Expìrìmintalt. 20 J
que dans le contact des autres barres , ou conduc-teurs posés fur des soyes ou gâteaux ; tout Pespritde feu électrique est en perte par celui qui porte lecontact. Expérience 30e. $. 42. 43. chap. sixiè-me , 6e. effet.
11 faut donc entendre que lorsqu’il sera questionde la célérité de la propagation, on n’admettrapoint ces fortes de conducteurs extraordinaires.
La propagation des conducteurs fur les soyes, oucorps résineux , est semblable à celle du son, entant que nous comparons le battant avec la cloche,comme la communication du frotement avec leconducteur. Car au même instant que ce battant afrappé , toute la cloche entiere est ébranlée entoutes ses parties ; il y a irrégularité dans la com-paraison de M. le Monier.
L’efpace que le son a parcouru pour fe faireentendre , est un second effet, qui ne peut s’appa-reiller avec la propagation de l’Electricité ; carcet espace ne peut aller en parallèle qu’avec l’éten-due de l’atmofphére électrique, quis’accroít succes-sivement, & proportionnement à la résistance &à la force de l'Electricité.
Le coup du battant de la cloche repousse tousles petits globules d’esprit d’air & de feu dans tousles canaux. Leur choc violent , le contact que don-ne ce battant, ébranle tous ces petits corps réunis,qui augmentent l’activité du son, qui se perd d’au-tant moins , que dans la forme sphérique , ils re-çoivent des angles en rayons de renvoi des unsaux autres. Ce mouvement ébranle la masse del’air environnant qui se trouve dilaté de plus enplus, & forme l’atmofphére du son d’autant plusgrande, qu’il trouve moins de résistance dans cet airenvironnant.