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Tome second.
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tif. En effet, si l’on prescrivait aux présidens destribunaux de vérifier et viser les soumissions faitespar les délinquans, ce serait les constituer en quel-que sorte seuls juges du délit et de l’application dela peine : ce serait tout-à-la-fois leur imposer uneresponsabilité étrangère à la nature de leurs fonc-tions et gêner l’indépendance de leur opinion, dansle cas où les soumissions viendraient à être rejetéesou à entraîner des contestations judiciaires.

» Je prie Votre Excellence de peser dans sa sa-gesse ces considérations, et de m’informer de la dé-termination qu’elle croira devoir prendre, n

11 résulterait de cette lettre que l’on ne pourraitse dispenser de traduire devant les tribunaux lesprévenus de délits forestiers ; cependant il est descirconstances où la justice et l’intérêt même du gou-vernement exigent que l’on termine administrative-ment quelques affaires relatives à des faits réputésdélits. Nous les avons expliquées à l’article iDélit,§ 6, p. 76g, et en même temps les décisions quiautorisent ce mode de transaction.

TRANSPIRATION DES PLANTES. Nous avonsdéjà parlÉMe la transpiration des plantes à l’articlePhysiologie végétale, 5 °. section. V. cet article.

La transpiration des plantes est une émanationd’eau sous forme gazeuse, que l’on attribue à laforce vitale. Le calorique est regardé comme l’unedes causes les moins équivoques de la transpiration.V. le même article.

La transpiration dans les plantes est très-consi-dérable, ainsi qu’on le voit pendant les jours secs etchauds de l’été , où toutes les plantes qui n’ont pasde très-longues racines se fanent. Haller a trouvéqu’un hélianthe annuel (soleil) perdait 20 oncesd’eau par jour par la transpiration.

Voici l’extrait de ce que dit M. Decandolle surla transpiration : « Si l’on compare, dit-il, commel’a fait M. Sennebier, la quantité d’eau pompéepar une branche avec celle qui est transpirée, ontrouve que généralement l’eau soutirée est à l’eaurendue comme 3 est à 2. Ce fait fournit une pre-mière induction qu’une partie de l’eau se fixe dansle végétal. La transpiration insensible s’opère parles pores corticaux : elle est plus grande dans lesherbes que dans les arbres ; dans les herbes à feuillesminces que dans celles à feuilles charnues 5 dans lesarbres à feuilles caduques que dans ceux à feuillestoujours vertes. Elle ne s’opère d’une manière mar-quée que dans les organes pourvus de pores corti-caux, tels que les feuilles, les stipules, les calices,les tiges herbacées et les jeunes pousses; elle ne s’o-père pas sensiblement par les corolles, les organessexuels, les fruits, les racines et les écorces. Engénéral, les plantes transpirent davantage dans unlieu chaud et sec que dans un lieu frais et humide;elles transpirent beaucoup plus lorsqu’elles sont ex-posées à la lumière que lorsqu’elles sont à l’obscu-rité , et beaucoup plus dans la nuit que dans le jour.

» Lorsque la transpiration est modérée, chaquegouttelette d’eau qui arrive à l’orifice d’un vaisseaus’évapore, et la transpiration est ce qu’on appelleinsensible; s’il arrive une trop grande quantité deliquide à l’orilice du vaisseau , l’évaporation ne peutavoir lieu subitement, et il se forme une gouttelette

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d’eau. Ce phénomène a lieu notamment dans lesfeuilles pointues et à nervures simples, parce queles sommités de plusieurs vaisseaux aboutissent dansun même lieu, et que les gouttelettes d’eau , étantréunies, deviennent plus visibles et plus difficiles àévaporer. Aussi la sommité des feuilles des grami-nées est souvent munie, au lever du soleil, d’unegouttelette d’eau. »

A ces excellentes observations, nous ajouteronsque, sans la transpiration, les vaisseaux des végé-taux, devenant trop pleins, ne seraient plus propresà opérer une nouvelle succion des fluides et à L’ascen-sion de la sève ; et que le fluide expiré durant lejour par les plantes exposées aux rayons du soleilest de l’air vital, tandis que celui qu’elles exhalentà l’ombre ou pendant la nuit est de l’azote. V. Air ,Acide .

La transpiration ne s’aperçoit pas dans la plupartdes végétaux, et pour l’apercevoir il faut les renfer-mer sous des cloches; mais elle est très-visible dansd’autres, comme dans la fraxinelle , dont les feuillesse couvrent d’une substance résineuse, et le marli-nia, qui laisse échapper une humeur visqueuse parses poils. La manne que l’on trouve sur les mélèzes ,les saules, les frênes, est un résidu de la transpi-ration.

Terminons cet article par l’extrait des observa-tions de Duhamel, applicables aux plantations.

« La transpiration est très-nécessaire pour la vé-gétation , le soleil et le vent la favorisent, et au con-traire le froid et l’humidité la ralentissent.

» Les feuilles en sont les principaux organes :elle se fait en proportion de la somme de leurs sur-faces, et elle diminue à proportion qu’on retranchede ces feuilles. Indépendamment de l’action du so-leil qui l’excite, elle devient plus considérable quandl’air est chaud, le ciel serein , et qu’il fait un ventsec. Pour qu’elle soit abondante, il faut que lesplantes se trouvent placées dans un terrain humideet chaud, parce qu’alors leurs vaisseaux sont bienremplis de sève.

» De ces principes il suit que la transpirationdoit être abondante, principalement sur les coteauxexposés au midi, parce qu’à cette exposition l’ac-tion du soleil se reçoit plus immédiatement ; queles arbres exposés au levant doivent transpirer moinsque ceux exposés au midi, parce qu’ils ne jouissentpas aussi long-temps du soleil, qui d’ailleurs n’a pasautant d’action le matin que vers le midi, et quequand le soleil commence à agir sur les feuilles,elles sont ordinairement couvertes de rosée, dontl’humidité diminue la transpiration; mais aussi cesarbres ne sont exposés aux inconveniens d’une trans-piration trop abondante que quand, par des tempsde sécheresse, il s’élève des vents d’est brùlans ; quel’exposition du couchant 11’est pas favorable à latranspiration, parce qu’au printemps et en automneles arbres n’y reçoivent pas long-temps la chaleurdu soleil, et que*le vent qui frappe cette expositionest presque toujours humide ; que le nord étant laplus froide de toutes les expositions et celle qui re-çoit moins de soleil , elle est la moins exposée à latranspiration ; que les arbres qui sont renfermés dansles fut. ies situées en plaine doivent transpirer peu ,