Jludicule.
H ACINK.
Plmmile.
Feuilles s»ale$.
Pîanlule.
Herbe.
A. R BU Si E.
Arbrisseau.
Arbre.
VÉG
l’on appelle la radicule. Ce petit bec'se tourne vers la terre, produit dedroite et de gauche des fibrilles la-térales, destinées à former le cheveluou les ramifications de la racine, dontla radicule est toujours le pivot, quelque soit le degré d’accroissement queprenne la plante.
Immédiatement après le dévelop-pement de la radicule, on voit pa-raître la plumule : elle tient aux lo-bes de la semence, jusqu’à ce qu’ellepuisse recevoir , par le moyen de sesracines, quelques sucs pour l’entre-tien de son existence ( car on sait queles lobes de la semence servent, pourainsi dire, de mamelles à la jeuneplante). La plumule, dis-je , s’élève ,quitte ses cotylédons, ou ne les con-serve que sous la forme de feuilles sé-minales; et l’on voit toutes les partiesde la plantule augmenter en hauteurpar l’allongement des lames qui lescomposent, acquérir tous les joursun diamètre plus grand par l’épaissis-sement de ces mêmes lames, et toutesses parties prendre successivement laforme et la direction qui leur con-viennent. ,
Si de la graine que nous avons sousles yeux dans l’état de germination,doit naître une herbe , et que cetteherbe doive avoir une tige, des bran-ches , etc., la plumule s’élèvera plusou moins, prendra la direction quilui est propre , un port, c’est-à-direune manière d’être particulière à sonespèce; mais sa tige ne portera pointde boutons aux aisselles de sesfeuilles ;elle restera toujours herbeuse, périratous les ans, ou ne durera que 3 ansau plus.
Si de cette graine doit naître un ar-buste ou sous-arbrisseau , la plumuledeviendra une tige dont la consistancesera ligneuse; elle ne portera pas plusde boutons aux aisselles de ses feuillesque la tige de l’herbe ; mais elle serade plus longue durée, persistera tousles hivers, et donnera, à quelquesexceptions près, touslesans, des fleurset des fruits.
Si la plumule est destinée à deve-nir la tige d’un arbrisseau, elle sedivisera, à sa base ou dès son collet,en plusieurs rameaux à - peu - prèségaux. Ces rameaux seront d’uneconsistance ligneuse, s’élèveront beau-coup moins que les arbres, mais,comme eux , porteront des boutons.
Si, enfin, cette jeune plante estdestinée à devenir un arbre , nous laverrons s’élever tout d’un seul jetjusqu’à une certaine hauteur; car c’est
VÉG
9 8 :
Tronc.
Rameaux.
Livret.
Aubier.
Bois.
Moelle.
Vaissuaux.Trachées.Liqueurs.Mouvement îlela sève.
Maladies desplantes.
Extravasationdes sucs desplante».
Multiplication
artificielle.
le propre de la plupart des arbres.Nous appellerons l’espace compris en-tre sa racine et ses branches tronc ,et branches du premier ordre les plusgros rameaux ; branches du second ,du troisième et du quatrième ordre,leurs divisions etsubdivisions.
Si nous examinons l’organisationinterne du tronc et de ses divisions,nous trouverons sous une peau mince,que l’on nomme épiderme , l’écorceproprement dite : dessous l’écorce seprésentera le livret; nous verrons quedes lames déliées, coniques à leur ex-trémité supérieure, et peu adhérentesentre elles, dont le livret est compo-sé, s’unissent, tous les ans, aux der-nières couches concentriques de l’au-bier, lequel n’est qu’un bois imparfait,qui, avec le temps, acquerra une du-reté d’autant plus grande, que ces cou-ches concentriques seront plus rap-prochées, et lequel deviendra enfind’une nature parfaitement ligneuse.Au centre du bois, nous trouveronsun petit canal rempli d’une substancemédullaire que l’on appelle moelle.Si nous observons au microscopeles différentes parties qui compo-sent les couches concentriques dubois, nous apercevrons qu’elles sontformées de fibres diversement arran-gées, d’une multitude de vaisseauxde toute espèce, tant excrétoires quesécrétoires, destinés au passage del’air , de la sève, ces deux fluides quicharrient tous les autres, et qui lesdéposent dans toutes les parties duvégétal, où ils sont attendus pour sonaccroissement et son entretien.
Quelquefois il parait au dehors desarbres des espèces de tumeurs cau-sées par l’épanchement, l’extravasiondes liqueurs végétales, ce qui nuit àleur accroissement, et qui les rendmonstrueux et languissans ; quelque-fois même ces maladies sont termi-nées par une mort prochaine de l’in-dividu qui en est attaqué.
Nous avons commencé à examinerla charpente végétale, si l’on peuts’exprimer ainsi; nous avons suivi laplantule dans ses degrés d’accroisse-ment, et nous l’avons vue passer d’uneconsistance herbeuse à une consis-tance ligneuse, former le tronc et sediviser par le bas en racines, et par lehaut en rameaux; mais ce que nousn’avons pas vu encore, et que nousne verrons qu’avec le plus grand éton-nement, c’est que les dernières rami-fications de la tige d’un arbre , misesen terre, ou insérées entre l’écorce etl’aubier d’un autre arbre vivant, peu-