POUR LA FOURNITURE DES RAILS. 167
remplir la condition que nous venons d’énoncer.L’effort tend à rompre les barres perpendiculaire-ment à leur longueur; il agit par intermittence,en produisant une espèce de vibration dont l’inten-sité varie avec le poids et la vitesse des convois, et ilest secondé, comme cause destructive des rails, parle frottement des roues. Soumises ainsi à un genred’action tout particulier, et dont on n’a aucunexemple dans les autres applications du fer à l’in-dustrie, les barres d’un raifvvay sont exposées à ungenre de destruction qui ne se présente guère quedans ce cas singulier : elles s’exfolient ou s’écrasenten se divisant en fibres suivant leur longueur.
Telle espèce de fer, par conséquent, qui est con-sidéré comme étant de qualité supérieure pour cer-tains usages, ne saurait être propre à l’établissementdes chemins de fer, tandis que telle autre espèceque l’on rejette y convient, au contraire, parfaite-ment. C’est ainsi, par exemple, que sur le cheminde Saint-Etienne on a vu, il y a quelques années,des rails fabriqués avec du fer, au charbon de bois,réputé excellent, rapidement détruit, et que, surnos chemins des environs de Paris , des rails com-posés de fer provenant de fonte au coke puddlée, etrefusés pour le bâtiment ou pour les machines,ont fait un très-bon service.
4° La portion du rail sur laquelle passent les ma-chines et les waggons, portion qui, dans les railstout enfer, constitue le champignon, étant la partie
Compositiondes troussespour lafabrication.