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pr deux autres n’eùt été ni aussi étendue, ni aussi assurée ; partieMÉMOIRE, qui selon moi réunissait de nombreux avantages et devaitconcourir aux progrès rapides de l’astronomie en France .L’état de cette science me semblait tel alors que pour agrandiret accélérer ses pas c’était aux observations, et aux observationssuivies et exactes, qu’il fallait s’attacher. Nos illustres géomètresse plaignaient de trouver de fréquentes lacunes dans les regis-tres des astronomes, et de manquer souvent d’observations asseznombreuses et d’une exactitude suffisante pour établir ou véri-fier leurs brillantes et délicates théories. Leur génie impatientaccusait la lenteur des travaux des observateurs. Il faut enconvenir, depuis un siècle le champ de l’astronomie était devenusi vaste qu’il était impossible à un seul homme d’en embrassertoute l'étendue; chaque astronome ne pouvait en cultiverque quelque partie. L’un suivait plus particulièrement lecours du soleil; l’autre celui de la lune. Celui-ci adoptaittelle planète , celui-là les satellites; un autre se consacrait àla recherche des comètes. Chacun, isolément et avec desmoyens qui ne pouvaient être absolument les mêmes, devaitéprouver plus d’une fois dans ses travaux des interruptions etdes obstacles que font naître trop fréquemment les circons-tances, les événemens, et les affaires personnelles.
Combien donc ne devait-il pas être utile pour l’astronomied’établir dans uu même lieu un cours complet et perpétueld’observations faites avec les meilleurs et les mêmes instrumenspar des observateurs qui, réunis sous un même chef, devaientavoir naturellement la même méthode , les mêmes prin-cipes , et pour ainsi dire le même œil ! avantage précieuxdans l’astronomie pratique. Je demandai donc que trois ouquatre jeunes observateurs, réunis au directeur de l’Obser-vatoire, fussent tour à tour, sans interruption, occupés jouret nuit à faire toute espèce d’observations astronomiques et