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comme nos effets font ici moins violens, jl noussuffit d’un frottement doux qui écarte l’air & lescorpuscules qui enveloppent & entraînent cettepoudre d’esprit de feu. Ainsi nous prendrons feule-ment un tamis très-Hn , comme nous ferions pouravoir une graine mélangée avec plusieurs autres dedifférentes grosseurs.
Cherchons ce tamis électrique. Le méchanifrnedel’Univers nous a ci-devant instruit, & l’expé-rience nous a fait connoître qu’il n’y a que lesverres, ou les corps résineux , le souffre, &c. &ceux formés dans des atmosphères du feu dont nouspuiffions nous servir. Le verre est le meilleur. Lemince est préférable. 11 faut un corps qui puisse re-cevoir , & l’autre donner.
5- 9. Les métaux, demi-métaux & autres corps,&c. quoique formés par le feu, ont des parties ter-restres , qui conservent toujours leurs pores très-ouverts, laistànt un libre cours à l’efprit d’air &de feu. La pression que cet air oppoléroit à chaqueparcelle de matière électrique plus legere , l’empê-cheroit de pouvoir fe rassembler & former une at-mosphère ; & fans une atmosphère qui dilate, &fans air refoulé qui comprime , point d’action.Cest pourquoi tous corps non électriques ne peu-vent rassembler l’Electricité que par communica-tion ; quoique ces mêmes corps fervent néanmoinsau frottement, c’est-à-dire à le conduire au cylin-dre ; de même que l’acier avec la pierre, commenous avons remarqué ci-devant.
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