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ÉTUDES SUR LA BIÈRE.
L’opérateur, à son insu, pourra semer fréquemment, outrele pénicillium seul apparent, des spores de mucor mucedo, deinycoderma viid, de toutes les moisissures les plus ordinairesen un mot.
Ce procédé d’ensemencement n’offre donc pas des garantiessuffisantes. On le rend plus rigoureux en recourant à un ar-tifice.
Prenons une série de ballons de la forme ( fig . 17), contenant
il
un liquide organique propre au développement des moisissures,c’est-à-dire légèrement acide : eau de levûre, eau de levure sucrée,moût de bière, liquide Raulin (1), etc.; faisons bouillir le liquideet, après avoir étiré le col, fermons à la lampe pendant la sortiede la vapeur, au moment où l’on juge que l’air est à peu prèschassé. Préparons ainsi dix, vingt de ces vases. Après le refroi-dissement, brisons leurs pointes dans un lieu quelconque. L’airrentre avec force dans ces ballons; refermons-lcs à la lampe etattendons : bref, c’est une méthode de culture qui nous a déjà
sières du sol ou des objets au moment où l’on ouvre les ballons. Celte expériencesi simple, si facile à reproduire, nous dit clairement qu’il est impossible que lechamp de sporanges d’une moisissure, lorsqu’elle s’est formée dans un vase noncouvert ou à la surface d’un fruit, orange, citron, poire, etc., ne soit pas mêlé àdes germes étrangers à la petite plante. En d’autres termes, un observateur quisème des spores de pénicillium après les avoir recueillies, ici ou là, « avec un pin-ceau », s’expose à de graves causes d’erreur.
(1) On sait que M. Jules Raulin a publié un travail remarquable sur la recherchedu milieu minéral le mieux approprié par sa composition à la vie de certaines