Ì04 Eletlrìcìtc
S. io. La matière étant la même dans ces corps,comme au premier conducteur, elle n’a beiòinque du choc pour recevoir son activité, & pour for-mer ensuite ion atmosphère. Chaque parcelle re-lative établissant son courant, j’ai jugé que cechoc étoit interrompu, ou du moins que l’espritde feu électrique se perdoit : j'en ai attribué i’é-coulement au support. En effet j’ai mis par terre ,autour des bouteilles , fig. 98. plane. 9. de petitesparcelles de feuilles d’or fort menues, & ayantélectrisé , ces feuilles d’or font poussées & repous-sées au verre. Ainsi cette perte de l’esprit de feu,qui s’accumule fur le verre , fait qu’il ne fe fai tpresque point d’atmosphére aux barres ; ce qui aoccasionné le retard , & a empêché leur grandecharge. Ces feuilles d’or agissent plus sensiblementà la premiere barre qu’à la seconde , & à la 3 e .qu’à la 4e. où elles ne font presque point sensibles.
11. Assuré de cette perte, qui ne se remarquepoint à mon canon de fusil, à mon porte-voix sus-pendu par des cordons de soye ; j’ai suspendu demême plusieurs de ces barres, elles ont augmen-té l’Electricité, au lieu de fe trouver plus foiblequ’à mon canon ordinaire. J’ai posé ensuite la pre-miere barre , d’un bout sur un gâteau , communi-quant de l’autre bout aux autres barres supportéespar des soyes ; malgré la masse du gâteau, je n’ajpoint remarqué dq diminution au respect de lasoye.
S. ia. Ce que j’ai observé de particulier auxbarres fur "les bouteilles, c’eft que les étincelles,quoique foibles, s’y tirent en plus grande quanti-té ; parçe que le verre qui accumule l’esprit de feuélectrique , fait atmosphère , en rend alternative-ment aux barres, dès qa’on les décharge ; au lieu