FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL. 7
parti, s’il n’a en lui-même le génie et le talent propre à fairevaloir toutes les ressources que vous lui procurerez. Le génie,à la vérité , ne se donne point ; mais le talent s’acquiert,l’exercice et un bon maître forment l’excellent ouvrier. Choi-sissez donc, parmi ceux qui chez nous montrent d’heureusesdispositions , deux ou trois sujets que le Gouvernementenverra à Londres dans les grands ateliers , sous les plushabiles artistes. Quatre années leur doivent suffire, et au boutde ce tems ils rapporteront chez nous les méthodes , lesprocédés, et ce qu’on appelle le faire anglais . Accordez unepension à celui qui à son retour prouvera qu’il a le mieuxprofite, donnez aux deux autres une gratification j par detels moyens je garantis que d’ici à dix ans vous enleverez àl’Angleterre une partie de son commerce en instrumens demathématiques et d’astronomie , et qu’en conséquence vousretirerez cent pour cent de vos avances.
Après avoir établi de grands et beaux instrumens , ilfaudra les entretenir, les perfectionner, y ajouter, y corriger.D’ailleurs, en suivant les progrès de l’art et de la science, onaura besoin , de tems en tems, d’en construire de nouveaux.S’il faut à chaque fois importuner le Gouvernement etsolliciterde nouveaux fonds, il arrivera, ce que nous éprouvonsdepuis vingt ans, que votre Observatoire retombera dans lemême dénuement où il se trouve aujourd’hui. Pour obvier àcet inconvénient, il faut affecter un fonds annuel et fixe pourl’entretien et l’augmentation des instrumens, fonds qui servirad’ailleurs «à alimenter les ouvriers et à conserver l’art.
Mais la restauration de l’Observatoire, la construction denouveaux instrumens d’astronomie n’étaient que le préluded’un nouvel établissement que je méditais depuis long-tems,qui faisait la partie la plus essentielle de mon plan général etdevait en être le complément j partie sans laquelle futilité des
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MÉMOIRE.