16 ^ Electricité
contraire. Dans l’instant qu’on a retiré la bouteilledu conducteur , fans fil de fer adhérent, l’air est enpression, & tend à renvoyer l’esprit de feu dans leverre ; & st-tôt qu’on touche , qu’on ôte , ou qu’onverse , l’esprit de feu électrique de chaque corpsest rechassé successivement au fond , tant qu’il y aadhérence: & insensiblement il ne reste plus quel’efprit de feu accumulé dans le verre , il a son at-mosphère, comme au cylindre. N’ayant pû êtretotalement détruit par l’écoulement , les petitesfeuilles y font poussées & repoussées à l’approchedu doigt. Si on met de nouvelle eau ou autres corpsnon électriques en proportion de la bouteille, cettederniere matière ayant reporté des canaux à cetteatmosphère qui environne le verre , la premiers
f iarcelle de matière, porte l’efprit d’air, qui se sai-it d’autant d’csprit de feu , & par continuité lesàutres, & la bouteille est rechargée; mais elle abeaucoup perdu de fa force. D’aill 'urs je demandesi c’est dans le verre que réside la charge qui fe faitau conducteur ; on en a souvent de fortes étincel-les. Ce n’est donc qu’au respect des corps nonélectriques que la charge fe fait. De l’eau qu’oajette avec une feringu? à iìne personne fur un gâ-teau , & dont on tire reéìitêelle , celle qui tombepar continuité dans un vaso fur un gâteau,& qui por-te aussi l’étincelle , marquent bien que la charge estdans la matière. Le verre n’est que le réservoir 01 *s’accumule l’esprit de feu, & dont la disposition Sttla nature donnent lieu à la charge, comme la fon-taine de héron dotme lieu à une plus violente com-pression que le sirfVple jet, fig. 8. plane. 1 . ci-de-vant, qui n’a qu’uttépremiere chuté de l’eau dans ì»colonne d’air,au ltetì que l’autre a deux contre une.Ayant donc rempli cette fontaine de héron , si§.