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Etudes sur la bière, ses maladies, causes qui les provoquent, procédé pour la rendre inaltérable : avec une théorie nouvelle de la fermentation / par ... L. Pasteur
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CHAPITRE IV. 87

quelle sexerce en définitive sur un volume dair excessive-ment restreint et que, le ballon étant en libre communicationavec lair extérieur par louverture du tube recourbé effilé, ilny a pas de rentrée dair quand on ôte le bouchon. La chanceque lon aurait de rencontrer une spore ou un germe fécond,que le fil porterait dans le ballon en même temps que ceux dontil est chargé, est si peu fréquente que je nai trouvé aucune uti-lité à adopter un dispositif opératoire plus sûr, lequel à la ri-gueur aurait pu être facilement imaginé si la nécessité sen étaitfait sentir.

La manipulation qui précède donne lieu à une cause derreurplus sérieuse : cest celle qui résulte de limpureté possible de lasemence quand on la prend dans un champ de graines de péni-cillium, dont le développement sest fait au contact de lair or-dinaire. Ce champ reçoit à chaque instant et a reçu, depuisquil est en culture, des poussières tombées de latmosphère;il ne saurait donc être et nest réellement pas exempt dautresgraines de moisissures (i).

(i) Certaines observations du Chapitre précédent permettent de se rendrecompte du nombre considérable de germes qui tombent sans cesse à la surfacede tous les objets. Je fais ici allusion à lusage que nous avons fait de ces ballons dela forme ci-contre (fig. 17 ), dune capacité de 25o cc à 3oo cc , remplis au tiers de leurvolume dun liquide organique, quon a fermés en pleine ébullition, qui sont parconséquent vides dair après leur refroidissement et quon va ouvrir par séries dejo, 20, 3o, etc., en plein air, pour les refermer aussitôt. Celte manipulation en-ferme dans chacun deux environ 200 cc dair avec tout ce que ce volume daircontient de poussières en suspension, puisque, par leffet de la suppressionbrusque du vide intérieur, lair se précipite avec force. Or on constate toujoursquun certain nombre de ces ballons saltèrent avec le temps, et lon remarqueque la proportion de ceux qui saltèrent et la nature de laltération sont encorrespondance parfaite avec ce que lon peut présumer du nombre et de lanature des germes en suspension, propres à se multiplier dans le liquide nu-tritif employé. Opère-l-on à une grande hauteur, loin des habitations, loin dessouillures des villes, des plaines habitées, comme je lai fait au IVlontanvert, prèsde la mer de glace, laltération est des plus rares. Dans une chambre habitée dela petite auberge malpropre et mal tenue du Montanvert, les résultats furent op-posés. Dans un laboratoire lon étudie les fermentations, on recueille certainesnatures de germes, souvent autres que ceux de plein air en rase campagne. Enfin,veut-011 des organismes dans tous les ballons, on na quà faire soulever les pous-