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ETABLISSEMENTS ET TRAVAUX
jer promptement et à meilleur compte certaines pièces ; la seconde,
MÉMOIRE, la pénurie, le défaut de fonds pour faire les premières avancesde construction ; la troisième, le peu de débit causé par cettefuneste anglomanie qui faisait toujours préférer la marchandiseanglaise.
D’après ces considérations, voici le plan que je proposaiau ministre. Nos artistes, lui dis-je, sont pauvres; aucund’eux n’est en état de faire les dépenses suffisantes pourétablir les machines et se procurer les moyens propres àfabriquer les instrumens avec plus d’exactitude , de promp-titude et à moins de frais ; c’est donc au Gouvernement à ySuppléer. Etablissez ù l’Obsorvatoiro un grand atelier où seconstruiront et où l’on établira toutes ces grandes machinesde première fabrication. Elles nous serviront d’abord pourles instrumens qu’il nous est indispensable de nous procurer ;elles donneront lieu de plus à exercer et à former des ouvriers'.Nos travaux finis, vous les mettrez h la disposition des artistespour les besoins du public et des étrangers. Si vous voulezcalculer le prix de ces avances, de ces premiers frais, vousles trouverez modiques, quels qu’ils soient, lorsque vousévaluerez aussi les avantages qui en résulteront par la suite ;savoir, vos artistes exercés, vos moyens de construction faci-lités, accélérés, perfectionnés, votre commerce plus étendu,et la conservation de votre argent, qui ne passera plus,comme à présent, chez l’étranger.
Voyant que ces idées commençaient à obtenir un accueilfavorable, j’ajoutai : Le plan que je propose, s’il est exécuté etsuivi avec intelligence et opiniâtreté, ne peut manquer d’avoirles plus heureux succès. Ils pourront être un peu tardifs,mais rien encore n’est plus facile que d’en hâter l’époque,Il faut convenir que l’artiste le mieux secondé , le mieuxpourvu de moyens extérieurs, ji’en, tirera qu’un médiocre