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En terme d» jardinage, d'économie rurale etforestière un talus est une pente de terrain ordi-nairement revêtue de gnaon , qui sert à Soutenir uneterrassé, et*. Il y a des talus de toui les degrës d’in-clinaison , depuis la ligne horizontale jusqu’à la li-:gne perpendiculaire. ÇNiatul on creuse un fossé dans'une terre de moyenriO"COnsi*tanee, il faut, pourempêcher l’éboulement des bords, leur donner une 1inclinaison d’environ 45 degrés. Plus la terre estlégère, plus l’inclinaison doit être considérable.C’est ainsi que dans les terres sablonneuses ou gra-veleuses on ne doit pas élever le talus à plus de 20ou 25 degrés au-dessus de la ligne horizontale. Lesfautes que l’on commet contre cette règle dans lesforêts , sont cause que les fossés se comblent promp-tement et qu’il faut les curer si souvent. Les agensforestiers ne peuvent porter trop d’attention sur cetobjet, qui occasionne de grandes dépenses. On as-sure le maintien des talus par des plantations d’ar-bres à racines traçantes, comme l’orme, le peuplierblanc, les épines , et même par des semis de grami-nées. Y. fossés'.
Les penchans des montagnes sont des talus natu-rels. Lorsqu’ils sont très-inclinés, on doit les con-server ea nature de bois ou de prés. V. Montagnes.
TAMARIX ou TAMARIS. Genre de plantes dela pentandrie trigynie, qui renferme plusieurs es-pèces, dont deux sont cultivées en France .
Le Tamaiiix de France , ou a cinq étamines, ouTahahix de Narbonne , tamarix gallica , est unarbrisseau de a à 3 mètres de haut, dont les ra-meaux sont nombreux, flexibles et revêtus d’uneécorce grisâtre en dessus et rougeâtre eïl dedans; lesfeuilles sont très-petites et imbriquées sur les jeunespousses; les fleurs petites, rougeâtres, disposées enépis grêles au sommet des tiges. 11 est très-communsur le bord des ruisseaux et des rivières , dans lesvallées inférieures des Alpes , et en général danscelles des parties méridionales de la France .
Le Tamarix d’Allemagne ou a dix étamines,tamarix germanica, s’élève un peu moins que le pré-cédent, Son tronc est dur; ses feuilles, une fois pluslongues, sont serrées, plus obtuses et d’un vertglauque; ses fleurs sont plus rouges, plus grandeset plus écartées. On le trouve dans les campagneshumides de l’Allemagne, sur les bords du Rhin etdans les parties méridionales de l’Europe .
Ces deux espèces sont rarement réunies naturel-lement dans le même lieu.
Elles sont très-utiles dans les vallées des Alpes etdes Pyrénées , où elles arrêtent fréquemment l’im-pétuosité des torrens par leurs rameaux flexibles etnombreux, et où elles fixent les terres par leursracines traçantes et très-garnies de chevelu. Ellesconviennent beaucoup dans la plantation des sableset des dunes, qu’elles servent à fixer, et où ellesfournissent une ombre légère aux semis de pins.Elles ont la propriété de décomposer le sel marinmieux que les soudes, et par conséquent de rendreà la culture des terrains qui sont devénus infertilespar les débordemens de la mer. C’est pour éet objetqu’on Cultive la prefnière fesp^ée Isa#' les febédfc des-étang» sâlés qui se trouvent ■ ettltfiùN'àïboniie' et'Montpellier : là, on coupe cet arbSste 2 ata»
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pour retirer de'la-soude de ses cendres, 'én L’arra-che au bout de'io ans , [ époque où il af iendtila terrela plus Imprégtiêé de sel marin propre'&'préda 4 reidnblé et d’uutrè» récoltes. On Fait de tourtes baiesavec les deux espèces de tamarix. On lès cultiveaussi pour l’ornement des jardins.
Quoique les tamarix puissent croître dans tous lesterrains, ils préfèrent cependant ceux qui sont in-cultes, sablonneux et humides. On les’propage dedrageons et de boutures. Ces dernières se font anprintemps à l’exposition du nord. Elles s’enracinentdans l’année. On les relève au printemps suivantpour les mettre eu pépinière, où elles restent pen-dant 2 ou 3 ans, qu’on les plante à demeure.. Onpropage aussi les tamarix de graines, que l’on sèmeau printemps dans un terreau mélangé avecdu sable.
Les plantations de tamarix fournissent, tous les2 ou 3 ans, un bon produit en bois de chauffage. Lesdifférentes parties de ces arbustes servent à la mé-decine , comme apéritives , fébrifuges, antisyphili-tiques. Les teinturiers emploient quelquefois leursfruits comme astringens dans la teinture noire. Onfait des pipes avec leurs rameaux, et de petits vasesavec leur bois, qui se travaille très-bien au tour.
TAN. Vieux mot français , qui signifie l’écorceverte de la noix avec laquelle on tanne. Quelques-uns veulent que ce mot soit une contraction du latincastaneus , couleur de châtaigne.
On donne ce nom , dans les fabriques de cuirs , àl’écorce de chêne pulvérisée , dont on se sert pourpréparer les peaux. On appelle aussi du même nom ,dans les montagnes du Limousin , la seconde peaude la châtaigne , qui est très-âcre et qu’011 est obligéd’ôter pour manger le fruit.
Nous avons indiqué, sous le mot Ecorce et à l’ar-ticle Chêne , les procédés en usage pour enlever l’é-corce destinée au tannage des cuirs. V. ces mots.
La nécessité d’avoir du tan pour la préparationdes cuirs, n’autorise pas les marchands à peler leurbois sur pied ; il faut toujours qu’ils y soient spécia-lement autorisés par le cahier des charges. V.Ecorce , Ecorcage.
TANNAGE. L’opération du tannage a pour objetde rendre indissoluble à l’eau la gélatine qui faitpartie constituante des peaux. C’est elle qui les renddures et susceptibles d’étre employées à la fabrica-tion des souliers et à une infinité d’autres usages.
Outre l’écorce du chêne et de quelques autres ar-bres, il y a plusieurs autres matières cpie l’on em-ploie au tannage des cuirs. Y. Bouleau.
TANNÉE. C’est le tan après qu’il a servi à lapréparation des cuirs, et qu’il a perdu le tannin,c’est-à-dire le principe qui opère le tannage. Onvend la tannée sou6 le 110m de mottes à brûler pourle chauffage , et on l’emploie aussi à former des cou-ches dans les serres chaudes , à fumer les terres et àgarnir des allées de jardin, ainsi que je l’ai vu sou-vent en Suisse .
TANNERIE. C’est un établissement où L’on faitsubir aux peaux l’opération du tannage, pour lesrendre propres aux usage» auxquels on las destine.
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