garde-vente ; lesvoyages qu’il faut faire à la forêt; 6°. la facilité dudébit des marchandises; car si c’est dans un pays oùles bois sont rares, les fagots, les bourrées, les ra-milles, les copeaux, les souches et autres menusbois peuvent rembourser une partie des faux frais.On estime aussi les travaux mis à la charge de l’ad-judicataire, et enfin le bénéfice qu’il doit faire, etqu’on évalue ordinairement au dixième de la valeurdes bois. Nous renvoyons au Traité de Vexploita-tion des bois , par Duhamel, et à l’article Estima-tion du présent Dictionnaire , pour les détaite del’estimation des bois et les calculs qu’elle exige.
TALLE. Nom du châtaignier dans le départementdes Deux-Sèvres .
TALON. Dans le jardinage et l’économie ruraleet forestière, on donne ce nom à la portion infé-rieure d’une bouture qui a été coupée sur du vieuxbois. La présence d’un talon est très-favorable à lareprise d’une bouture , en ce qu’il offre un bourreletnaturel, ou que faisant faire un coude à la sève, ilfavorise la formation d’un bourrelet d’où doiventsortir les premières racines. V. Bouture.
TALUS, ov TALUT, ou TALLD. Le mot talus.est purement latin ; il signifie talon , <£i tout ce quiVft en pe*.te comme le.talon. ,V