fl Electricité
nous, à cette couleur , un corps qui lui soit pro-pre. ( II y a encore une chose à considérer à cetégard : quoique ce corps soit capable de recevoircette couleur, il ne la recevra cependant qu’en su-perficie , suivant son espece , si on ne joint à cettecouleur un mordant capable de préparer & fixercette couleur ; ) c’est encore ici notre Electricitéqui se manifeste bien à des corps de differens mé-taux par communication , fans être de ceux où lefeu se caractérisé facilement par le frottement.
S. 5. A-t’on joint à la couleur le mordant con-venable qui produise par ses atmosphères & chûtesde l’air , une circulation dans les pores de l’étoffe ?Elle parvient à son point de perfection. De mêmeapprochons - nous de ce feu électrique , un corpstrès-fpiritueux, inflammable & épuré des contrai-res du feu, austi subtil que ce feu est léger ; alorsun simple contact rassemble en ce moment &comprime aller d’air pour qu’il s’insinue dans lamatière spiritueuse qui est à la rencontre, & l’en-flâme. Mais si cette matière est plus pétante quele fluide & l’air épuré de l’atmosphere électrique ,elle ne peut s’allier, & s’enflâmer : le nouvel airque le contact apporte , n’exerce son action quefur l’air qui chaste autant de fluide enflâmé, fansentrer en action dans la matière spiritueuse quin’est point au degré requis.
5- 6. Lorsqu’il est enflâmé , si on introduisoiccependant des corps fort combustibles par degré,on parviendroit à un grand feu. Voilà où se bornela force de l’Electricité. Cet esprit de feu s’échap-pe en pointe, reprend fa forme & son équilibre.
Z. 7. Examinons maintenant la machine élec-trique ; voyons si les effets s’accorderont dans tou-tes les Expériences avec la matière dont je viensde donner l’intelligeQce.