Expérimentale. 45
Les accidens qui arrivoient dans l’usage desglobes, & la grande dépense des machines m’a faitlérvir du cylindre, dont nous sommes redevablesau Pere Gordon, ( quoiqu’après lui un Artiste deParis se soit fait afficher comme Inventeur desMachines cylindriques. ) J’ai rendu cette machinetrès-commode par des appuis diagonaux qui par-tent de la tablette , & se griffent iur tous les plan-chers ; de forte que ces machines font les plus sta-blés & les plus simples qui ayent été imaginéesjusqu’à présent. L’accident arrivé tout récemmentau globe de M. l’Abbé Nollet, a encore déter-miné bien des personnes à préférer le cylindre auglobe. 11 ne faut, ni grand apprêt, ni emplace-ment pour cette machine ; & toutes les Expérien-ces s’y font exactement ; le moindre demi tour d’ar-chet fait paroître l’étincelle. C’est avec ces mêmescylindres qu’on verra opérer les plus fortes Expé-riences , avec autant d’avantage que les globes ,suivant les tems & les lieux.
Nous venons de voir que la matière électriquen’est autre chose que des parcelles de feu , ( la sub-division de ces parcelles nous fait adopter le ter-me de poudre de feu électrique, ) extrêmement sub-tiles , répandues par tout d’origine ; qu’ainfi ellesrésident dans l’air & dans toutes choses créées.Cette matière par fa divisibilité entre dans tous lespores non électriques concurremment avec l’airdont-ils font remplis. Les corps électriques ont despores où cette matière est feule. C’est ce dont ilfaudra toujours fe ressouvenir,
§. 8. Cette matière qui fe dérobe à nos yeux,la rassemblerons-nous de la même maniéré quenous avons fait avec la pierre & le briquet ? Non.La machine que nous indiquons est differente ;