2.6 Electricité
laires excitent & animent chaque espèce de ma-tière. Les végétaux qui conservent lettr tronc parla force de leurs racines, font des corps où factiondu feu est toujours conservée, quoique la tempéra-ture des saisons l’affoibliise beaucoup. Tantôt lesgrandes chaleurs ouvrent les pores, les destéchenttrop , tantôt l’air trop lourd & épais n’y pénétréplus avec la même activité. Le feu y est languis-sant ; les brouillards, les fraîcheurs étouffent la su-perficie ; & le feu est conservé comme sous la cen-dre , jusqu’à ce qu’il trouve un tems où l’esprit d’airSc de feu puisse vaincre ce qui s’oppose à sa sortie ,à son action, & que l’air puisse s’y insinuer , pourfaire pouffer toutes choses ; mais l’esprit de feu ,l’air & la matière , une fois éteints dans les ani-maux, ne se renouvellent plus. Pour les perpétuer,le Créateur a attaché, imprimé dans ces animaux,une substance de vie perpétuelle par la génération,dont le frottement est l’agent ; les animaux desdeux espèces, font la matière spiritueuse que lefrottement assemble & dilate pour en formerune atmosphère ignée d’esprit de vie : qui s’opére,lorsque les esprits font en parité de raréfaction pours’enflâmer par le contact ou paflàge de l’air à laréunion des deux esprits frottés, tel que nous en-flâmons l’esprit de vin; Chap. 5. §. x 8. & 19 ; lors-qu’il est assez subtil & en parité , pour s’allier parle contact avec le fluide électrique, sinon le coupest manqué ; il faut procéder à un nouveau contactjusqu’à l’inflâmation. Ensuite cet esprit de vie seperpétue & reçoit son aliment par une continuitéd’eíprit de feu Sc d’air qui se ralie toujours jusqu’ànotre mort , sans attraction, ni répulsion; termesgénéraux qui ne signifient rien. Le Créateur a im-primé les sens animaux , Sc ces sens font poussés-