Expérimentale. 25
que le verre qui se fabrique, & se forme dans laviolence & au centre d’un feu , où l’airnepeut at-teindre qu’aux environs de l'on atmosphère , pourl’animer ; auílì ce verre une fois refroidi, endurci,n’est point susceptible du passage de l’arr : il n’y aque l’esprit de feu réel auquel il ne peut se sous-traire. Chaque partie de matière accumulée n’ayantpas la force d’expullèr celle de l'acmosphère où ilest; engendré ; le Huide s’y fait jour , & c’est ce quiforme les pores du verre.
§.13. Les corps des végétations une fois horsde feve , après leur maturité décroillènt ; l’air yprend le dessus , & d’autres atomes y abondent.Ces êtres font-ils secs , les pores épurés, ils n’ontplus d’atmol'phére en eux , plus de progression devie; mais leurs pores font toujours ouverts & sus-ceptibles du palìage de l’air, & des parcelles d’es*prit de feu , ou tout au moins de celle du feu ; telleréduction qui leur arrive, lo^fqu’il y a un agentqui produit ce feu.
§. 14. Il ne faut pas confondre ici l’air qui pâlieà travers les pores des corps, des métaux, &c. com-me l’air ordinaire : quoique le même ; parce quel’air qui entre dans les pores, est épuré des atomes,in-fectes & corpuscules grossiers, heterogenes, dont ilest chargé , en tant qu’il nous environne ; car en pas-sant en nous, il se saie unefiltration de la matière quidevient d’autant plus fluide & spiritueuse. C’estainli que tout s’cngendre dans la nature,par les pro-grès du Soleil ; les végétaux , minéraux , animauxraisonnables & irraisonnables. Les végétaux fe re-nouvellent continuellement par la force des rayonssolaires ; leur réproduction est infinie par les grai-nes qu’on conserve, où l’air & le feu sont sans ac->tion , julqu’à ce que le frottement, les chocs so-