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Les varangues plates n’ont aucun acculement ni I car la plante vit et s’accroît par intus-susception ,
relèvement des extrémités.
Les varangues acculées sont celles qui terminentou avoisinent les extrémités du vaisseau.
Les varangues demi-acculées sont celles qui sontentre les maîtresses-varangues et les varangues ac-culées ; elles sont plus courtes que les unes et moinsque les autres : ce sont les intermédiaires dans lesfaçons du vaisseau, de l’avant ou de l’arrière.
Les varangues qui sont placées au milieu d’unvaisseau portent aussi le nom particulier de varan-gues de fond.
Enfin, dans les porques, qui sont autant de couplesintérieurs, il y a aussi une pièce composante qu’onnomme varangue de porquej elle forme la partieinférieure des porques, et est semblable aux varan-gues des membres. V. les PL IIIet IV des bois demarine , et les mots Fourcats, Porques,
VARENNE. Plaine inculte. Ce mot est aujour-d’hui peu employé; il était autrefois synonyme degarenne , lieu destiné à la nourriture des lapins.
La varenne du Louvre était une juridiction quise tenait au Louvre , et qui avait pour objet la con-servation de la chasse dans les plaines dans un rayonde 6 lieues de Paris
VARIÉTÉ, varietas. ( T. de bot. ) Plante qui nediffère de l’espèce à laquelle on la rapporte que parcertaines notes évanescibles ou variables, produitessoit par une culture continuée, soit par la repro-duction par graine. V. Botanique , 3 e . section.
VASE. Terre bourbeuse, sans consistance, quise trouve au fond des rivières, des marais, desétangs et fossés. Il y a des arbres, tels que l’aunequi viennent, dans les terrains vaseux.
La vase de la mer forme un bon engrais, sansdoute parce qu’elle est chargée des débris d’ani-maux marins; mais il faut en général que les terresvaseuses qu’on retire des étangs soient exposéesl’air pendant un certain temps pour devenir fertilesV. Limon .
VASSELER1E. V. Marchands de boisVÉGÉTAL. Quoique nous ayons exposé, dans lecours de ce Dictionnaire, ce qu’il importait de connaître méthodiquement, relativement aux diffé-rentes parties d’un végétal et à ses fonctions, etque nous ayons, principalement à l’article Physiologie végétale , donné des développemens étendussur ces objets, nous croyons devoir rassembler icitoutes les parties qui ont été considérées séparémentet présenter un tableau dans lequel on puisse suivrele végétal dans tous ses degrés de développementdepuis le premier instant de son existence jusqu’audernier. Ce tableau sera extrait du Dictionnairede botanique de Bulliard , revu et refondu parM. Richard
On appelle végétaux ou plantes ( vegetabilia velplanta?) tout ce qui vient d’une graine, quidéveloppe et vit sans avoir la faculté de se mouvoirvolontairement, et qui perpétue son espècemoyen de ses graines, ou par quelques moyens équvalens, comme par les caïeux, les boutures , etcLe végétal ressemble au minéral par la privation desentiment et de mouvement spontané; mais il endiffère essentiellement par la vie et l’organisation ;
au lieu que le minéral ne vit point, et ce n’estne par juxta-position que -son volume augmente.
._.e végétal ressemble bien plus encore à l’animalqu’il né ressemble au minéral ; comme lui, il naît,vit, il s’accroît, se reproduit et meurt; mais il n’apas ce sentiment, cette faculté de vouloir, qui dis-tingue l’animal. Tout ce qui semble approcher leplus de cette faculté dans le végétal, n’est que pu-rement mécanique, et n’est nullement l’effet du sen-timent ni de la réflexion.
C’est d’après ces différences si mar-quées , que l’on a cru devoir diviseren trois règnes toutes les productionsde la nature. Les minéraux compo-sent le règne minéral ; les végétaux ,le règne végétal; et les animaux , lerègne animal. L’étude du règne végé-tal se nomme botanique,: cette scien-ce a, comme toutes les autres sciences,ses principes, son langage particu-lier. Les connaissances acquises d’a-près ces principes forment le bota-niste , qu’il ne faut pas confondre avecle routinier , c’est-à-dire avec celuiqui connaît les plantes sans avoir eude principes, sans le secours de leurs
Règne végé-tal.
Botanique.
Princiers.
Botaniste.
Routine.
Caractères, caractères, et sans suivre aucune mé-thode.
Semence. Une graine se présente, voilà l’œuf
végétal, si l’on peut s’exprimer ainsi.C’est de cet ceul que va sortir la planteque nous allons suivre , à mesurequ’elle prendra successivement dif-férens degrés d’accroissement.
Toute semence fécondée renfermeEmbryon <le la l’embryon d’une plante semblable àplante. celle qui l’a produite elle-même : elle
a, comme toutes les autres parties quicomposent les plantes, une forme ex-térieure qui la distingue , et une or-ganisation interne qui lui est propre.Sa forme extérieure fournit rarementquelques caractères; mais il n’en estpas de même de son organisation in-terne, puisqu’on en fait aujourd’huila base de la botanique.
Rien n’est plus fait pour mériternotre attention que les moyens que lanature emploie pour la dispersion desSémination. graines ou leur sémination. Si l’onexamine un peu attentivement ce quedevient une graine après qu’elle a étésemée, on la voit en peu de temps seGermination, gonfler, augmenter considérablementTunique propre de volume ; sa tunique propre se dé-Cotylédons. chire ; ses lobes ou cotylédons sortentde leur berceau, s’écartent, livrentpassage à la plantule, et l’on dit quela semence est dans l’état de germi-nation.
Le premier degré de germinations’annonce ordinairement par l’appa-rition d’une espèce de petit bec, que