FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL. i3
alors les excellens effets de cet établissement de trois places«relèves auquel elle s’était d’abord opposée, eut la générosité,non-seulement d’applaudir à notre travail, mais même del’adopter, en arrêtant que l’extrait que je lui présentais seraitinséré dans le volume de ses Mémoires, et qu’en outre centexemplaires seraient tirés séparément pour être envoyés auxastronomes les plus distingués de l'Europe (r).
M. le baron de Breteuil, à qui je portai ce nouveau rapportde l’Académie , en fut très-satisfait. Je m’étais bien douté,me dit-il, que l’Académie me saurait un jour gré de n’avoirpas suivi son premier avis. Pour mieux seconder ses nouvelleset bonnes dispositions, je vais donner des ordres au directeurde l'imprimerie royale pour que votre extrait annuel soitimprimé aussitôt que vous en présenterez le manuscrit, etque les cent exemplaires soient tirés surde-champ, afin queles savans en jouissent plus tôt, sans attendre la publicationdes Mémoires de l’Académie, qui n’éprouve souvent que tropde retard.
C’est ainsi que chaque année, jusqu’à celle de ma sortie del’Observatoire, j’envoyai à tous les savans de l’Europe unextrait de nos observations, auquel était joint un précis his-torique de l’état annuel de l’astronomie (2), et chaque annéecet ouvrage fut inséré dans les Mémoires de l’Académie.
(1) Voyez le rapport de l’Académie , du 29 mars 1786) Pièces justificatives,M° VI.
(2) Les extraits de 1786, 1786, 1787, 1788, 1789, 1790 et 179T ont paru suc-cessivement j mais celui de 1792 ne put être publié. Ce fut vers ce tems queMM. les élèves, adoptant les nouvelles idées d’égalité et d’indépendance, selaissèrent aller au torrent révolutionnaire et à l’influence de ces brouillons réfor-mateurs, à qui la haine pour tout ordre établi, la jalousie contre toute espèce desupériorité, avaient persuadé que rien d’ancien ne devait subsister , que détruirec’était régénérer, anéantir c’était créer.
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MÉMOIRE.