Expérimtntale. 155
sentons, & que nous ne sentirions point fans cettecharge. Nous ne pouvons peser un corps électrique& non-électrique ; parce que comme électrique ,il a toujours les pores remplis d’esprit de feu ; com-me non électrique, ils sont en parité d’esprit d’air& d’esprit de feu. L’action qu'ils acquièrent, n’aug-mente point la charge. Cette légèreté est dansl’atmosphére environnant ; conséquemment horsde ces corps, point de poids appréciable par labalance.
§. 3. L’esprit de feu électrique qui s’accumule ,force le verre, & souvent il perce avec éclat ; ceciest fort accidentel. Je fais les Expériences très-fré-quemment : depuis plus de iix ans, il ne m’a ja-mais éclaté de bouteilles. Au reste la possibilitéest naturelle. Nous avons des bouteilles qui. setrouvent plus minces dans des endroits que dansd’autres ; où il peut s’être fait quelque petit glo-bule, où l’esprit d’air soit prêt à pénétrer, ou se soietrouvé en réserve par quelque grain de matière, defable, de terre, ou d’humidité , qui peut établirune communication au dehors. Alors il est toutsensible que la réunion de l’esprit d’air du dedans ,avec celui de la main, doit faire un violent contact.Si cet esset n’étoit pas accidentel , & qu’il vîntd’une trop forte compression du total, la bouteilleéclateroit disseremment. Au reste , il ne paroîtpoint possible qu’il arrive de la compression ; parceque l’efprit de feu arrête i’air, il ne pénétré plus ,tout cet air environnant soutient la bouteille ;l’esprit d’air & de feu, lorsqu’ils font en action avecl’eau ou limaille, ont de l’étendue pour exercercette action en tout sens. On remplit, commenous l’avons expliqué , les bouteilles jusqu’auxtrois quarts, aûn que l’esprit de feu puisse être