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partie d’air n’ayant pû modérer Paction de l’espritae feu, ce feu au contraire par son atmosphère pro-duisit un contact, dont le choc& renvoi détruisitce qui se trouva à sa rencontre , tel que la corde.
Le bénitier souffrit l’effet d’une commotion parla charge d’eau & le contact qui y arriva avec at-mosphère. Le contact violent n’ayant pû être su-périeur , ni détruire le reste de ce feu, l’air en sui-vant son courant, son atmosphère pour reprendrel’équilibre , força & emporta ainsi se bénitier.
S- 3 i. Dans ces momens de contact & commo-tion , si les matières, avoisinant le contact, fontcombustibles au degré que nous avons remarquéci-devant dans les Expériences du feu, Chap. 2*Z. 18. & fui vans, elles s’embrasent. Il en est ainsi detous ses effets. On a vû des métaux de differentesespèces alliés ensemble, comme si on les eût sou-dés : ce phénomène est à l’instar de l’or , uni auverre, Chap. 6. 2 e . effet, §. 17. 18.
Z. 32. 11 y auroit une insinité d’exemples à ci-ter fur les effets de la foudre. Nous nous bor-nerons à celui qui arriva à Paris le 8. du mois deJuin 174,7. à 6. heures 3. quarts du soir. Une nuéefort épaisse parut au-dessus du clocher des GrandsAugustins. Cette nuée s’abbaissant & s’ouvrant,lança un globe de feu qui vint tomber fur le coqdu clocher de leur Eglise ; il divisa ce coq en deuxparties ; une fut lancée dans le parterre du Cloî-tre, l’autre moitié fut partagée en trois, dont Punetomba du côté du Pont Saint Michel, la scondesur le toit de l’Eglise , du côté de la vallée, & latroisième enfin sut emportée dans la grande courdu Couvent. Ce globe de feu glissa le long des fersqui formoient la flèche, & les écarta des che-vrons , à un desquels la croix resta néanmoins