Expèrìmentdk. riT
la matière est trop spiritueuse pour notre usage do-mestique , l’incompréheníìble Auteur de touteschoses y a pourvu, en nous la fournissant dans les de-grés qui font à notre portée, & avec plus d’aisance.11 veut bien encore souffrir que nous parvenions à laconnoiffance de notre génération, de notre vie, parl’exemple de l’inflâmation de l’esprit de vin.
Le frotement, principe de l’atmosphére de l’es-prit de feu autour de l’esprit de vin , continueroitinutilement, sans que pour cela cet esprit de feu,& cet esprit de vin puilfent s’allier l’un à l’autre ;ce font deux corps légers, l’un l’esprit de feu, l’au-tre la mèche & canaux bien épurés , où il est fansaction ; il n’ont pas plus de tendance à s’unir l’unque l’autre ; leur nature les tient fans action, telqu’une pendule dont le ressort n’est pas monté ;fagent manque. L’air cependant est au corps non-électrique qui contient & environne la matière ,prête à agir, lorlqu’il pourra s’allier. Porte-t’onl’esprit d’air sur ces deux matières ? Si la raréfac-tion est égale , & que l’esprit de vin soit asteralkoolisé , ou la mèche assez fine & déliée ; cet es-prit d’air sait une chute dans l’atmosphére du feu ,dont le contact de l’esprit d’air , enstâme cetesprit de vin au milieu de cette atmosphère. Ainsicet esprit de vin est seulement une matière, unemèche qui fournit de petites cellules fléxibles, quecet esprit de feu & d’air parcourt, & évapore jus-qu’à la fin.
§. 19. Nos sens peuvent bien ici nous rendreraison de la parité de ce phénomène dans la géné-ration.
Le frotement doux, écarte les parties d’espricd’air qui s’oppoíènt au pastage , à la chute d’unematière spiritueuse, que nous nommons liqueur fé-