Expérimentait. lèH
«létal, sig. 37. plane. 4. cette cire fondue m’arendule même effet que l’eau ci-dessus : mais ayant laisteun peu refroidir cette cire , j’ai reporté mon doigtavec confiance , persuadé que je trouverois la pésan*teur de cet esprit d’air. Aussi ai-je vû avec satisfac-tion que cette pésanteur, cet esprit d’air , tombantsur la cire , y fait une concavité. Cette cire étantun peu réfroidie,ne peut suivre l’activité de l’espritde feu ; sa ténacité , ses colonnes contigues résis-tant à la pression de l’air, empêchent cette cire dese porter au doigt ; on ne reçoit que l’esprit de feuseul.
Z. 14. Ce concave assez creux, marque bien évi-demment cette chute & pésanteur : qu’il y a deuxobjets , l’un qui pousse , & l’autre qui est poulie.Celui qui est poussé , est l'esprit de feu. La fiâmele caractérise à la rencontre de l’air. Ce concave ,cette pésanteur est la même autour de la mèche &à l’astemblagedes rayons solaires, qui brûlent aufíien creusant; parce que cet air est toujours le même,dans toutes les progressions du feu.
§. 15. l’esprit ae feu sort de cette cire électri^ée;cela est certain; mais il ne fort pas de son propre mou-vement ; il n’a son action qu’aurant qu’il est preste& comprimé ; cette compression ne lui vient qued’un corps étranger ; ce corps tout invisible qu’ilest , nous est connu dans son action avec l’air, &non dans son même élément ; de même que nousne pourrions voir dans l’eau des effets de compres-sion de l’eau , si elle nous environnoit de toutesparts. Mais faction tournée fur un corps, nous dé-termineroit à décider de son mouvement, de sonentrée, & de fa sortie. C’estcequela cire un peuréfroidie nous dévoile par ce concave démons-tratif, & de plusde quatre lignes de profondeur.