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Nousavons.de notre côté, relevé, sur.des inéjnoiresconcernant la^errérîk de Saint-'Quîrin , situeç dansle département de la Meurtlie ^ les valéûrs^ qi^’onassigne abx'tnétîlës dèhàminafibns. Les vpïçi :
La fronçeÀoiï avoir au. moins 1 6 décim, ‘(5 pied$)|détour.’ ' . \
La panne est un arbre dont la. gros>e»ir est delH décim. ( 2 pieds et demi). .
La chevron équivaut au quart de la tronce , c’ystj-à-dire à 4 décim. (i 5 pouces).; , :
La perche rie vaut que le liuilième dp la^tjrçwjce ^c’est-a-dire 2 décim. (y à 8 pouces^ ' '
La demi-perche ne vaut que la moitié de là per-Cbe ou un décim. ( environ 4 pouces dè tour).•
Ainsi la tronce que l’on prend pour régulateurdans les délivrances se divise en panne , chevron,perche et demi-perche , et chacune de ces pièces.,dans l’ordre décroissant que l’on vient d’établir, nereprésente que la moitié de la pièce qui la précède«le sôrte que la tronce étant de 16 dëcim. de t6ur ,la panne n’est que de 8 décim. ; le chevron, de 4 5la perche , de 2 , et la dèmi-perche , d’un, ou , cequi est la même chose , une tronce vaut 2 pannes,4 chevrons, 8 perches, 16 demi-perches.
On estime que, relativement à l’accroissement,les arbres de chacune de ces classes qui se trouventsur pied et mêlés dans les forêts, passent ordinai-rement dans celte supérieure tous les îo ou 12 ans ,suivant la qualité du sol, c’est-à-dire qu’un arbrede 18 à 20 ans , que l’on considère à cet âge commene pouvant donner qu’une demi-perche, sera percheà 3 o ans , chevron à 4 ° j panne à 5 o , et tronce à60 ans et au-dessus.
Il faut convenir que ces classifications ne sontguère rigoureuses, et que dans la pratique ellespeuvent donner lieu à de graves inconvéniens. Eneffet, lorsqu’il s’agit de faire une délivrance, c’estdans l’opération du martelage que se fait l’estima-tion , et c’est à l’œil que l’on détermine si l’arbrequ’on va marteler est tronce , panne , chevron ouperche. Il est évident que l’œil le plus exercé nepeut faire cette appréciation d’une manière toujoursexacte, et d’ailleurs un arbre n’a presque jamais ladimension précise de la classe dans laquelle on lerange. Il est vrai que l’on peut en prendre le dia-mètre exact au moyen d’un instrument, et calculeraprès l’opération tous les diamètres des arbres demême qualité pour déterminer le nombre des trpn-ces, pannes ou chevrons ; mais on sent combien unesemblable opération exige de temps.
Observons encore que , dans les martelages , ce11e sont pas toujours les agens supérieurs qui fontces appréciations : ils suivent bien les opérations,mais on sait que plusieurs gardes les y assistent ;<[ue ce sont ces gardes, distribués sur plusxèurs li-gnes, qui tiennent le marteau, et appellent les ar-bres devant lesquels ils s’arrêtent pour les marqueren délivrance ; ils les qualifient aê tronces ou depannes, etc., suivant qu’ils apprécient leur gros-seur. L’agent supérieur, qui tient note, sur soncalepin, des dénominations qu’il entend,,ne peut pasaller d’arbre en arbre vérifier si les gardes les ontbien appréciés: Ainsi , il est souvent obligé de s’enVappbrter aux gafdès nfartëleurS. II fâîit remarquer
.^ussi queles parties intéressées assistent aux opéra-tions , et qu’il s’élève, entre eux etjes.agens des con-testations snr„la classification, des ambres , soit parrapport à leups dimensions , soit p^r rapport à lqursqivuitéa. Cest^téplamations > ^..impoptunités , lafaiblesse gt l^gessité, de terminer , ne peuxeut-çlfes.pasfiairq p<jp.çfier la balance delà justice?.^itln autf^jjtç^ygqjent frès-grave., c’est que lestitrç^dfi&^ftgefis [fermiers ne, déterminent
ÿ&HpfjUje ks dimensions des ar-bre? dqiyçjUjétfp pyisqy 5,4’;usage la fixe assez ordi-nairement a un mètre au sol, tandis que l’art. 1".du XJl^ILdfol’cifdcin,pançe de.1669 veut, en ce
qui poncemë-jes, arbres de délit , que la grosseur enSoit mesurée à cea^imètres ( 6 pouces ) de terre.Il semble que cette disposition aurait dû,, à défautde titres contraires, être prise pour basadumesu-,rage des.arbf es à délivrer. q , ,
Majs d’autos -abus sont encore à craindre dans laclassification des arbres. On distingue les arbresvifs , [les .qwéjÇtS viciés , les. chablis i, >les> arbres
nwr y‘ :ir- • p«j i nu • .
J ) apres i usage suivi dans quelques endroits ,
Varbre vif Aoïi. être.sans défaut, et doit produire 60planches ; un sapin est consùléré comme, irpncclorsqu’il est affecté d’un vice.quelcoqque ,,quoiquesusceptible de produire autant, de planches et mêmeplus que l’arbre vif: alprs il en ,e$t délivré deuxpour le prix du vif, et ainsi de suite pour les qua-tre autres' classes , mais dans une proportion crois-
sante , c’est-à-dire 2 tronces ou 4 pannes, ou 8chevrons ou 16 perches, ou enfin 32 demi-perchespour l’arbre vif.
Ces différentes espèces d’arbres ne sont pas tou-jours délivrées dans la classe àlaquelle elles appartien-nent ; car souvent, lorsqu’un sapin est jugt plus oumoins vicié, il est estimé avec.ceux d’une classe in-férieure : de sorte qu’une tronce peut n’èrre estiméeque pour une panne, ou même que pour un che-vron , et ainsi de suite pour toutes les classes sui-vantes.
Un arbre vicié, dit-on , ne vaut pas la moitié del’arbre vif : cela peut être vrai; mais il faudraitêtre fixé sur ce qu’on entend par arbre vicié, et surLes caractères des défectuosités qui doivent faireranger un arbre dans cette classe. Malheureusementles parties intéressées sont disposées à faire considé-rer comme arbre vicié celui sur lequel on remar-que le plus léger défaut, tel qu’une louj>e>, qu’unchancre au pied , ou un froissement quelconque del’écorce au corps de l’arbre. Les agens forestiers sou-tiennent, et avec plus de raison, qu’un arbre ne doitêtre considéré comme vicié que lorsqu’il est mort,ou carié ou affecté de gouttières, ou d’autres vicesgrayes qui en rendent la plus forte partie impropreà faire du bois de service.
Les chablis sont, dans quelques localités, consi-dérés seulement comme bois de corde, et cependantil est évident qu’un chaBlis sain vaut autant qu’unarbre vif.
Les arbres morts sont encore moins estimés queles chablis: il est,vrai qu’uq sqpiq ^niprt.a peu devaleur; mais la faculté de classer .ainsi les arbres àdélivrer, et les abus que l’on peut faire des qualifi-