ïo6 Electricité
veut, dis—je, voir des Expériences démonstratives
3 ui appuyent notre raisonnement. J’ai senti pen-ant un long-tems , qu’on ne manqueroit pas dem’opposer que l’esprit d’air & sa pesanteur, ne sontpas démontrés. J’ai long-tems cherché, pour con-vaincre les plus obtinés ; ( quoique persuadé quequiconque voudra lire avec réflexion tout ce Trai-té , conviendra aisément de la justesse & nécessitéabsolue de tout ce mécbanisme, réglé par la pésan-teur de l’air. )
IV. Expérience.
Ayant rempli d’eau un petit vase, que l’on posesur la palette du conducteur, si on porte le doigtau-dessus de la liqueur ,. elle s’éleve en jet, vers ledoigt, comme il se sait ordinairement à tous lesfluides. Cet élévement est à l’instar de la flâme quenous voyons dans l’inflâmation de l’esprit de vin ,au moment du contact. Son activité est si grande,qu’on a pû décider si cette action venoit du corpsélectrisé, ou de celui qui en approchoit. La pé-Janteur est si grande, & l’esprit de feu si élastique,& si léger, que le coup de cette chute & renvoine donne pas le tems à l’Observateur le plus exact,de remarquer d’où vient cette action. Car cet es-prit de feu électrique est aussi prompt que la réfle-xion d’un miroir.
$. 13. La question étant restée indécise jusqu’à.présent , j’ai imaginé l’Expérience suivante, pouren rendre raison.
V. Expérience . *
J’ai fait fondre de la cire dans un petit vase de