AVANT-PROPOS* vij
part des soins et des occupations qui ralentirentencore l'avancement de mon histoire céleste.Dans la crainte que j'eus alors de voir sa publi-cation trop reculée, je pris le parti d’en faireimprimer divers fragmens dans mes extraitsastronomiques de 1786, 1788, 1789 et 1790.Arriva bientôt cette époque désastreuse de boule-versemens, de persécutions et de terreur dontpeu de savons ont senti les effets aussi lon-guement que moi. Pendant sept mois et demique je restai en détention en 1794, nies papiers,livrés deux fois à l’examen des révolutionnaires,furent culbutés, dispersés. A peine mis en liberté,je fus obligé de sortir de Paris , de me retireret de vivre à la campagne. Sorti de l’Observa-toire, n’ayant plus ses registres à ma disposition,dénué de livres qu’on ne trouve que dans la ca-pitale, j’ai passé nombre d’années dans la pri-vation des moyens et des secours nécessairespour poursuivre mon ouvrage. Est-ce au bout detrente-cinq ans, est-ce vers la fin de ma carrièrequ’il me sera possible de le reprendre et de leterminer? Sans y renoncer tout-à-fait, je n’ose