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de la vie, je crois en avoir allez dit ; cette matiè-re mérite des bornes. Nous avons appris que nousvivons par l’entretien de ce feu électrique. Nousen connoiiTons la fragilité, fans pouvoir en connoî-tre la durée : employons nos momens utilement.
Dans le moment que je semble quitter cette ma-tière , je la reprends pour prévenir une objectionqui m’est survenue, avec quelque addition , pourplus ample intelligence de ce Phénomène.
§. 20. On nous opposera que M. Watson tient,que nous ne devons pas confondre ce feu élémen-taire avec la flâme vitale & le calidum innatum desAnciens , puisque nous trouvons qu’on peut tirerd’un animal mort autant de ce feu , que d’un ani-mal vivant, pourvu que l’un & l’autre soient éga->lement électrisés.
V I. Expérience. *
Ces Expériences réitérées de part & d’autre, &dont j’ai voulu m’assurer aussi , font certaines.
Quelques-unes m’ont fourni un Phénomène par-ticulier, fur-tout un lapin mort, attaché au conduc-teur par les pâtes de derriere , fig. 3 8. plane. 4.Ce lapin avoit une queue assez longue, dont la po-sition y fit porter le doigt par préférence. Cettequeue' à la faveur du poile augmentoit son atmos-phère environnant ; aussi la chute d’esprit d’airque ce doigt y lança, agita cette queue de façonque celui qui y portoit le doigt, s’imagina que l’E-lectricité ressufcito.it le lapin. Ce manège réussitautant de fois qu’on y porta le doigt ; ce qui prêtaà rire à la compagnie par faction de cet anima!dans cette partie extérieure du corps. La chuted’air par son poids la fit baisser ; mais l’efprit de