Expérimentale. 81
ne faut pas rigoureusement s’attacher à la si-militude dans faction ; car la pesanteur de l’airqui arrive par les plaques de communication,n’agit que par le frotement. Ce frotement ré-sistant à cette pesanteur,.à cet esprit d’air & defeu inséparables, tant qu’ils peuvent avoir un librecours ensemble, & l’air s’écartant à la circonféren-ce , fait d’autant place à l’esprit de feu électrique ,qui est continuellement accumulé par ce frote-ment, & avec tant d’activité, que le premier glo-bule d’air ayant saisi une parcelle d’esprit de feuélectrique, & successivement une infinité d’autres,leur grande fluidité & activité les réduit fur lechamp en deux colonnes, l’une montant & l’autredescendant. L’air du dehors environnant le ca-non , se succède dans l’atmosphere cylindrique àla circonférence ; en même tems , & en mêmeproportion l’esprit de poudre de feu électrique sereplie à côté , & y monte concurremment jusqu’à«e qu’il ait rempli tous les pores de la ligne droitedu canon ou autre corps , Sc par rétrogradationceux des côtés. Ayant donc rempli toutes ces cavi-tés , autant qu’elles en peuvent tenir , & selon quecet esprit a plus ou moins d’activité , il formeatmosphère ; cette atmosphère est toute feu audehors des pores du conducteur, fig. zj. plane. z.distinguée par les hachures en petits rayons A.Quant au dedans, l’esprit d’air y est en concurren-ce, figuré par petits points Sc hachures ; parce quel’esprit de feu ne peut s’allier comme il fait au de-hors. II se fait cependant un courant d’esprit d’air& de feu , lorsqu’on présente un corps à cette at-mosphère , ainsi qu’il est expliqué dans le courantde ce chap. sinon il reste limité dans son canal ,comme une eau dormante. Les oo marquent la co-
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